Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel Urgent (Mai 2016) - Pakistan
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Novembre 2018 (mois des JNP)

Bien chers tous,

Le SAMEDI 1er DÉCEMBRE 2018 se tiendra une Journée d’étude de l’ACAT-Belgique en collaboration avec les Journées Nationales de la Prison, à l’occasion des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Ce colloque ou séminaire « Les Droits de l’Homme : hier, aujourd’hui. Demain ? » rassemblera Natacha Kazatchkine, (analyste politique à l’Open Society European Policy Institute), Vincent Spronck (directeur de la prison de Forest), Éric de Beukelaer, (prêtre catholique et juriste), Valérie Zézé (ancienne détenue co-auteure de la BD « La ballade des dangereuses »), ainsi que M. Lionel Grassy, de la FIACAT et de l’asbl « La balle aux prisonniers. Le soutien et la participation du journaliste à La Libre Belgique et sociologue Christian Laporte reste à confirmer.

En cliquant ici, vous verrez apparaître notre affichette mentionnant tous les détails de cette journée. - oui le format PDF doit être modifié car difficilement lisible-

Pour ce mois de novembre, seules deux actions sont au programme. Toutefois, avec les manifestations relatives aux JNP, l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), et les diverses conférences à l’affiche que sa commémoration appelle, à l’ACAT, nous avons soudain fort à faire. Pour les semaines à venir, nous vous laissons « piocher » dans notre Agenda et vous encourageons à participer à nos actions.
Comme toujours nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et souhaitons vivement la participation du plus grand nombre.

En passant, nous vous informons que fin octobre, notre ACAT Belgique s’est jointe à la position commune, à l’appel du GC4HR · @GulfCentre4HR. مركز الخليج لحقوق الأنسان (Gulf Centre for Human Rights, membre du réseau FIDH Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme entre autres).

Basée au Liban et cofondée par Abdulhadi Al-Khawaja et Nabeel Rajab, l’organisation se bat pour la liberté d’expression et la défense des droits de l’homme. Le communiqué commun dénonce les agissements de l’Arabie Saoudite à l’encontre des journalistes, des cyber-activistes, notamment les détention arbitraires, l’oppression si répandue et cruelle des femmes, l’écrasement du Yémen et de ses civils, les condamnations à mort … le meurtre hallucinant du journaliste Kashoggi à Istanbul, enfin.

Cette position soutient la résolution de l’ONU demandant l’exclusion de l’Arabie Saoudite du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et exige des enquêtes.

La barbarie, un nom commun qui revenait souvent dans la bouche de notre cher Jacques Pardonge, quand nous étions réunis.

Pour combattre la barbarie donc, qui semble revenir en force, et ériger au contraire la DUDH en « colonne » -pardon je ne sais si l’expression est heureuse- du Christ et de l’humanité, restons en éveil !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme !

Notre programme de nos célébrations pour marquer les 70 années d’existence de la Déclaration universelle des droits de l’homme ( née en 1948).

SAMEDI 1 er DÉCEMBRE 2018
Journée d’étude de l’ACAT-Belgique –
www.acat.be,
en collaboration avec les Journées Nationales de la Prison – www.jnp-ndg.be,
à l’occasion des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme ,

In het kader van 70 jaar Universele Verklaring van Rechten van de Mens, 2 panels over het thema « vrijheden in het gevangenis als maatschappelijke uitdaging »

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Octobre 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Vous trouverez aujourd’hui, 1er Octobre, notre newsletter mensuelle.

Notre ACAT Info de l’automne, qui regorge, lui, de renseignements, devrait être bientôt expédié et consultable en ligne.

Il y a ce mois-ci 3 actions, vous êtes libres de souscrire aux trois courriers ou de n’en garder qu’un ou deux, comme habituellement. Simplement, vu que nous avons un peu baguenaudé pendant les vacances, et que les informations ou communications fournies par la FIACAT et les autres ONG restent, à ce jour, parcimonieuses, nous avons adjoint aux appels une action épistolaire supplémentaire basée sur celles proposées via les réseaux sociaux par Amnesty, que nous devons soutenir.

Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.

En Union dans la prière !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

Nouvel article N° 289
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Juillet 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Nous espérons que cette lettre différée vous rejoint dans la douceur de l’été et qu’elle est la bienvenue.
Par la présente nous vous signalons surtout le placement, suivant la demande expresse de plusieurs d’entre vous, d’une pétition destinée à faire libérer M. Rukuki. De Bujumbura et Germain, diverses nouvelles nous sont parvenues (voir Appel Urgent de l’ACAT France et le communiqué de la FIACAT).
Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.
Nous vous signalons par ailleurs que les Appels ne paraitrons pas ce premier août, mais dans la seconde partie du mois (faute de « main d’œuvre disponible »). En revanche nous vous signalons notre « Appel à témoins » –dans la rubrique Actualités nationales- et vous assurons qu’il y aura toujours quelqu’un pour répondre à votre requête, même avec un certain délai.

Unis dans la prière !
Bel été

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT
(Pour ouvrir un lien hypertexte, il convient de cliquer sur le texte en gras, bleu ou mauve)

Sur notre page Facebook
Appel Urgent (Mai 2016) - Pakistan

Un détenu paralysé en prison risque maintenant d’être exécuté.

La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue pierre d’angle”.
Ps 118 , 22

Word - 27.7 ko

Intervenir avant le 05/06/2016

Bien qu’il ait toujours clamé son innocence, Abdul Basit a été déclaré coupable de meurtre et condamné à mort il y a plus de six ans. Or Abdul Basit est devenu paraplégique en 2010 à cause des conditions inhumaines de détention à la prison centrale de Faisalabad : une unique salle de bains pour cent prisonniers, des cellules exiguës, une chaleur de fournaise pouvant conduire au décès des détenus. Lorsqu’une méningite tuberculeuse s’est déclarée chez lui, Abdul Basit n’a pas bénéficié des soins médicaux nécessaires. Son exécution d’abord prévue pour juillet 2015, puis pour septembre 2015, et enfin pour le 24 novembre 2015,a été reportée à trois reprises, chaque fois in extremis. Cette exécution a été suspendue d’une part, parce que les autorités n’ont pas trouvé de solution pour organiser la pendaison d’un homme en fauteuil roulant et d’autre part, parce que l’annonce de cette exécution a provoqué un tollé planétaire. Le délai de suspension de trois mois a expiré le 25 janvier 2016 !
Lors d’une réunion ministérielle, le 22 avril, un représentant de la présidence a révélé que ses services pensaient qu’il était peu vraisemblable que l’exécution se déroule légalement ( ?!).Pourtant, le président n’a pas ordonné de nouveau report. Le 25, les autorités pénitentiaires ont indiqué aux proches du condamné qu’un nouvel avis d’exécution serait demandé au juge très prochainement.

Durcissement et « dérèglement »judicaire

L’attentat perpétré le 16 décembre 2014 par des talibans pakistanais dans une école de Peshawar gérée par l’armée a fait 149 morts, dont 132 enfants. le Premier ministre Nawaz Sharif a progressivement levé le moratoire en vigueur depuis six ans, autorisant le recours à la peine capitale dans les affaires de terrorisme. Depuis le 11 mars 2015, la peine de mort est susceptible d’être appliquée pour toutes les infractions les plus graves. Elle menace jusqu’à un millier de personnes ayant épuisé leurs voies de recours. Au total, plus de 368 prisonniers ont été exécutés depuis la fin du moratoire. Environ 7000 prisonniers attendaient dans le quartier des condamnés à mort à la fin de l’année 2015. Au Pakistan au moins 27 infractions entraînent la peine capitale. Certains délits, qui n’ »ont pas entraîné la mort », ne peuvent être considérés comme faisant partie des « crimes les plus graves », évoqués à l’article 6.2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le Pakistan est partie.
Amnesty, qui a demandé l’ouverture d’une enquête sur les attaques aveugles de Peshawar, avait insisté pour que les responsables soient jugés selon des procédures respectant les normes internationales d’équité, excluant la peine de mort. Après l’attentat, le Pakistan a modifié sa Constitution afin d’accélérer les procédures dans les affaires de terrorisme, les confiant non plus aux tribunaux civils mais à des tribunaux militaires, peu soucieux de l’équité des procès.
Ainsi les sentences capitales prononcées sont le résultat de procès iniques, notamment parce que les tribunaux jugent recevables des « aveux » arrachés sous la torture. Les accusés sont privés d’avocat, ou bien ceux-ci sont commis d’office et sous-payés, à moins que l’accusé ou sa famille ne proposent une gratification supplémentaire.
Les juridictions inférieures émettent aussi des sentences capitales et restreignent l’accès du public aux procès. Obligées d’accélérer les procédures, elles exercent sur les juges une pression extrême, les incitant à déclarer les accusés coupables et à bafouer ainsi le droit à un procès équitable. En 2012, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a conclu que les tribunaux militaires et autres juridictions d’exception ne devraient pas être habilités à prononcer la peine capitale.

Partie au PIDCP, le Pakistan a ratifié la Convention contre la Torture en 2010

PNG - 567.5 ko
La prison centrale de Faisalabad

Nous vous invitons à adresser une copie du modèle de lettre ci-joint aux
autorités dont l’adresse se trouve sur la lettre.
Affranchir à 0,79€ pour la Belgique et à 1,45€ pour l’international.

  Imprimer