Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Action complémentaire VENEZUELA

Une bien macabre découverte !

“En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?” Mt 11,2-3

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Intervenir avant le 25/12/2016

(Intervenir avant le 25-12-16)
L’OMCT (Organisation mondiale contre la Torture) nous a informés ce 1 er décembre de la découverte, fin novembre, de douze cadavres dans une région montagneuse (secteurs d’Aragüita et El Café) sur la commune d’Acevedo, région de Barlovento, dans l’état septentrional de Miranda. Les dépouilles seraient celles de Carlos Gabriel Marchena Silva, Eliecer Ramírez, Anthony Vargas, Antonio Miguel Aladejo, Luis Alirio Sanz, Dennys Acevedo, Oscar Rodríguez, Yorman Mejias, Freddy Hernández, Kendri González, Victor Manuel Martínez et Jairo Rivas. Les douze personnes ont toutes été détenues le 15 octobre dernier dans la municipalité d’Acevedo par des agents de l’armée. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre de l’une des « opérations intégrées » de l’OLP (voir plus bas), déployée entre les 7 et 15 octobre sur le territoire de la commune d’Acevedo. Au moins 18 soldats sont impliqués. Les proches des 12 victimes avaient dénoncé ces disparitions auprès du Ministère Public. Il leur avait répondu qu’une enquête était en cours. Le bureau du Procureur 62a- compétent en matière de droits fondamentaux- tient le Lieutenant Colonel José Ángel Rojas Córdova - commandant du Batallón 323 Caribe “José Camacaro Rojas”- pour le responsable présumé de cette tuerie. Dix autres militaires de la même unité sont officiellement incriminés pour complicité d’assassinat des 12 personnes.

Cette tuerie n’est pas sans rappeler le massacre de 17 mineurs de Tumeremo en mars dernier, dans l’état de Bolivar à l’est du pays .

Des instruments de la dérive

Le mois dernier nous vous parlions des tensions qui s’étaient exacerbées au Venezuela depuis la proclamation de l’état d’urgence en mai 2016, conférant des pouvoirs discrétionnaires accrus à l’exécutif, puis de la suspension le 20 octobre de la procédure de révocation du Président Maduro ... et enfin de la mise en œuvre d’opérations de sécurité, comme l’”Operación Liberación y Protección del Pueblo” (OLP) sur fond d’exécutions extrajudiciaires. Nous avions aussi évoqué l’utilisation d’armes létales pour contrôler les manifestants (résolution no8610), la multiplication des arrestations arbitraires et le passage en cours martiale d’opposants politiques. Autant d’éléments qui démontrent la militarisation grandissante de l’ordre public.
Le 13 juillet 2015 le Ministère du Pouvoir Populaire pour les Relations Intérieures, la Justice et la Paix (MPPRIJP) lançait l’opération pour la libération du peuple (Operación para la Liberación del Pueblo OLP). Il s’agit d’un plan national inédit en matière de sécurité citoyenne. Sa finalité : la lutte contre le crime organisé. Mais aucun document officiel n’étaye ce plan et il ne fournit pas d’indications sur les objectifs, les méthodes ou les principes supposés le régir.
Le 26 octobre 2016, des échauffourées entre opposants au président, la police et des groupes armés ont fait des dizaines de blessés et 97 personnes ont été arrêtées. La vague précédente de protestations (en 2014) avait fait 43 morts et 878 blessés. Le Comité contre la Torture avait exprimé sa préoccupation face aux tortures et mauvais traitements infligés aux manifestants. Enfin, l’impunité pour plus de 500 auteurs de torture ou de mauvais traitements envers les contestataires montre clairement la dérive totalitaire du pays.
Sur fond de crise politique abyssale et d’accusations croisées de fomenter une « guerre économique », le glissement institutionnel actuel se manifeste donc par des violations répétées des droits de l’homme.

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