Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Appel Urgent (Septembre 2018) Vietnam

Le 3 janvier 2018, le Tribunal populaire de la province de Dak Nong, dans le Sud du pays, a condamné Dang Van Hien à la peine de mort pour meurtre, en vertu de l’article 93 du code pénal vietnamien.

Appel Urgent (Septembre 2018) Nicaragua

Au mois d’avril 2018, le gouvernement du Nicaragua tente de « faire passer »l’adoption, sans débat parlementaire ni concertation sociale préalables, d’un nouveau système de retraites. Mais la contestation de la société civile sera impitoyablement réprimée par la police et les paramilitaires à la solde du gouvernement, et le bilan humain ne cessera de s’alourdir au fil du printemps ...

Appel Urgent (Juillet 2018) Turkménistan

Gaspar Matalaev, défenseur des droits humains et reporter pour Alternative Turkmenistan News (ATN), était l’un des journalistes indépendants qui enquêtaient sous couverture pour dénoncer le travail forcé géré par l’État dans les champs de coton, notamment le travail des enfants. Lors de la récolte de coton 2016, il a rassemblé des preuves dans le district de Farap (province de Lebap) : des interviews et des photos de personnes forcées par les autorités à travailler dans les champs de coton, afin que les quotas gouvernementaux soient remplis...

Appel Urgent (Juillet 2018) République démocratique du Congo

« Offense au chef de l’Etat »
Près de six mois après leur arrestation arbitraire, cinq militants du mouvement citoyen pro-démocratie Filimbi (sifflet en Swahili) ont enfin été présentés devant la justice congolaise. Le 19 juin 2018, le tribunal de paix de Ngaliema à Kinshasa a décidé de les maintenir en détention provisoire, pour quinze jours, en attendant leur jugement pour « offense au chef de l’Etat ».

Appel Urgent (Mai 2018) TOGO

Détention arbitraire pour le président d’une ONG togolaise

Suite à la publication d’un rapport critique envers le gouvernement togolais sur la répression de 2017, Assiba Johnson, président du Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD-Togo) a été brutalement arrêté à Lomé par le Service de renseignements et d’investigations (SRI). Les agents du SRI ont également fouillé sans mandat le bureau de l’ONG et y ont confisqué du matériel. Assiba Johnson a été interrogé et inculpé par un juge d’instruction pour être ensuite détenu arbitrairement à la prison civile de Lomé où il se trouve encore.

Actualités de l'ACAT
Nouvel article N° 289
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Juillet 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Nous espérons que cette lettre différée vous rejoint dans la douceur de l’été et qu’elle est la bienvenue.
Par la présente nous vous signalons surtout le placement, suivant la demande expresse de plusieurs d’entre vous, d’une pétition destinée à faire libérer M. Rukuki. De Bujumbura et Germain, diverses nouvelles nous sont parvenues (voir Appel Urgent de l’ACAT France et le communiqué de la FIACAT).
Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.
Nous vous signalons par ailleurs que les Appels ne paraitrons pas ce premier août, mais dans la seconde partie du mois (faute de « main d’œuvre disponible »). En revanche nous vous signalons notre « Appel à témoins » –dans la rubrique Actualités nationales- et vous assurons qu’il y aura toujours quelqu’un pour répondre à votre requête, même avec un certain délai.

Unis dans la prière !
Bel été

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT
(Pour ouvrir un lien hypertexte, il convient de cliquer sur le texte en gras, bleu ou mauve)

La lettre de l’ACAT : Actualités (NDV) action et prière Mai 2018

Chers adhérents,

En mai 2018, l’ACAT se mobilise pour obtenir la libération de Germain Rukuki. Nous avons également décidé de faire appel à vous concernant la détention arbitraire d’un défenseur togolais, M. Johnson, qui nous préoccupe vivement et à laquelle nous souhaitons que les autorités mettent fin au plus vite.

L’avancée dans le temps se trouvant en réalité aux commandes, nous préparons aussi les différentes veillées de prières œcuméniques, en lien avec la journée internationale de soutien aux victimes de la torture des Nations Unies, qui a lieu le 26 juin de chaque année. Dans ce cadre, nous vous sollicitons. Le but de ce nouveau courrier est de vous fédérer autour de cette nuit des Veilleurs (NDV), et de vous informer un peu plus précisément du déroulement des « festivités ».

En vous souhaitant un beau jour de Pentecôte, et de rencontrer Son Esprit dans votre poursuite du Bien et de la Paix sur la terre, je vous remercie de votre attention.

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Rapport de visite du Comité européen pour la prévention de la torture sur sa visite en Belgique en mars/avril 2017

Belgique : le Comité anti-torture demande une amélioration des conditions de détention en milieu carcéral, une meilleure prise en charge des internés psychiatriques et un renforcement de la lutte contre les violences policières

La lettre de l’ACAT : Sur le Chemin de Pâques actualités, action et prière Mars 2018

Bonjour à tous,

Ci-après les actualités de l’ACAT Belgique.
Avec nos cordiales salutations

La lettre de l’ACAT : Sur le Chemin de Pâques

actualités, action et prière

Mars 2018

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Appel Urgent (Mars 2016) - Province du Xinjiang (CHINE)

1.664.900 km2, littéralement « Nouvelle frontière » originellement peuplée de musulmans turcophones (Ex Turkestan oriental), peu à peu submergée par le pouvoir central et l’ethnie majoritaire Han

« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu »
(Mat 5 :8)

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Intervenir avant le 07/04/2016

ILHAM TOHTI a été détenu au secret et n’a pas été autorisé à s’entretenir avec ses avocats pendant près de six mois au début de sa détention provisoire. Il a été privé de nourriture pendant 10 jours et ses pieds ont été entravés pendant plus de 20 jours. A l‘heure actuelle, ce professeur d’économie rattaché à l’institut des nationalités de Pékin purge une peine de réclusion à perpétuité à prison n°1 de la région pour avoir exprimé des idées « dépassant » les limites de la liberté d’expression. Arrêté à son domicile à Pékin le 15 janvier 2014, il a été déclaré coupable de « séparatisme » le 23 septembre 2014, à l’issue d’un procès politique marqué par de nombreuses irrégularités de procédures, notamment l’absence d’avocats.
Des extraits de ses cours, enregistrés à l’université, ont été présentés lors de son procès, et plus tard, diffusés à la télévision d’État, afin de le décrire comme un séparatiste ayant fomenté des tensions interethniques. Les déclarations extorquées sous la contrainte à sept étudiants, arrêtés en même temps que lui, ont servi d’éléments à charge. en décembre 2014 ces étudiants ont été condamnés à des peines de trois à huit ans d’enfermement, pour les mêmes motifs que M. Tohti.
A la fois membre du PCC et fondateur du site web « ouigour online », Ilham Tohti critiquait ouvertement la politique du gouvernement central notamment vis à vis des Ouïghours, en matière de planning familial, par exemple. Victimes de discriminations dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et du logement, ceux-ci voient leur liberté religieuse entravée et se trouvent écartés de la scène politique. Cependant M. Tohti refusait tout recours à la violence et s’efforçait d’instaurer un dialogue entre différents groupes ethniques, conformément au prescrit de la Constitution de la République populaire chinoise (RPC).
Son procès a eu pour toile de fond des attaques violentes et la répression de manifestations au Xinjiang. À la suite d’une précédente vague de troubles en 2009, Navi Pillay, alors haut-commissaire des Nations unies, exhortait les autorités à« réfléchir aux causes de ce genre d’évènements, par exemple la discrimination et les manquements au devoir de protection des droits des minorités ».
Aujourd’hui des universitaires et intellectuels du monde entier appellent le président Xi Jinping à libérer Ihlam Tohti sans condition, soulignant que l’émergence d’une société multiethnique harmonieuse [ permettra ] d’apaiser les tensions interethniques. La réclusion de l’intellectuel ouïgour vise à intimider un groupe ethnique tout entier, alors que celui-ci, dans son ensemble, n’est pas radicalisé et n’entretient aucun lien avec des terroristes !

Liberté criminalisée

Les autorités ont accru les restrictions déjà très lourdes qui pesaient sur la pratique de l’islam dans la région. Tout désaccord exprimé par les Ouïghours est présenté comme une démonstration d’extrémisme religieux, un acte de terrorisme international ou atteinte à la sécurité nationale.
La notion de subversion ou celle de divulgation de secrets d’État -des dispositions du Code pénal bien nébuleuses- servent à réduire au silence les militants et à restreindre leurs droits, dont celui à un procès public. Si M. Tohti a pu bénéficier en pointillé d’une assistance juridique, à l’inverse d’autres affaires impliquant « des secrets d’États », la presse et les diplomates étrangers ont été bannis des audiences. Par ailleurs, à l’instar des étudiants, il aurait été victime de mauvais traitements. C’est que, si de nombreuses lois renforcent l’interdiction de la torture établie par le Code pénal chinois (articles 247 et 248), les actes interdits ne correspondent que partiellement aux définitions du droit international. Les pouvoirs discrétionnaires accordés aux autorités judiciaires par le code de procédure pour poursuivre les tortionnaires, multiplient en fait les occasions de recours aux mauvais traitements.
Les intellectuels chinois sont fréquemment emprisonnés. Internet est étroitement surveillé et les lois de janvier 2007 octroyant une plus grande liberté aux journalistes étrangers, ne s’appliquent pas aux nationaux qui, eux, se trouvent soumis à un contrôle renforcé.

Le statut particulier du Xinjiang

Les autorités ont prétexté le déferlement de violences de 2008-2009, pour poursuivre quelque 1200 « terroristes » présumés pour atteinte à la sûreté de l’Etat.
En définitive, Pékin est parvenu à coloniser les marches du pays, à telle enseigne que le rapport démographique entre Han et musulmans turcophones, majoritairement Ouïgoures, s’est modifié. L’Etat central y assure son emprise non seulement par un contrôle rigoureux des pratiques religieuses, -par exemple le port de la barbe ou du voile sont interdits, ainsi que la fréquentation des mosquées par les fonctionnaires et mineurs-, mais encore par sa présence envahissante. Par ailleurs, plusieurs condamnés à mort avec sursis ont été exécutés au Xinjiang en 2008. Pourtant, dans la plupart des provinces chinoises, ce type de condamnation est, en cas de bonne conduite durant deux ans, commué en réclusion à perpétuité. Le Xinjiang est, avec le Tibet, la seule région où des personnes sont encore exécutées pour crime politique.
L’appareil central, toujours soucieux de consolider ses frontières, considère toute échauffourée comme relevant du terrorisme islamique et indépendantiste. Les organisations ouïgoures en exil soulignent de leur coté que la violence trouve sa source dans la répression de la minorité de confession musulmane par les autorités de la RPC. La condamnation pour séparatisme d’Ilham Tohti, constitutionnaliste modéré et opposé à la violence, est l’illustration de l’implacable stratégie du gouvernement.

Peine de mort : oui
Torture : oui

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