Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT 10 décembre 2019 : la DUDH fête 71 ans !

Chers adhérents,
Aujourd’hui nous mettons un défenseur à l’honneur, anniversaire de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme) oblige, puisque le combat pour les droits humains est précisément notre raison d’exister .
A côté des défenseurs Germain Rukuki, Tamara Chikunova ou Carole Rackete, sur le destin desquels il nous tiendra à coeur de revenir (mais pour des raisons pratiques, seulement ultérieurement), autant d’hommes et de femmes que nous vous prions de ne pas oublier, nous vous invitons aujourd’hui à joindre votre voix à celle de l’ACAT France et à intervenir pour un défenseur copte engagé, Ramy Kamel, détenu et probablement torturé.
Merci pour Rami
Germain .
Carole et Tamara

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT décembre 2019 : Avent

Chers adhérents,

Nous serons concis et ainsi, peut-être, entendus, et nous approcherons de la sorte des " buts recherchés".

L’Avent, c’est "l’attente dans l’espérance et dans la vigilance". Plus que jamais, nous vous appelons à vous tenir concrètement à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir, entre autres, notre ACAT -Info.

Vous êtes l’ACAT Belgique, qui doit retrouver son souffle premier !

Les appels ce mois-ci visent la répression exercée par un gouvernement central tout-puissant sur la périphérie troublée de œkoumène chinois.

Mais, nous, allons ensemble, et portons notre message -qui est le Sien- aux extrémités de la terre.

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Les Journées Nationales de la Prison 2019...

Les Journées Nationales de la Prison 2019 auront lieu du 23 au 30 novembre. Le thème de cette année est « Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux ».

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Novembre 2019

Chers adhérents et sympathisants,

Dans le premier Appel, il ne s’agit pas de prendre position pour ou contre l’homosexualité, pour ou contre les LGTB - ou les prétendues menées obscures de leurs mouvements-, mais bien de s’opposer ensemble et de toutes nos forces à la Peine de mort, qui risque de bientôt frapper les personnes homosexuelles en Ouganda. Et de déclencher des persécutions à leur encontre . Cependant, cette intervention peut en déranger certains, friser pour eux l’apostasie. Aussi vous recevrez dans les meilleurs délais un appel ( davantage fédérateur, moins compromettant pour certains) dans un second volet de la lettre de l’ACAT.

Le mois de novembre est dédié dans notre Royaume de Belgique aux prisons et aux détenus. A l’initiative d’un groupement pluraliste d’associations et d’organisations, les Journées Nationales de la Prison (JNP) informent et stimulent la discussion autour de la situation carcérale en Belgique. Pour cette 6ème édition, les JNP posent la question « Après la prison, toujours la prison ? ». Alors, rendez-vous le 27 novembre et sur le site (Indications à la rubrique actualités nationales).

La deuxième partie de la lettre sera aussi l’occasion de vous préciser le lieu qui n’est pas encore déterminé de cet événement, ainsi que le nom du film ou documentaire retenu pour notre soirée débat, à laquelle il serait formidable que vous participiez.

Très bientôt : notre ACAT Info dans vos boites aux lettres !
Fraternellement,
Unis dans la prière ! Belle fête de la Toussaint

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

Sur notre page Facebook
APPEL URGENT Octobre 2019 VIETNAM

MENACÉ DE MORT ET HARCELÉ POUR QU’IL ABANDONNE SON APPEL

« C’est moi qui vous ai choisis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn 15,16)
Word - 30.5 ko
AU 2019 10 lettre Vietnam (fr)

Écrire avant le 12-11-2019

A la suite d’une visite le 6 septembre dernier, Mme Nguyễn Ngọc Ánh a révélé que son mari était victime d’actes de harcèlement perpétrés sans relâche par des codétenus- au centre de détention de Binh Phu, dans la province de Ben Tre- sans que les autorités ne réagissent.
Détenu dans la section réservée aux criminels de droit commun, Nguyen Ngoc Anh affirme avoir été battu avec des ustensiles de cuisines, empêché d’accéder à son couchage et constamment insulté. Des codétenus l’ont menacé de mort, prétendant qu’ils ne seraient même pas tenus responsables de son décès. C’est la preuve, selon Nguyen Ngoc Anh, qu’ils bénéficient de la protection de l’administration du centre pénitentiaire. Il a surpris une conversation entre deux codétenus, au cours de laquelle l’un deux affirmait qu’il allait devoir attaquer et tuer Anh pour obéir aux ordres.
Il est courant que des prisonniers de droit commun se voient offrir des réductions de peine en échange d’actes de harcèlement ou de violence à l’encontre de prisonniers politiques afin d’épuiser ces derniers et les forcer à plaider coupable. La police a d’ailleurs confisqué les effets personnels de Nguyen Ngoc Anh et a puni des prisonniers ayant fait preuve de sympathie avec lui.
Nguyen Ngoc Anh est un éleveur de crevettes de 38 ans du Sud du Vietnam. Il avait coutume de partager sur Facebook ses commentaires sur l’actualité des questions sociales, politiques et environnementales. Il a été arrêté le 30 août 2018 puis placé en détention. Le 6 juin 2019, un tribunal provincial l’a condamné à six ans de prison pour ses publications « anti- Etat » en vertu de l’article 117 du Code pénal vietnamien (ex article 88). Plus cinq ans d’assignation à résidence. N’ayant pas bénéficié de représentation légale en première instance, Nguyen Ngoc Anh a engagé un avocat pour préparer son recours en appel. Il n’a pas encore été autorisé à rencontrer son avocat pour préparer sa défense.

Les écrits en ligne de plus en plus criminalisés

En l’absence d’une presse indépendante, et dans un pays où la société civile est bâillonnée, Facebook constitue le dernier espace d’expression libre des Vietnamiens. Les défenseurs des droits humains, mais également les citoyens en général, y commentent l’actualité sociale, environnementale et politique, partagent des livestreams de manifestations ou des photos attestant des brutalités policières. Conscient du potentiel de mobilisation qu’offre la plateforme, le Vietnam a pris des mesures pour en contrôler les contenus. Depuis quelques années, les publications Facebook apparaissent nommément dans les dossiers d’accusation de dissidents et sont utilisées pour délivrer des condamnations iniques. Le 1er janvier 2019 est entrée en vigueur la loi sur la cyber sécurité. Sous couvert de lutte contre la cybercriminalité et au nom de la sécurité nationale, elle porte gravement atteinte à la liberté d’expression en ligne.

Violation de la Convention contre la torture

Il est courant que d’anciens prisonniers d’opinion témoignent d’actes de violence et d’intimidation commis par d’autres détenus, soutenus par les gardiens. Selon les défenseurs des droits humains vietnamiens, ces actes de harcèlement sont commandités par le personnel pénitentiaire afin de renforcer les conditions de stress intense auxquelles sont soumis les dissidents, en violation des textes vietnamiens et internationaux supposés garantir le respect des droits des personnes détenues. Rappelons que la Convention contre la torture, ratifiée par le Vietnam en 2015, interdit tous les « actes constitutifs de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants [...] commis par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant [...] à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. »

Vietnam
Régime République socialiste dirigée par
Nguyễn Phú Trọng
Superficie 330 967 km 2
Population 92,7 millions hab.
Capitale Hanoï
Peine de Mort Oui, par injection létale
Torture OUI
Conventions ratifiées Le Vietnam a ratifié la convention contre la torture de l’ONU et le Pacte relatif aux droits civils et politiques (ICCPR).

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