Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Appel du mois (Juin 2016) République Populaire de Chine

Depuis janvier 2016, des dizaines d’avocats ou d’activistes ont essuyé des condamnations disproportionnées pour des délits comme la « subversion du pouvoir de l’Etat ». Détentions prolongées, résidences surveillées incommunicado et diffusions télévisées des « traditionnelles » autocritiques (en fait, des aveux forcés) vont à contre- courant des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

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Intervenir avant le 08/07/2016

Cibles du Pouvoir

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Wan Quanzhang

A Pékin : L’avocate Wang Yu et son collègue Wan Quanzhang travaillent au cabinet juridique Fengrui. Inculpés de tentative de« subversion », ils sont respectivement écroués aux centres pénitentiaires n o 1 et n o 2 de Tianjin depuis le 8 janvier 2016.
Wang Yu avait été interpellée le 9 juillet dernier comme elle conduisait son époux et son fils Bao Zhuoxuan à l’aéroport. Bao, âgé de 16 ans, battu lors de son interrogatoire, a été victime d’une « brève disparition forcée » le 6 octobre 2015, après son arrestation au Myanmar avec deux autres militants, Tang Zhishun et Xing Qingxian, qui l’aidaient à fuir la Chine.
Wang Yu a d’abord été placée en résidence surveillée, sans pouvoir consulter ses avocats, son affaire touchant à la sécurité nationale. L’avocate a défendu Cao Shunli (morte de mauvais traitements en détention), l’intellectuel Ilham Tohti, Wu Gan aka “The Butcher”, ainsi que des Chrétiens du Zhejiang touchés par le démontage des croix de leurs églises, des adeptes du Falun Gong ou encore des partisans de Hong Kong. En 2008 Wang Yu avait déjà été victime d’une campagne de diffamation, orchestrée par l’agence Xinhua. Puis elle avait disparu de la vie publique car elle purgeait deux ans et demi de prison.
Wang Quanzhang est inculpé 2 jours après son arrestation pour troubles à l’ordre public et subversion. Ses interventions dans des affaires sensibles lui ont valu des mesures de rétorsion féroces. Ainsi au cours d’un procès au Shandong en juin 2015, Wang, sans cesse débouté, est trainé dans une pièce adjacente à la salle d’audience et longuement rossé par des greffiers. Wang Yu et Wang Quanzhang encourent 15 ans de prison.

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Zhang Haitao

• Au Xinjiang Un activiste peu connu, Zhang Haitao écope en janvier 2016, après 4 jours de procès, d’une peine totale de 20 années de prison pour « incitation à la subversion de l’État » -15 ans - et « intelligence avec l’étranger » -5 ans-, assortis d’une amende de 18,500$ ! Originaire du Henan, Zhang gagne le Xinjiang en1995, après avoir perdu son emploi dans une entreprise étatique. Il retourne au Henan en 2009. Mais la police le renvoie au Xinjiang pour « corruption ». Il y est détenu deux mois. Il commence alors à pétitionner pour obtenir réparation de ce traitement inique, multipliant les messages politiques sur internet. Il est finalement arrêté le 27 juillet 2015 à Urumqi, pour « incitation à la haine ethnique. »
• À Zhengzhou. Pour avoir commémoré Tien’ Anmen, le militant Yu Shiwen
est détenu depuis juillet 2014 sans avoir été jugé. Alors que le code de procédure pénale limite la détention préventive à 13 mois, il aura passé plus de 20 mois dans l’isolement.
Les 3 et 4 juin 1989, l’armée ouvrait le feu sur la place Tien’Anmen faisant des centaines de victimes. Ensuite la répression s’installait et conduisait à l’arrestation de milliers de personnes. Depuis, activistes et proches de disparus ou de survivants se voient interdire de marquer ce triste anniversaire. Ainsi, cette année encore, plusieurs militants ont été détenus arbitrairement ou bien placés en résidence surveillée très stricte. C’est le cas de Ding Zilin (79 ans), la fondatrice des « mères de Tien’ Anmen ».

Contexte

Depuis 1989, bien que la Chine ait ratifié nombre de conventions internationales de protection des droits de l’Homme, le gouvernement continue de contrôler de façon inexorable l’exercice des libertés fondamentales. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, des lois très restrictives ont été adoptées et des centaines d’avocats des droits de l’Homme ou de membres d’organisations de la société civile ont été arrêtés.
C’est que le régime actuel fait face à une crise multidimensionnelle : une crise politique (succession au sein du Parti communiste et orientation à venir), crise économique, crise environnementale... Face à ces crises, l’exaspération du régime monte, notamment sur la question des règles édictées par le PCC.
La défense des droits de l’Homme semble plus que jamais regardée comme une menace politique.
En visant les défenseurs, le pouvoir central muselle les victimes d’abus et prive le pays d’acteurs pour le respect de l’Etat de droit. La torture est habituelle, les libertés d’expression et de religion, constamment foulées aux pieds. La Chine détient le triste record du monde en matière d’exécutions. Celles-ci sont estimées à 2400 en 2014 (ici pas de chiffre officiel, secret d’État !). Les procès inéquitables constituent la majorité des procès. En 2015, 99% des personnes poursuivies en justice ont été jugées coupables. Le système judiciaire brille par son absence totale d’indépendance, les aveux sont obtenus sous la torture, les droits des accusés quasiment inexistants.
Pékin récuse toute notion d’État de droit et de démocratie.

Je vous communique ici une adresse alternative pour l’Ambassade de RPC à Bruxelles
eMail : embcn@hotmail.com

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