Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel Urgent (Juin 2016) - Soudan du Sud
Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Appel urgent (Decembre 2017) - ARABIE SAOUDITE

Abdulkareem al Hawaj, un jeune Saoudien chiite, a été condamné à mort, sur la base d’aveux extorqués sous la torture, pour des faits qu’il aurait commis en 2012, lorsqu’il était mineur. Suite à son arrestation, il aurait été détenu au secret pendant les cinq premiers mois de sa détention. Il n’a pas non plus eu accès à un avocat pendant sa détention provisoire et ses interrogatoires.

Appel urgent (Decembre 2017) - TADJIKISTAN

BOUZOURGMEKHR YOROV,
un avocat maltraité en prison !

Condamné pour divers chefs d’accusation spécieux à 28 ans d’emprisonnement, l’avocat tadjik Bouzourgmekhr Yorov est battu, humilié et tenu régulièrement à l’isolement. Il a très probablement été arrêté afin d’être empêché de défendre les dirigeants d’un parti d’opposition interdit qu’il représente et afin de dissuader tout autre avocat de le faire.

Appel urgent (Novembre 2017) - BELGIQUE

PLAIDOYER POUR LE BIEN-VIVRE DES ANCIENS DETENUS

Appel urgent (Novembre 2017) - GUINÉE-EQUATORIALE

Bientôt deux mois que le dessinateur équato-guinéen est détenu sans inculpation à la prison de Black Beach à Malabo. Son péché est d’avoir publié la Bande dessinée « La Pesadilla de Obi » (« Le cauchemar d’Obiang »), très critique envers le régime du Président Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis août 1979.
En 2014, Ramon Esono Ebalé, qui vit au Paraguay, publie « La Pesadilla de Obi », dans laquelle il dénonce les abus du régime en place en Guinée- équatoriale, au nombre desquels les élections frauduleuses, la corruption et les richesses accaparées par le clan Obiang.

Appel urgent (Octobre 2017) - BAHREÏN

TORTURES ET HARCÈLEMENT
Outre une pratique généralisée de la torture et des mauvais traitements sur les détenus, les autorités bahreïnies s’en prennent de plus en plus systématiquement aux défenseurs des droits humains et aux opposants politiques du pays.

Appel Urgent (Juin 2016) - Soudan du Sud

Guerre Civile

Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont
mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.
” Mat 25, 31-­‐46

Word - 39.5 ko

Intervenir avant le 11/07/2016

L’Etat du Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, est dévasté par une violente guerre civile qui a commencé en décembre 2013. Le principal enjeu de ce conflit est le contrôle des ressources pétrolières. Il cristallise également les rivalités entre le président Kiir et son vice-président Riek Machar, et l’antagonisme entre ethnies Nuer et Dinka. Le Haut- commissaire des droits de l’Homme à Genève a rendu public en mars 2016 un rapport accablant sur la situation du pays. Les troupes gouvernementales, mais aussi les groupes rebelles, se rendent responsables de très graves transgressions des droits de l’homme. Force est de constater depuis le début du conflit une augmentation considérable des « exactions »perpétrées par les services nationaux de renseignements (NSS) : disparitions forcées, détentions arbitraires ou prolongées sans motif, exécutions sommaires. Par ailleurs se multiplient les nouveaux rapports et témoignages de torture ou de traitements inhumains ou cruels, notamment en détention préventive.
De l’ « empire » du NSS
Intervenir avant le 11 juillet 2016 ! Le Soudan du Sud a ratifié la convention contre la torture de l’ONU, mais pas le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP) ! Association des Chrétiens contre la Torture, Quai au Foin 53, 1000 Bruxelles Une loi de 2014 concède au NSS des prérogatives étendues dans bien des domaines. Ainsi il a le droit de détenir des citoyens et de confisquer leurs biens. Ni les mécanismes de surveillance indépendants, ni les mesures de protection contre de possibles abus ne sont prévus par la Loi, laquelle ne fournit pas non plus de données sur les établissements pénitentiaires. Enfin elle ne garantit aucun droit fondamental pour la tenue de procès équitables, dont le droit à l’assistance juridique ou celui de limiter dans le temps les interrogatoires des détenus.
Des proches de détenus ont expliqué qu’ils ne pouvaient soutenir financièrement les coûts d’une assistance. Celle-ci, en outre, se révèle inefficace. En effet jamais les autorités ne formulent de plaintes contre les prévenus ou ne les traduisent devant un tribunal. L’enfermement d’un proche à l’isolement équivaut de facto à une disparition forcée.
La Loi entérine enfin le pouvoir du NSS de poursuivre la pratique des détentions arbitraires en toute impunité.

Du traitement cruel des détenus
En règle générale, les prisonniers ne reçoivent qu’une maigre pitance quotidienne. Une seule fois par jour et toujours la même. Ils dorment à même le sol et n’ont droit à aucun suivi médical. Certains sont passés à tabac pendant leur interrogatoire, d’autres simplement en guise de punition.
Privés du droit de comparaître rapidement devant un juge, privés du droit de contester la légalité de leur détention, trente- trois hommes restent détenus au siège du NSS dans le quartier de Djebel, à Juba. Aucun n’a pu bénéficier d’une assistance juridique. Parmi ces détenus figure un prêtre de l’Église épiscopalienne charismatique, Christopher Gwagbwe. Il a été arrêté en septembre 2014 à son domicile, à Juba. Âgé de plus de 60 ans, il souffre d’hypertension. Il est maintenu à l’isolement et coupé de ses proches depuis novembre 2015. Son état de santé se détériore à cause de conditions déplorables d’emprisonnement (mauvaise ventilation et régime alimentaire pauvre).
En dehors de ces 33 personnes, d’autres se trouvent prisonnières tant du NSS, à Juba, que dans d’autres endroits (officiels ou illicites) du pays. Des dizaines de détenus seraient ainsi incarcérés dans des conteneurs de transport maritime en métal, sans aération ou presque, ne recevant de la nourriture qu’une à deux fois par semaine et de l’eau potable en quantité insuffisante. Ces conditions de détention terribles auraient déjà causé la mort de plusieurs prisonniers sur le site de Gorom, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale Juba. Régulièrement, les soldats sortent les prisonniers des conteneurs pour les passer à tabac.

Le Soudan du Sud a ratifié la convention contre la torture de l’ONU, mais pas le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP) !

Nous vous invitons à adresser une copie du modèle de lettre ci-joint aux autorités dont l’adresse se trouve sur la lettre. Affranchir à 0,79€ pour la Belgique et à 1,45€ pour l’international.

  Imprimer