Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent Juin 2015/1 - Timor Leste
Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Appel urgent (Decembre 2017) - ARABIE SAOUDITE

Abdulkareem al Hawaj, un jeune Saoudien chiite, a été condamné à mort, sur la base d’aveux extorqués sous la torture, pour des faits qu’il aurait commis en 2012, lorsqu’il était mineur. Suite à son arrestation, il aurait été détenu au secret pendant les cinq premiers mois de sa détention. Il n’a pas non plus eu accès à un avocat pendant sa détention provisoire et ses interrogatoires.

Appel urgent (Decembre 2017) - TADJIKISTAN

BOUZOURGMEKHR YOROV,
un avocat maltraité en prison !

Condamné pour divers chefs d’accusation spécieux à 28 ans d’emprisonnement, l’avocat tadjik Bouzourgmekhr Yorov est battu, humilié et tenu régulièrement à l’isolement. Il a très probablement été arrêté afin d’être empêché de défendre les dirigeants d’un parti d’opposition interdit qu’il représente et afin de dissuader tout autre avocat de le faire.

Appel urgent (Novembre 2017) - BELGIQUE

PLAIDOYER POUR LE BIEN-VIVRE DES ANCIENS DETENUS

Appel urgent (Novembre 2017) - GUINÉE-EQUATORIALE

Bientôt deux mois que le dessinateur équato-guinéen est détenu sans inculpation à la prison de Black Beach à Malabo. Son péché est d’avoir publié la Bande dessinée « La Pesadilla de Obi » (« Le cauchemar d’Obiang »), très critique envers le régime du Président Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis août 1979.
En 2014, Ramon Esono Ebalé, qui vit au Paraguay, publie « La Pesadilla de Obi », dans laquelle il dénonce les abus du régime en place en Guinée- équatoriale, au nombre desquels les élections frauduleuses, la corruption et les richesses accaparées par le clan Obiang.

Appel urgent (Octobre 2017) - BAHREÏN

TORTURES ET HARCÈLEMENT
Outre une pratique généralisée de la torture et des mauvais traitements sur les détenus, les autorités bahreïnies s’en prennent de plus en plus systématiquement aux défenseurs des droits humains et aux opposants politiques du pays.

Appel urgent Juin 2015/1 - Timor Leste

Répression et tortures

Intervenir avant le 30 juin 2015

En janvier et mars 2015, plusieurs opérations ont été menées dans le district de Baucau, ayant pour objectif la capture de Mauk Moruk (Paulino Gama) et de ses partisans. Ces derniers seraient à l’origine d’attaques contre la police des localités de Laga et Baguia-Baucau, auxquelles les forces de sécurité ont riposté de façon disproportionnée. Des dizaines de personnes ont été arrêtées arbitrairement et ont subi des actes de torture. Les témoignages d’organisations locales de défense des droits humains convergent : les agents de sécurité ont roué de coups et maltraité les séditieux, non seulement au moment de leur arrestation, mais encore pendant la durée de leur détention. Certains prévenus avaient les mains et les jambes entravées.
Les forces de sécurité ont également détruit des fenêtres et des meubles au domicile des partisans. Des agents de l’Etat y auraient aussi dérobé de la nourriture et de l’argent. Une conduite grossière, considérée à l’aune de l’indigence des insulaires, dont 41% vit sous le seuil de pauvreté !
La plupart des personnes interpellées auraient été libérées à l’issue de leur interrogatoire. Mais une chose est certaine : ces opérations brutales auront ébranlé des centaines de personnes.
De la résistance timoraise
Ancien combattant pour l’indépendance, infatigable détracteur du régime, Mauk Moruk dirige le Conseil révolutionnaire maubere (KPR), une organisation paramilitaire. Le KPR a appelé à la démission du gouvernement en place et à la dissolution du parlement. En mars 2014, le KPR et le Conseil populaire de la République démocratique du Timor (CPD-RDTL, autre section révolutionnaire) ont été déclarés illégaux par une résolution du Parlement pour leurs initiatives « visant à provoquer l’instabilité ». Les forces de sécurité se sont alors lancées dans une furieuse chasse aux rebelles, au terme de laquelle M. Moruk a été placé en détention provisoire, avant d’être libéré en décembre dernier.
M. Moruk, désormais fugitif, aurait quitté les massifs accidentés du Timor pour se réfugier chez des proches. Il avait été expulsé des forces de résistance dès 1984, pour avoir défié l’autorité de Xanana Gusmao, actuel premier ministre. En effet les rancunes et rivalités fratricides entre ex-guérilleros indépendantistes sont tenaces. Le KPR est lié à l’organisation Sagrada Familia, autre surgeon du FRETILIN (Frente Revolucionária de Timor-Leste Independente). Les membres de ce groupe syncrétisant animisme et religion catholique, pratiquent les arts martiaux et l’occultisme, basculent souvent dans la petite délinquance. Ils se heurtent aussi à l’hostilité des autorités.
Brève évocation d’un « génocide » oublié et des acteurs chrétiens lors du processus d’indépendance
Le 28 novembre 1975, le FRETILIN, inspiré par la révolution des oeillets, déclare l’indépendance du Timor. L’Indonésie répond par l’occupation militaire et l’assujettissement administratif du territoire. L’utilisation de napalm sur les villages timorais soupçonnés d’aider les rebelles causera la mort de plus de 200 000 personnes.
La population était profondément divisée entre zélateurs de l’Indonésie et partisans de l’indépendance. Ainsi une frange chrétienne de l’île désapprouva les démarches de l’évêque pour le référendum d’autodétermination. Par ailleurs la visite du Pape Jean-Paul II, fin 1989, déclencha une vague de manifestations proindépendance au cours desquelles 200 personnes perdirent la vie, tandis que les assassinats se poursuivaient les jours suivants.
Avec l’attribution, fin 1996, du Prix Nobel de la Paix à l’évêque C. F. Ximenes Belo et à José Ramos- Horta, suivie de la visite en prison du président Nelson Mandela au leader du FRETILIN, Xanana Gusmão, la cause du Timor oriental rencontre enfin un écho. La crise asiatique qui frappe l’Indonésie exacerbe l’opposition au régime de militaire Suharto.
Enfin, le 30 août 1999, les Timorais, optent pour l’indépendance. Hélas, la province est mise à feu et à sang. Des milices proindonésiennes s’emparent de Dili, la capitale, amorçant une impitoyable curée contre les indépendantistes. Seul le déploiement d’une force multinationale onusienne permet d’arrêter massacres, déportations et pillages. L’indépendance devient effective en 2002.
* * *
Au Timor Oriental, les compétences de la Police (PNTL) et des Forces de défense du Timor Oriental (FDTO) qui font office d’armée, se chevauchent. La détention arbitraire donne ainsi toute licence à maintes maltraitances. En outre, les forces de sécurité ne suscitent qu’une confiance modérée à cause du climat de violence larvée. L’usage de la torture a culminé en 1975, lors du conflit armé interne et de l’invasion du territoire par l’Indonésie. Ce fut aussi le cas en 1999 lorsque la population a voté le départ de l’Indonésie. Aujourd’hui, Amnesty International dispose d’informations faisant état de mauvais traitements, ainsi que d’un recours à une force inutile ou excessive par les agents de sécurité timorais. Les enquêtes sont rares et un système judicaire mixte (droit musulman, droit civil et droit coutumier et hérité du Portugal), imparfait et/ou transitionnel, permet l’impunité.
(Amnesty)

Instruments internationaux ratifiés par Timor Est :
Ratification du PIDCP –Pacte relatif aux droits civils et politiques-, du PIDESC – droits économiques et culturels-, et du CAT en 2003 ; Signature de l’OPCAT le 16.09.05.

Nous vous invitons à écrire aux autorités en utilisant le modèle de lettre ci-joint et à en adresser une copie aux ambassades dont l’adresse se trouve reproduite sur la lettre.
Affranchir à 0,72€ pour la Belgique et à 1,32 pour l’international.

  Imprimer

Documents joints