Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel du mois (Juin 2016) République Populaire de Chine
Actualités de l'ACAT
Chers adhérents,Noël et les festivités du 1er...

Chers adhérents,

Noël et les festivités du 1er janvier 2020 sont derrière nous à présent. Cependant nous gardons, nous, tapie au fond de nous, cette chaleur merveilleuse ineffable et douce de la venue au monde de Christ. Et avec vous, nous comptons bien continuer de déployer notre Action en faveur de la dignité et des droits des hommes et femmes, chaque fois qu’ils sont bafoués ou menacés.
Conservons donc cette Lumière jamais égalée et laissons- nous guider par le Verbe et sa Parole tout le long de l’Année qui commence.
Ensemble pour des avancées solidaires et fraternelles sur les chemins du Monde,

Excellente année à chacun et chacune d’entre vous et Merci d’être là !

p.o ACAT Belgique
Cécile Auriol, administratrice toujours à votre service

La lettre de l’ACAT 10 décembre 2019 : la DUDH fête 71 ans !

Chers adhérents,
Aujourd’hui nous mettons un défenseur à l’honneur, anniversaire de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme) oblige, puisque le combat pour les droits humains est précisément notre raison d’exister .
A côté des défenseurs Germain Rukuki, Tamara Chikunova ou Carole Rackete, sur le destin desquels il nous tiendra à coeur de revenir (mais pour des raisons pratiques, seulement ultérieurement), autant d’hommes et de femmes que nous vous prions de ne pas oublier, nous vous invitons aujourd’hui à joindre votre voix à celle de l’ACAT France et à intervenir pour un défenseur copte engagé, Ramy Kamel, détenu et probablement torturé.
Merci pour Rami
Germain .
Carole et Tamara

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT décembre 2019 : Avent

Chers adhérents,

Nous serons concis et ainsi, peut-être, entendus, et nous approcherons de la sorte des " buts recherchés".

L’Avent, c’est "l’attente dans l’espérance et dans la vigilance". Plus que jamais, nous vous appelons à vous tenir concrètement à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir, entre autres, notre ACAT -Info.

Vous êtes l’ACAT Belgique, qui doit retrouver son souffle premier !

Les appels ce mois-ci visent la répression exercée par un gouvernement central tout-puissant sur la périphérie troublée de œkoumène chinois.

Mais, nous, allons ensemble, et portons notre message -qui est le Sien- aux extrémités de la terre.

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Les Journées Nationales de la Prison 2019...

Les Journées Nationales de la Prison 2019 auront lieu du 23 au 30 novembre. Le thème de cette année est « Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux ».

Sur notre page Facebook
Appel du mois (Juin 2016) République Populaire de Chine

Depuis janvier 2016, des dizaines d’avocats ou d’activistes ont essuyé des condamnations disproportionnées pour des délits comme la « subversion du pouvoir de l’Etat ». Détentions prolongées, résidences surveillées incommunicado et diffusions télévisées des « traditionnelles » autocritiques (en fait, des aveux forcés) vont à contre- courant des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Word - 44.5 ko

Intervenir avant le 08/07/2016

Cibles du Pouvoir

PNG - 84.9 ko
Wan Quanzhang

A Pékin : L’avocate Wang Yu et son collègue Wan Quanzhang travaillent au cabinet juridique Fengrui. Inculpés de tentative de« subversion », ils sont respectivement écroués aux centres pénitentiaires n o 1 et n o 2 de Tianjin depuis le 8 janvier 2016.
Wang Yu avait été interpellée le 9 juillet dernier comme elle conduisait son époux et son fils Bao Zhuoxuan à l’aéroport. Bao, âgé de 16 ans, battu lors de son interrogatoire, a été victime d’une « brève disparition forcée » le 6 octobre 2015, après son arrestation au Myanmar avec deux autres militants, Tang Zhishun et Xing Qingxian, qui l’aidaient à fuir la Chine.
Wang Yu a d’abord été placée en résidence surveillée, sans pouvoir consulter ses avocats, son affaire touchant à la sécurité nationale. L’avocate a défendu Cao Shunli (morte de mauvais traitements en détention), l’intellectuel Ilham Tohti, Wu Gan aka “The Butcher”, ainsi que des Chrétiens du Zhejiang touchés par le démontage des croix de leurs églises, des adeptes du Falun Gong ou encore des partisans de Hong Kong. En 2008 Wang Yu avait déjà été victime d’une campagne de diffamation, orchestrée par l’agence Xinhua. Puis elle avait disparu de la vie publique car elle purgeait deux ans et demi de prison.
Wang Quanzhang est inculpé 2 jours après son arrestation pour troubles à l’ordre public et subversion. Ses interventions dans des affaires sensibles lui ont valu des mesures de rétorsion féroces. Ainsi au cours d’un procès au Shandong en juin 2015, Wang, sans cesse débouté, est trainé dans une pièce adjacente à la salle d’audience et longuement rossé par des greffiers. Wang Yu et Wang Quanzhang encourent 15 ans de prison.

PNG - 208.3 ko
Zhang Haitao

• Au Xinjiang Un activiste peu connu, Zhang Haitao écope en janvier 2016, après 4 jours de procès, d’une peine totale de 20 années de prison pour « incitation à la subversion de l’État » -15 ans - et « intelligence avec l’étranger » -5 ans-, assortis d’une amende de 18,500$ ! Originaire du Henan, Zhang gagne le Xinjiang en1995, après avoir perdu son emploi dans une entreprise étatique. Il retourne au Henan en 2009. Mais la police le renvoie au Xinjiang pour « corruption ». Il y est détenu deux mois. Il commence alors à pétitionner pour obtenir réparation de ce traitement inique, multipliant les messages politiques sur internet. Il est finalement arrêté le 27 juillet 2015 à Urumqi, pour « incitation à la haine ethnique. »
• À Zhengzhou. Pour avoir commémoré Tien’ Anmen, le militant Yu Shiwen
est détenu depuis juillet 2014 sans avoir été jugé. Alors que le code de procédure pénale limite la détention préventive à 13 mois, il aura passé plus de 20 mois dans l’isolement.
Les 3 et 4 juin 1989, l’armée ouvrait le feu sur la place Tien’Anmen faisant des centaines de victimes. Ensuite la répression s’installait et conduisait à l’arrestation de milliers de personnes. Depuis, activistes et proches de disparus ou de survivants se voient interdire de marquer ce triste anniversaire. Ainsi, cette année encore, plusieurs militants ont été détenus arbitrairement ou bien placés en résidence surveillée très stricte. C’est le cas de Ding Zilin (79 ans), la fondatrice des « mères de Tien’ Anmen ».

Contexte

Depuis 1989, bien que la Chine ait ratifié nombre de conventions internationales de protection des droits de l’Homme, le gouvernement continue de contrôler de façon inexorable l’exercice des libertés fondamentales. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, des lois très restrictives ont été adoptées et des centaines d’avocats des droits de l’Homme ou de membres d’organisations de la société civile ont été arrêtés.
C’est que le régime actuel fait face à une crise multidimensionnelle : une crise politique (succession au sein du Parti communiste et orientation à venir), crise économique, crise environnementale... Face à ces crises, l’exaspération du régime monte, notamment sur la question des règles édictées par le PCC.
La défense des droits de l’Homme semble plus que jamais regardée comme une menace politique.
En visant les défenseurs, le pouvoir central muselle les victimes d’abus et prive le pays d’acteurs pour le respect de l’Etat de droit. La torture est habituelle, les libertés d’expression et de religion, constamment foulées aux pieds. La Chine détient le triste record du monde en matière d’exécutions. Celles-ci sont estimées à 2400 en 2014 (ici pas de chiffre officiel, secret d’État !). Les procès inéquitables constituent la majorité des procès. En 2015, 99% des personnes poursuivies en justice ont été jugées coupables. Le système judiciaire brille par son absence totale d’indépendance, les aveux sont obtenus sous la torture, les droits des accusés quasiment inexistants.
Pékin récuse toute notion d’État de droit et de démocratie.

Je vous communique ici une adresse alternative pour l’Ambassade de RPC à Bruxelles
eMail : embcn@hotmail.com

  Imprimer