Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel Urgent (Mars 2016) - Province du Xinjiang (CHINE)
Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière Ides de Mars 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! » (Guy Aurenche)

Dans le Christ et avec Lui, sortons de nos déserts.

Ou bien plutôt, nous à qui est donnée la foi, tâchons pendant ce Carême, d’aller à sa suite dans le désert.

Et comme chaque début de Carême, vous pouvez retrouver » ici le dossier paroisses et notre feuillet destinés aux membres de votre communauté.

Samedi dernier, réunis pour notre Assemblée générale, nous avons eu l’honneur et le plaisir d’écouter Maitre Lambert Nigarura, Président de la Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale et membre du Barreau Pénal International. Ce militant de la première heure et cofondateur de l’ACAT-Burundi, est revenu sur la dérive de son pays, qu’il a été obligé de quitter suite aux évènements de 2015.

Son exposé, la relation de destins individuels sur fond de batailles géopolitiques et idéologiques, nous a rapproché plus encore un peu plus de ce pays et de ses défenseurs, pour lesquels nous souhaitons redoubler d’efforts et de constance (vœu exprimé de notre Président Luc Detavernier). L’ACAT Burundi nous a aussi fourni un document important concernant la situation des détenus et leur traitement dans les geôles burundaises.

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – Edition spéciale (Actualités, action et prière, 3è semaine de février 2019)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Cette édition spéciale de notre « Lettre » vous est signale la prolongation de la campagne Libye– Europe, et ce, jusqu’à nouvel ordre - ici vous trouverez notre Communiqué de presse.

Nous attirons votre attention, dans le corps des documents, sur l’adresse corrigée de notre a.s.b.l., à laquelle vous devez renvoyer les pétitions ou lettres –les divers documents vous sont à nouveau fournis en PJ-. Cette action commence en Allemagne à porter des fruits palpables, puisque l’ACAT Allemagne a reçu des réponses positives et circonstanciées, de députés fédéraux de trois grands partis, dont celle de députés (verts) affirmant leur soutien à la cause de Pro-Asyl et de l’ACAT Deutschland.

En sus, trois communiqués importants de la FIACAT qui vous permettent de (re) prendre le pouls de notre Fédération.

Nous comptons sur vos assistance et foi en notre action.

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière février 2019
« L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier »
(1 Co 12, 4-11)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Saint Paul Apôtre écrit aux Corinthiens 12,31-13 :
« J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante. »

Avec St Paul, agissons dans Son amour.
La condamnation à mort d’une jeune activiste saoudienne a été rejetée – nous l’avons appris ce 1er février-. Ainsi, nous entamons ce mois avec une heureuse nouvelle. Cependant Israa Al-Ghomgham et ses coaccusés restant incarcérés, nous devons agir sans attendre !

Notre équipe vous remercie de votre soutien incontournable.

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités- carnet de Carême , action et prière janvier 2019

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Ouvrons l’année par la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens qui proclame :

« Frères,
les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.
Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.
Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.
À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien.
À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ;
à un autre, une parole de connaissance,
selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ;
un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ;
à un autre est donné d’opérer des miracles,
 
à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ;
à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.
 
Mais celui qui agit en tout cela,
c’est l’unique et même Esprit :
il distribue ses dons, comme il le veut,
à chacun en particulier. »

Notre équipe vous remercie chaleureusement de votre soutien sans lequel nous serions si peu.

Nous vous souhaitons à tous une heureuse, et si possible formidable, année 2019.

Pour vaillamment commencer, une kyrielle de bonnes nouvelles !

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

Chers adhérents et sympathisants, Samedi 1er...

Chers adhérents et sympathisants,
Samedi 1er décembre nous avons organisé le colloque « LES DROITS DE L’HOMME : hier, aujourd’hui. Demain ? ». Les lecteurs de ces lignes qui y ont assisté et le souhaitent peuvent dores et déjà nous transmettre leurs échos et souvenirs personnels concernant cette rencontre assez exceptionnelle.

En Belgique, nous sommes les témoins (quelquefois abasourdis, blessés) de traitements peu conformes vis-à-vis des réfugiés et de ceux qui tentent de leur venir en aide. Depuis plusieurs mois l’ACAT Allemagne travaille, en coopération avec d’autres ACAT européennes, à la mise au point d’une campagne, afin d’infléchir les politiques migratoires européennes notamment envers ceux qui débarquent dans nos pays après une longue, éprouvante et forcément terrible traversée de la Méditerranée. Les migrants sont abandonnés aux garde-côtes Libyens, victimes des pires violations (viols, internement et travaux forcés, esclavage).

Pour une politique européenne davantage respectueuse des droits humains des migrants, nous vous proposons aujourd’hui de diffuser une pétition dans votre entourage. C’est un travail de longue haleine et vous disposez jusque fin février 19 la faire connaitre et nous la renvoyer.

A l’honneur ce mois-ci est le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, qui sera fêté partout dans le monde le 10 décembre prochain. A ce sujet, nous vous rappelons la parution du dernier ouvrage de Guy Aurenche, qui nous a offert deux conférences début décembre. Son livre s’intitule : « Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! »

Par ailleurs, vous pouvez « appeler » ici le dossier paroisses et le feuillet destinés aux membres de votre communauté, qui sont deux supports préparés par notre équipe, sous la direction de l’abbé Michel Rongvaux, dont nous nous empressons, d’ailleurs, de vous « passer » les vœux pour cet Avent, avant que ceux- ci ne deviennent caducs ! [ NDLR : l’abbé Michel Rongvaux est également un administrateur de l’ACAT].

« Au seuil d’une nouvelle année-cadeau du Seigneur. Ces samedi 1er et dimanche 2 décembre, nous voici lancés dans un nouveau cycle d’Avent. Alors dès à présent je vous souhaite une belle année, riche de renouvèlements, riche des
temps partagés, riche des imprévus, riche du temps grâcieux donné, riche de ce que la musique et les arts pourront vous insuffler et vous faire partager ...

bref une année de tous les anges !!!
 »

Bel Avent à tous

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

Sur notre page Facebook
Appel Urgent (Mars 2016) - Province du Xinjiang (CHINE)

1.664.900 km2, littéralement « Nouvelle frontière » originellement peuplée de musulmans turcophones (Ex Turkestan oriental), peu à peu submergée par le pouvoir central et l’ethnie majoritaire Han

« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu »
(Mat 5 :8)

Word - 29.8 ko

Intervenir avant le 07/04/2016

ILHAM TOHTI a été détenu au secret et n’a pas été autorisé à s’entretenir avec ses avocats pendant près de six mois au début de sa détention provisoire. Il a été privé de nourriture pendant 10 jours et ses pieds ont été entravés pendant plus de 20 jours. A l‘heure actuelle, ce professeur d’économie rattaché à l’institut des nationalités de Pékin purge une peine de réclusion à perpétuité à prison n°1 de la région pour avoir exprimé des idées « dépassant » les limites de la liberté d’expression. Arrêté à son domicile à Pékin le 15 janvier 2014, il a été déclaré coupable de « séparatisme » le 23 septembre 2014, à l’issue d’un procès politique marqué par de nombreuses irrégularités de procédures, notamment l’absence d’avocats.
Des extraits de ses cours, enregistrés à l’université, ont été présentés lors de son procès, et plus tard, diffusés à la télévision d’État, afin de le décrire comme un séparatiste ayant fomenté des tensions interethniques. Les déclarations extorquées sous la contrainte à sept étudiants, arrêtés en même temps que lui, ont servi d’éléments à charge. en décembre 2014 ces étudiants ont été condamnés à des peines de trois à huit ans d’enfermement, pour les mêmes motifs que M. Tohti.
A la fois membre du PCC et fondateur du site web « ouigour online », Ilham Tohti critiquait ouvertement la politique du gouvernement central notamment vis à vis des Ouïghours, en matière de planning familial, par exemple. Victimes de discriminations dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et du logement, ceux-ci voient leur liberté religieuse entravée et se trouvent écartés de la scène politique. Cependant M. Tohti refusait tout recours à la violence et s’efforçait d’instaurer un dialogue entre différents groupes ethniques, conformément au prescrit de la Constitution de la République populaire chinoise (RPC).
Son procès a eu pour toile de fond des attaques violentes et la répression de manifestations au Xinjiang. À la suite d’une précédente vague de troubles en 2009, Navi Pillay, alors haut-commissaire des Nations unies, exhortait les autorités à« réfléchir aux causes de ce genre d’évènements, par exemple la discrimination et les manquements au devoir de protection des droits des minorités ».
Aujourd’hui des universitaires et intellectuels du monde entier appellent le président Xi Jinping à libérer Ihlam Tohti sans condition, soulignant que l’émergence d’une société multiethnique harmonieuse [ permettra ] d’apaiser les tensions interethniques. La réclusion de l’intellectuel ouïgour vise à intimider un groupe ethnique tout entier, alors que celui-ci, dans son ensemble, n’est pas radicalisé et n’entretient aucun lien avec des terroristes !

Liberté criminalisée

Les autorités ont accru les restrictions déjà très lourdes qui pesaient sur la pratique de l’islam dans la région. Tout désaccord exprimé par les Ouïghours est présenté comme une démonstration d’extrémisme religieux, un acte de terrorisme international ou atteinte à la sécurité nationale.
La notion de subversion ou celle de divulgation de secrets d’État -des dispositions du Code pénal bien nébuleuses- servent à réduire au silence les militants et à restreindre leurs droits, dont celui à un procès public. Si M. Tohti a pu bénéficier en pointillé d’une assistance juridique, à l’inverse d’autres affaires impliquant « des secrets d’États », la presse et les diplomates étrangers ont été bannis des audiences. Par ailleurs, à l’instar des étudiants, il aurait été victime de mauvais traitements. C’est que, si de nombreuses lois renforcent l’interdiction de la torture établie par le Code pénal chinois (articles 247 et 248), les actes interdits ne correspondent que partiellement aux définitions du droit international. Les pouvoirs discrétionnaires accordés aux autorités judiciaires par le code de procédure pour poursuivre les tortionnaires, multiplient en fait les occasions de recours aux mauvais traitements.
Les intellectuels chinois sont fréquemment emprisonnés. Internet est étroitement surveillé et les lois de janvier 2007 octroyant une plus grande liberté aux journalistes étrangers, ne s’appliquent pas aux nationaux qui, eux, se trouvent soumis à un contrôle renforcé.

Le statut particulier du Xinjiang

Les autorités ont prétexté le déferlement de violences de 2008-2009, pour poursuivre quelque 1200 « terroristes » présumés pour atteinte à la sûreté de l’Etat.
En définitive, Pékin est parvenu à coloniser les marches du pays, à telle enseigne que le rapport démographique entre Han et musulmans turcophones, majoritairement Ouïgoures, s’est modifié. L’Etat central y assure son emprise non seulement par un contrôle rigoureux des pratiques religieuses, -par exemple le port de la barbe ou du voile sont interdits, ainsi que la fréquentation des mosquées par les fonctionnaires et mineurs-, mais encore par sa présence envahissante. Par ailleurs, plusieurs condamnés à mort avec sursis ont été exécutés au Xinjiang en 2008. Pourtant, dans la plupart des provinces chinoises, ce type de condamnation est, en cas de bonne conduite durant deux ans, commué en réclusion à perpétuité. Le Xinjiang est, avec le Tibet, la seule région où des personnes sont encore exécutées pour crime politique.
L’appareil central, toujours soucieux de consolider ses frontières, considère toute échauffourée comme relevant du terrorisme islamique et indépendantiste. Les organisations ouïgoures en exil soulignent de leur coté que la violence trouve sa source dans la répression de la minorité de confession musulmane par les autorités de la RPC. La condamnation pour séparatisme d’Ilham Tohti, constitutionnaliste modéré et opposé à la violence, est l’illustration de l’implacable stratégie du gouvernement.

Peine de mort : oui
Torture : oui

  Imprimer

1 Message

Répondre à cet article