Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Actualités de l'ACAT
Chers adhérents,Noël et les festivités du 1er...

Chers adhérents,

Noël et les festivités du 1er janvier 2020 sont derrière nous à présent. Cependant nous gardons, nous, tapie au fond de nous, cette chaleur merveilleuse ineffable et douce de la venue au monde de Christ. Et avec vous, nous comptons bien continuer de déployer notre Action en faveur de la dignité et des droits des hommes et femmes, chaque fois qu’ils sont bafoués ou menacés.
Conservons donc cette Lumière jamais égalée et laissons- nous guider par le Verbe et sa Parole tout le long de l’Année qui commence.
Ensemble pour des avancées solidaires et fraternelles sur les chemins du Monde,

Excellente année à chacun et chacune d’entre vous et Merci d’être là !

p.o ACAT Belgique
Cécile Auriol, administratrice toujours à votre service

La lettre de l’ACAT 10 décembre 2019 : la DUDH fête 71 ans !

Chers adhérents,
Aujourd’hui nous mettons un défenseur à l’honneur, anniversaire de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme) oblige, puisque le combat pour les droits humains est précisément notre raison d’exister .
A côté des défenseurs Germain Rukuki, Tamara Chikunova ou Carole Rackete, sur le destin desquels il nous tiendra à coeur de revenir (mais pour des raisons pratiques, seulement ultérieurement), autant d’hommes et de femmes que nous vous prions de ne pas oublier, nous vous invitons aujourd’hui à joindre votre voix à celle de l’ACAT France et à intervenir pour un défenseur copte engagé, Ramy Kamel, détenu et probablement torturé.
Merci pour Rami
Germain .
Carole et Tamara

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT décembre 2019 : Avent

Chers adhérents,

Nous serons concis et ainsi, peut-être, entendus, et nous approcherons de la sorte des " buts recherchés".

L’Avent, c’est "l’attente dans l’espérance et dans la vigilance". Plus que jamais, nous vous appelons à vous tenir concrètement à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir, entre autres, notre ACAT -Info.

Vous êtes l’ACAT Belgique, qui doit retrouver son souffle premier !

Les appels ce mois-ci visent la répression exercée par un gouvernement central tout-puissant sur la périphérie troublée de œkoumène chinois.

Mais, nous, allons ensemble, et portons notre message -qui est le Sien- aux extrémités de la terre.

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Les Journées Nationales de la Prison 2019...

Les Journées Nationales de la Prison 2019 auront lieu du 23 au 30 novembre. Le thème de cette année est « Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux ».

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Appel du mois (Juillet 2016) GUATEMALA

La violence empoisonne la vie quotidienne des Guatémaltèques. Ses racines sont multiples : crime organisé, trafic de drogue, impunité, corruption, inégalités, pauvreté, indigènes ostracisés, poids d’une guerre civile meurtrière...

Déferlante criminelle contre défenseurs des DH et journalistes

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Intervenir avant le 08/08/2016

• Le 19 juin 2016, Brenda Marleni Estrada, coordinatrice du syndicat UNSITRAGUA–HISTÓRICA, a reçu 5 impacts de balles tirées à partir d’un véhicule qui la filait depuis plusieurs jours. Elle est morte sur le coup. Mme Estrada venait de déposer son père Jorge Estrada, avocat au sein du même syndicat, à la gare routière de Ciudad de Guatemala. Ils achevaient de mettre au point divers pactes collectifs entre travailleurs et patrons de bananeraies du département d’Izabal.
Diego Choc Pop était le délégué régional du comité paysan de l’Altiplano (CCDA). Celui-ci s’efforce d’améliorer, par le développement agricole, les conditions d’existence et les droits humains et fonciers des communautés. Diego Choc Pop a été abattu le 16 juin à San Juan Tres Ríos.
• Aube du 7 juin, 5h30 : un individu à motocyclette, le visage dissimulé sous un passe- montagne, abat Víctor Hugo Valdés (journaliste) alors qu’il effectue ses exercices physiques quotidiens à Chiquimula.
• Le 30 mai, le commentateur radio Diego Salomón Esteban est arrêté par trois hommes armés circulant comme lui à motocyclette. Ils le somment de laisser là son engin. 8 heures plus tard, on retrouve le corps de Diego sous son vélomoteur.
• Le 23 juin, deux inconnus poignardent un autre speaker, Juan Pablo Ramírez Kursell, le touchant gravement aux poumons. Il reste à ce jour hospitalisé.
• Des journalistes sont également victimes d’intimidations. Ainsi le 29 avril, l’ordinateur contenant les archives et l’appareil photo d’Ángel Martín Tax lui sont volés à son domicile. Otoniel Rivera a couvert l’assassinat de trois défenseurs de l’Institut National des Forêts (INAB) survenu le 13 avril. Le 4 mai il reçoit une notification judiciaire : son véhicule particulier serait impliqué dans l’assassinat.
• Des menaces sont proférées contre la vie de maître Alejandro Rodríguez, avocat d’Emma Molina Theissen dont le fils, Marco Antonio, avait été victime d’ "une disparition forcée" en 1981. Rouverte ce 6 janvier, l’affaire a conduit à l’arrestation des militaires Edilberto Letona Linares, Francisco Luis Gordillo, Manuel Callejas et Hugo Zaldaña, qui doivent répondre de traitements inhumains, disparition forcée, viol sur mineur.
• Le 21 juin, agression physique d’un membre d’Impunity Watch et mise à sac des bureaux de l’ONG.

La fin de l’impunité ?

C’est dans le contexte d’un scandale (détournement de fonds de l’administration des douanes et de la sécurité sociale) que se sont tenues les élections présidentielles. Elles ont hissé Jimmy Morales à la tête de l’État. Révélé par la Commission Internationale Contre l’Impunité au Guatemala (CICIG)- établie par l’ONU fin 2006-, ce scandale a entraîné la démission et l’arrestation de l’ancien Président de la République, Otto Perez Molina, ainsi que l’inculpation de 55 autres figures publiques éminentes (ministres, entrepreneurs et banquiers). Bien qu’appartenant au FCN (Front de Convergence Nationale, créé en 2008 par des militaires susceptibles d’être poursuivis pour l’assassinat d’indigènes), M. Morales a fait de la réussite de la CICIG l’une de ses priorités.
Le travail de la CICIG et l’action du ministère public sont des éléments clefs pour lutter contre l’impunité et améliorer la situation du pays. Malgré les menaces qui pèsent sur lui, le ministère public (en particulier les procureures générales Thelma Aldana et avant elle, Claudia Paz y Paz) semble déterminé à assainir un pouvoir infesté par le crime organisé et la corruption. Ainsi Mme Aldana enquête sur M. Pérez Molina et sa vice- présidente Roxane Baletti. L’ouverture d’informations judiciaires pour génocide a également permis la condamnation d’ Héctor López Fuentes, ex-chef de l’État Major de Ríos Montt (dictature de 1982-83), ainsi que celle des généraux Mejía Victores et de Ríos Montt.
La défense des droits de l’homme demeure une activité hautement risquée au Guatemala. La nouvelle vague d’intimidations et d’assassinats de journalistes dont il vient d’être question s’inscrit dans le sillage d’autres meurtres de défenseurs des DH : Daniel Choc Pop, Walter Méndez Barrios, Rigoberto Lima Choc et Sebastian Córdova Sajic. En 2015, 13 défenseurs ont été exécutés, 8 autres ont subi des tentatives de meurtre. (OMCT)
En février nous étions intervenus pour les juristes du CALAS, messieurs Maldonado, Cadena et Morth, actifs dans les affaires Reforestadora de Palma de Petén et pollution de la rivière La Pasión.

Nous vous invitons à adresser une copie du modèle de lettre ci-joint aux autorités dont l’adresse se trouve sur la lettre. Affranchir à 0,79€ pour la Belgique et à 1,45€ pour l’international.
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