Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel du mois (Décembre 2015) - Israël / Cisjordanie
Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
APPEL URGENT Juillet 2019 : Crimée

Un Tatar de Crimée, Edem Bekirov, est détenu par les forces de sécurité russes depuis la mi-décembre 2018. En chaise roulante, son état de santé requiert des soins spécialisés qui ne sont pas fournis par le centre de détention de Simféropol . Lors de sa dernière visite, son avocat a observé une grave détérioration de l’état de M. Bekirov. Ses jours sont en danger, en raison de conditions de détention correspondant, assurément, à un traitement inhumain et dégradant.

APPEL URGENT Juin 2019 CAMEROUN

Samedi 8 juin 2019, yaoundé : malgré l’interdiction de manifester, des militants du mrc battent le pavé de la capitale pour demander la libération des prisonniers politiques affiliés à leur parti, dont leur leader Maurice Kamto (photo)

APPEL URGENT Juin 2019 BURUNDI

La Cour d’Appel de Ntahangwa devait se déplacer à Ngozi le 25 avril 2019 pour le procès en appel de Germain Rukuki, condamné en première instance à 32 ans de prison pour avoir travaillé avec l’ACAT Burundi. Finalement, cette mission a été reportée sine die.

Pour appartenance à l’ACAT-Burundi, Germain Rukuki a été condamné à 32 ans de prison par le tribunal de grande instance de Ntahangwa, le 26 avril 2018, à l’issue d’une procédure judiciaire regorgeant d’irrégularités. M. Rukuki, qui est juriste, a fait appel de sa condamnation injustifiée. Il attend toujours la décision de la Cour d’appel, qui devait être annoncée dans les 30 jours suivant l’audience en appel.

APPEL URGENT Mai 2019 Émirats Arabes Unis (EAU)

Utilisateurs d’i-phones qui, en août 2016, avez mis à jour votre appareil pour pallier une faille de sécurité, vous êtes un peu les « obligés »du défenseur des droits de l’homme Ahmed Mansoor !
Selon nombre de médias, votre smartphone aurait dû être impliqué dans une tentative d’espionnage d’envergure. Mansoor est celui qui a donné l’alerte et transmis les messages suspects aux experts software canadiens. Ceux-ci identifient alors le virus Pegasus, conduisant Apple à éditer rapidement un logiciel de sécurité contre le piratage.

APPEL URGENT Mai 2019 Chine

POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS D’OUVRIERS ATTEINTS DE SILICOSE, WEI ZHILI ET DEUX DE SES COLLÈGUES ONT ÉTÉ PLACES EN « RÉSIDENCE SURVEILLÉE DANS UN ENDROIT DÉSIGNÉ » FORMULE DE DÉTENTION AUTORISANT AMPLEMENT LA POLICE A RECOURIR A LA TORTURE .

Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT –Action et prière juillet 2019

Cher ami ou chère amie de l’ACAT,

Voici une édition estivale de notre « Lettre », qui vous paraitra bien légère, mais c’est que nombre d’entre nous sont en congés, ou sur le point de fuir nos étouffantes - cette année -cités .

Les deux histoires ou situations portées à votre attention n’en sont pas moins extrêmement préoccupantes, et nous vous demandons de vous en saisir sans délai !

Il est possible que vous receviez ce mois-ci d’autres courriers de notre part, si l’actualité ou les circonstances l’exigent. Dans tous les cas, nous comptons sur votre assistance, votre participation et foi en notre action. Et nous vous remercions de votre fidélité.

Bonnes vacances !

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT - Actualités, action et prière Mai 2019

Chers Amis de l’ACAT,

Un peu en retard -en regard des calendrier civil ou obligations laïques-, nous vous transmettons tous nos vœux de Pâques.
C’est un retard qui ne prête cependant pas à conséquences, puisque le sens et la réalité de Sa résurrection doivent continuer de vivre en nous. Jusque l’Ascension (le 2 juin), la lumière pascale éclaire de plus belle notre vision et for intérieurs.
En continuant de porter nos frères et sœurs souffrants, soyons des vecteurs de la Nouvelle. Assurons la translation de cette nouvelle abasourdissante et inégalée.

Merci de continuer à soutenir concrètement notre association : n’oubliez pas de régler votre cotisation 2018 ou 2019, ni de vous joindre à nos appels, ni de vous manifester ou rappeler à notre bon souvenir au cas où, par exemple, vous souhaitez vous engager davantage.

Merci de vous engager par la prière à nos côtés et aux côtés de milliers d’autres chrétiens.

D’ailleurs, déjà, certains d’entre nous s’activent pour la Nuit des Veilleurs 2019.

Bien cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière- AVRIL 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de Dieu :
il nous a réconciliés avec lui par le Christ,
et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
Car c’est bien Dieu
qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :
il n’a pas tenu compte des fautes,
et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,
et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :
nous le demandons au nom du Christ,
laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché,
Dieu l’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en lui nous devenions justes
de la justice même de Dieu ».

Paul 2Co5 17,21

Quatrième dimanche de Carême, déjà, et qu’avons nous fait pour marcher vers Toi ?
Dans tous les cas, on constate que la torture, qui se nourrit du silence, ne disparaît pas. Au contraire.

Alors, quoiqu’il en soit, merci d’être là et de donner de la voix !

Surtout, il ne faut pas se taire !

Cordialement,
fraternellement

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière Ides de Mars 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! » (Guy Aurenche)

Dans le Christ et avec Lui, sortons de nos déserts.

Ou bien plutôt, nous à qui est donnée la foi, tâchons pendant ce Carême, d’aller à sa suite dans le désert.

Et comme chaque début de Carême, vous pouvez retrouver » ici le dossier paroisses et notre feuillet destinés aux membres de votre communauté.

Samedi dernier, réunis pour notre Assemblée générale, nous avons eu l’honneur et le plaisir d’écouter Maitre Lambert Nigarura, Président de la Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale et membre du Barreau Pénal International. Ce militant de la première heure et cofondateur de l’ACAT-Burundi, est revenu sur la dérive de son pays, qu’il a été obligé de quitter suite aux évènements de 2015.

Son exposé, la relation de destins individuels sur fond de batailles géopolitiques et idéologiques, nous a rapproché plus encore un peu plus de ce pays et de ses défenseurs, pour lesquels nous souhaitons redoubler d’efforts et de constance (vœu exprimé de notre Président Luc Detavernier). L’ACAT Burundi nous a aussi fourni un document important concernant la situation des détenus et leur traitement dans les geôles burundaises.

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – Edition spéciale (Actualités, action et prière, 3è semaine de février 2019)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Cette édition spéciale de notre « Lettre » vous est signale la prolongation de la campagne Libye– Europe, et ce, jusqu’à nouvel ordre - ici vous trouverez notre Communiqué de presse.

Nous attirons votre attention, dans le corps des documents, sur l’adresse corrigée de notre a.s.b.l., à laquelle vous devez renvoyer les pétitions ou lettres –les divers documents vous sont à nouveau fournis en PJ-. Cette action commence en Allemagne à porter des fruits palpables, puisque l’ACAT Allemagne a reçu des réponses positives et circonstanciées, de députés fédéraux de trois grands partis, dont celle de députés (verts) affirmant leur soutien à la cause de Pro-Asyl et de l’ACAT Deutschland.

En sus, trois communiqués importants de la FIACAT qui vous permettent de (re) prendre le pouls de notre Fédération.

Nous comptons sur vos assistance et foi en notre action.

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

Sur notre page Facebook
Appel du mois (Décembre 2015) - Israël / Cisjordanie

Détentions arbitraires de mineurs !

Word - 25.9 ko

Intervenir avant le 30/11/2015

Le 19 octobre 2015, la police israélienne arrêtait Fadi Hasan Abassi et Mohammed Saleh Ghaith. Tous deux, âgés de 17 ans, avaient jeté des pierres, infraction le plus fréquemment avancée pour justifier l’arrestation de mineurs palestiniens. Fadi et Mohammed n’ont pas été informés de leur droit de garder le silence et de consulter un avocat avant leur interrogatoire. Leurs parents n’ont pas pu les assister. A défaut de preuves justifiant leur poursuite par la justice israélienne, le ministre de la Défense a ordonné leur placement en détention administrative, en vertu de la Emergency Power Detention Law qui s’applique aux résidents de Jérusalem Est.
Or cette forme de détention est un véritable outil de répression. Elle permet aux autorités de détenir une personne pour une période maximum de six mois, renouvelables à l’envi, sans inculpation ni procès, le plus souvent sur la base d’informations « secrètes ». Dans ces conditions, la détention administrative viole le droit international et constitue une détention arbitraire impossible à contester.
Fadi restera détenu six mois et Mohammed, trois mois. Leur détention pourra être prolongée à l’issue de cette période. Ce nouveau placement en détention administrative, le premier en 4 ans, illustre une nouvelle vague de répression à l’encontre des Palestiniens. Celle-ci accompagne l’intensification des heurts avec l’armée israélienne depuis début octobre. Fin octobre, les prisons d’Israël comptaient 6.700 prisonniers palestiniens dont 450 détenus administratifs et 320 mineurs.

Les mineurs : une cible de choix

Chaque année, de 500 à 700 enfants cisjordaniens sont arrêtés. En procédant ainsi, Israël cible le futur des Palestiniens. En Palestine, en 2014, plus de 75 % des enfants palestiniens détenus ont enduré des violences physiques entre leur arrestation et leur interrogatoire. Souvent emmené au milieu de la nuit, le mineur a les yeux bandés et les poignets menottés, avec des liens en plastique très serrés entaillant la chair. Durant le trajet vers le poste, qui peut durer plusieurs heures, il est insulté, humilié et parfois menacé et battu.
Dans 93% des cas, les enfants n’ont pas accès à un avocat. L’interrogatoire dure de quelques heures à plusieurs semaines pendant lesquelles le mineur reste souvent menotté et attaché à une chaise, position provoquant des douleurs aigues. Le but de cette épreuve est d’obtenir des noms de camarades pouvant justifier de nouvelles arrestations. Cette épreuve vise aussi à extorquer des aveux qui fonderont la condamnation éventuelle. Les trois quarts des enfants mis en accusation sont condamnés à une peine d’emprisonnement ferme, souvent pour jet de pierres ou de cocktails molotov.
Depuis 1967- année de la mise en place d’une administration militaire israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza- la loi militaire israélienne s’applique uniquement à la population palestinienne. Ainsi les mineurs palestiniens sont soumis à la justice des tribunaux militaires israéliens, contrairement aux mineurs israéliens sur le même territoire. Les tribunaux militaires ne garantissent pas le même droit à un procès équitable que les tribunaux civils.

Un outil de contrôle de la société palestinienne

Israël utilise la prison comme un véritable outil de pression sur la société palestinienne. Depuis 1967, plus de 850.000 Palestiniens ont été incarcérés par Israël, si bien que chaque famille palestinienne aura vu l’un des siens emprisonné, au gré d’un parcours jalonné de violences et d’humiliations. Cette injustice est susceptible d’entraîner des effets dramatiques sur la société palestinienne, ainsi que sur le difficile processus de paix.

-> Zoom . Traitement infligé à Taleb Hamed

(15 ans en août 2015)
Taleb Hamed était dans un taxi de retour de Ramallah le 3 juin lorsqu’il a été arrêté à un barrage de fortune près de l’entrée de Silwad parce qu’il n’avait pas ses papiers d’identité. Il a été emmené à un poste de police de la colonie israélienne de Geva Binyamin dans le plus grand secret. Accusé d’avoir jeté des pierres, il n’a pas eu droit à un avocat et n’a jamais été informé de son droit de garder le silence. Après un interminable interrogatoire, il a été forcé de signer des documents en hébreu qu’il ne comprenait pas. Puis, il a été enfermé dans une cellule, seul pendant cinq heures sans eau ni nourriture avant d’être transféré à la prison militaire d’Ofer, près de Ramallah. Depuis le début de 2015, 95 mineurs palestiniens ont été détenus à la prison israélienne d’Ofer.
Alors qu’aucun acte d’accusation n’avait été déposé par le procureur militaire (fin août), un juge du tribunal militaire a décidé la relaxe de Taleb après versement d’une caution de 5.000 shekels ( environ 1.200 €).

Nous vous invitons à adresser une copie du modèle de lettre ci-joint aux autorités ont l’adresse se trouve reproduite sur la lettre.
Tarif : 0,72€ pour la Belgique et à 1,32€ pour l’international.

  Imprimer