Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Les Journées Nationales de la Prison 2019...

Les Journées Nationales de la Prison 2019 auront lieu du 23 au 30 novembre. Le thème de cette année est « Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux ».

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Novembre 2019

Chers adhérents et sympathisants,

Dans le premier Appel, il ne s’agit pas de prendre position pour ou contre l’homosexualité, pour ou contre les LGTB - ou les prétendues menées obscures de leurs mouvements-, mais bien de s’opposer ensemble et de toutes nos forces à la Peine de mort, qui risque de bientôt frapper les personnes homosexuelles en Ouganda. Et de déclencher des persécutions à leur encontre . Cependant, cette intervention peut en déranger certains, friser pour eux l’apostasie. Aussi vous recevrez dans les meilleurs délais un appel ( davantage fédérateur, moins compromettant pour certains) dans un second volet de la lettre de l’ACAT.

Le mois de novembre est dédié dans notre Royaume de Belgique aux prisons et aux détenus. A l’initiative d’un groupement pluraliste d’associations et d’organisations, les Journées Nationales de la Prison (JNP) informent et stimulent la discussion autour de la situation carcérale en Belgique. Pour cette 6ème édition, les JNP posent la question « Après la prison, toujours la prison ? ». Alors, rendez-vous le 27 novembre et sur le site (Indications à la rubrique actualités nationales).

La deuxième partie de la lettre sera aussi l’occasion de vous préciser le lieu qui n’est pas encore déterminé de cet événement, ainsi que le nom du film ou documentaire retenu pour notre soirée débat, à laquelle il serait formidable que vous participiez.

Très bientôt : notre ACAT Info dans vos boites aux lettres !
Fraternellement,
Unis dans la prière ! Belle fête de la Toussaint

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT actualités, action et prière Octobre 2019

Chers amis,

En 2019 la Journée contre la Peine de mort du 10 octobre va scruter la famille et les enfants du condamné à mort. Elle tire ainsi son chapeau à la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), qui célébrera son 30è anniversaire le 20 novembre prochain.

Vous pouvez consulter ici le matériel de campagne fourni par la Coalition mondiale et nous informer de vos initiatives qu’inspirerait cette lecture.

Pour cette Journée de mobilisation contre la peine de mort, l’ACAT-Suisse a créé une courte vidéo, basée sur les informations de la Coalition mondiale et dont nous avons l’honneur de vous proposer le lien (en français et en allemand sur YouTube). Il va sans dire que vous pouvez partager cette vidéo sur vos réseaux sociaux, sur votre site web etc.!

Comme toujours, vous pouvez nous contacter pour toute proposition d’Action ou toute autre question.

Au nom du conseil d’administration, je vous souhaite un beau début d’automne.

Cécile Auriol,
Administratrice ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT actualités, action et prière septembre 2019

Cher Ami(e) de l’ACAT,

Notre action, poursuivons-la, portée par les mots de celui qui se désigne lui-même comme le "prisonnier du Christ".

D’ailleurs, notre équipe vous prie de ne pas hésiter à vous rappeler à notre attention en exprimant vos résistances, ou mieux, vos idées d’interventions, de façon à susciter et renouveler cette Action. Vous nous aiderez ainsi à grandir encore dans notre Foi en l’Homme.

Nous espérons que vous avez passé un bel été et vaillamment repris le cours normal de notre vie. Pour nous, cette rentrée se met doucement en place.

A l’agenda, la Journée contre la Peine de mort du 10 octobre qui regarde, un peu exceptionnellement, la famille et les enfants du condamné à mort, mais vient également en écho du 30è anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Vous pouvez consulter ici le matériel de campagne fourni par la Coalition mondiale et nous informer de vos initiatives qui naitraient de cette lecture.

Cordialement, je vous remercie beaucoup

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

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Appel du mois (Fevrier 2016) - TURQUIE

SANCTIONS COLLECTIVES ARBITRAIRES EN TURQUIE

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Intervenir avant le 08/03/2016

De l’offensive en zone kurde

L’offensive du gouvernement turc contre le Mouvement de la jeunesse patriotique révolutionnaire (YDG-H), section du PKK, se manifeste par l’imposition de couvre-feux permanents et l’interruption des services publics. Ce siège infligé aux civils, confinés chez eux sans accès à des vivres et à des services essentiels, met en danger la vie des habitants des villes et quartiers kurdes de Cizre, Sirnak, Sur, Silopi, Diyarbakir et Elazığ (entre autres). Les forces armées, invoquant des raisons de sécurité, empêchent les ambulances de pénétrer dans ces zones afin de dispenser des soins aux malades. Ainsi un habitant de Silopi (province de Şırnak), sous couvre-feu permanent depuis le 14 décembre 2015, a gardé chez lui le corps en décomposition de l’un de ses proches avant de pouvoir l’inhumer. Des familles ont été privées d’eau pendant 20 jours et d’électricité 15 jours en décembre, avant qu’elle ne soit rétablie de manière inattendue, mais intermittente.
Depuis le 19 janvier, le couvre-feu est restreint. Mais des images de Silopi filmées depuis montrent des habitations, commerces et infrastructures ravagés, les approvisionnement en électricité et en eau (acheminée par camions citernes), presque paralysés. Les denrées alimentaires manquent. La traque du groupe armé YDG-H qui se poursuit dans la localité voisine de Cizre et dans le district de Sur (Diyarbakır), et les « black- outs » en vigueur jour et nuit, achèvent d’asphyxier la ville.
Le 23 janvier, 28 personnes se sont réfugiées au sous-sol d’un immeuble, certaines grièvement blessées. Ne pouvant quitter les lieux en raison de pilonnages incessants, quatre d’entre elles auraient succombé à leurs blessures faute de soins, à quelques encablures du centre-ville et d’établissements médicaux. Le 25, une requête a été déposée devant la Cour européenne des droits de l’homme en leur nom pour obtenir une mesure provisoire obligeant les autorités à assurer des soins d’urgence.

Rafles et guerre d’embuscades

Depuis juillet 2015, le processus de paix entre le gouvernement et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) se trouve dans une impasse. Plus de 162 civils – des femmes, de jeunes enfants et des vieillards – auraient été tués dans le cadre de l’offensive contre le YDG-H. Le 13 janvier, un attentat du PKK devant le siège de la police de Çınar, dans la province de Diyarbakır, a tué un policier et cinq civils, dont deux jeunes enfants. 39 personnes ont été blessées.
En face, la police et l’armée ripostent à l’artillerie lourde, sans égard pour les zones d’habitation. Loin des sites d’affrontements avec les forces de sécurité, des tirs causent la mort de nombreux civils. Mais toutes les enquêtes sont au point mort.
Les autorités interdisent ces zones aux observateurs indépendants (associations d’avocats ou ONG), tandis que ceux qui dénoncent les atteintes aux droits humains font l’objet de menaces, d’enquêtes pénales et d’autres formes de harcèlement. Ainsi, le 9 janvier, le parquet a ouvert une information judiciaire contre l’animateur du Beyaz show et son invité pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste », parce que ce dernier appelait les spectateurs à témoigner de la dévastation qui frappe les civils dans le sud-est. Fait encore plus inquiétant : le harcèlement judicaire de quelque 1400 universitaires et la détention soudaine de vingt d’entre eux. Les propos du Président Erdoğan, qui a dénoncé “une cinquième colonne” terroriste, suggèrent que la répression s’étendra à tout détracteur des campagnes gouvernementales. Surnommés les académiciens de la paix, les signataires de la pétition « Nous ne serons pas les complices de ce crime » se retrouvent bel et bien dans le collimateur de la justice et accusés « de remettre en cause la nation turque”.
***
Le 28 novembre 2015, le bâtonnier de la province de Diyarbakir, membre de l’organisation turque des droits de l’homme IHD, Tahir Elçi, qui appelait le gouvernement à cesser les violences et les destructions, était assassiné.
Yavuz Binbay, originaire de Diyarbakir, est le fondateur d’un centre de réhabilitation pour les victimes de torture, SOHRAM, qui assiste les réfugiés de Syrie (2,5 millions à ce jour !). Selon lui, de juillet à septembre, le gouvernement aurait exécuté 1964 « terroristes » tandis que 8 000 personnes, dont un quart de mineurs, se trouvaient fin novembre en garde à vue. 4 500 autres condamnées et incarcérées.

Veuillez adresser la lettre ci-jointe aux autorités dont l’adresse se trouve sur la lettre. Affranchir à 0,79€ (Belgique) et à 1,45€ pour la Turquie.

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