Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel du mois (Mai 2016) Honduras
Actualités de l'ACAT
Chers adhérents et sympathisants, Samedi 1er...

Chers adhérents et sympathisants,
Samedi 1er décembre nous avons organisé le colloque « LES DROITS DE L’HOMME : hier, aujourd’hui. Demain ? ». Les lecteurs de ces lignes qui y ont assisté et le souhaitent peuvent dores et déjà nous transmettre leurs échos et souvenirs personnels concernant cette rencontre assez exceptionnelle.

En Belgique, nous sommes les témoins (quelquefois abasourdis, blessés) de traitements peu conformes vis-à-vis des réfugiés et de ceux qui tentent de leur venir en aide. Depuis plusieurs mois l’ACAT Allemagne travaille, en coopération avec d’autres ACAT européennes, à la mise au point d’une campagne, afin d’infléchir les politiques migratoires européennes notamment envers ceux qui débarquent dans nos pays après une longue, éprouvante et forcément terrible traversée de la Méditerranée. Les migrants sont abandonnés aux garde-côtes Libyens, victimes des pires violations (viols, internement et travaux forcés, esclavage).

Pour une politique européenne davantage respectueuse des droits humains des migrants, nous vous proposons aujourd’hui de diffuser une pétition dans votre entourage. C’est un travail de longue haleine et vous disposez jusque fin février 19 la faire connaitre et nous la renvoyer.

A l’honneur ce mois-ci est le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, qui sera fêté partout dans le monde le 10 décembre prochain. A ce sujet, nous vous rappelons la parution du dernier ouvrage de Guy Aurenche, qui nous a offert deux conférences début décembre. Son livre s’intitule : « Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! »

Par ailleurs, vous pouvez « appeler » ici le dossier paroisses et le feuillet destinés aux membres de votre communauté, qui sont deux supports préparés par notre équipe, sous la direction de l’abbé Michel Rongvaux, dont nous nous empressons, d’ailleurs, de vous « passer » les vœux pour cet Avent, avant que ceux- ci ne deviennent caducs ! [ NDLR : l’abbé Michel Rongvaux est également un administrateur de l’ACAT].

« Au seuil d’une nouvelle année-cadeau du Seigneur. Ces samedi 1er et dimanche 2 décembre, nous voici lancés dans un nouveau cycle d’Avent. Alors dès à présent je vous souhaite une belle année, riche de renouvèlements, riche des
temps partagés, riche des imprévus, riche du temps grâcieux donné, riche de ce que la musique et les arts pourront vous insuffler et vous faire partager ...

bref une année de tous les anges !!!
 »

Bel Avent à tous

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Novembre 2018 (mois des JNP)

Bien chers tous,

Le SAMEDI 1er DÉCEMBRE 2018 se tiendra une Journée d’étude de l’ACAT-Belgique en collaboration avec les Journées Nationales de la Prison, à l’occasion des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Ce colloque ou séminaire « Les Droits de l’Homme : hier, aujourd’hui. Demain ? » rassemblera Natacha Kazatchkine, (analyste politique à l’Open Society European Policy Institute), Vincent Spronck (directeur de la prison de Forest), Éric de Beukelaer, (prêtre catholique et juriste), Valérie Zézé (ancienne détenue co-auteure de la BD « La ballade des dangereuses »), ainsi que M. Lionel Grassy, de la FIACAT et de l’asbl « La balle aux prisonniers. Le soutien et la participation du journaliste à La Libre Belgique et sociologue Christian Laporte reste à confirmer.

En cliquant ici, vous verrez apparaître notre affichette mentionnant tous les détails de cette journée. - oui le format PDF doit être modifié car difficilement lisible-

Pour ce mois de novembre, seules deux actions sont au programme. Toutefois, avec les manifestations relatives aux JNP, l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), et les diverses conférences à l’affiche que sa commémoration appelle, à l’ACAT, nous avons soudain fort à faire. Pour les semaines à venir, nous vous laissons « piocher » dans notre Agenda et vous encourageons à participer à nos actions.
Comme toujours nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et souhaitons vivement la participation du plus grand nombre.

En passant, nous vous informons que fin octobre, notre ACAT Belgique s’est jointe à la position commune, à l’appel du GC4HR · @GulfCentre4HR. مركز الخليج لحقوق الأنسان (Gulf Centre for Human Rights, membre du réseau FIDH Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme entre autres).

Basée au Liban et cofondée par Abdulhadi Al-Khawaja et Nabeel Rajab, l’organisation se bat pour la liberté d’expression et la défense des droits de l’homme. Le communiqué commun dénonce les agissements de l’Arabie Saoudite à l’encontre des journalistes, des cyber-activistes, notamment les détention arbitraires, l’oppression si répandue et cruelle des femmes, l’écrasement du Yémen et de ses civils, les condamnations à mort … le meurtre hallucinant du journaliste Kashoggi à Istanbul, enfin.

Cette position soutient la résolution de l’ONU demandant l’exclusion de l’Arabie Saoudite du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et exige des enquêtes.

La barbarie, un nom commun qui revenait souvent dans la bouche de notre cher Jacques Pardonge, quand nous étions réunis.

Pour combattre la barbarie donc, qui semble revenir en force, et ériger au contraire la DUDH en « colonne » -pardon je ne sais si l’expression est heureuse- du Christ et de l’humanité, restons en éveil !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme !

Notre programme de nos célébrations pour marquer les 70 années d’existence de la Déclaration universelle des droits de l’homme ( née en 1948).

SAMEDI 1 er DÉCEMBRE 2018
Journée d’étude de l’ACAT-Belgique –
www.acat.be,
en collaboration avec les Journées Nationales de la Prison – www.jnp-ndg.be,
à l’occasion des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme ,

In het kader van 70 jaar Universele Verklaring van Rechten van de Mens, 2 panels over het thema « vrijheden in het gevangenis als maatschappelijke uitdaging »

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Octobre 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Vous trouverez aujourd’hui, 1er Octobre, notre newsletter mensuelle.

Notre ACAT Info de l’automne, qui regorge, lui, de renseignements, devrait être bientôt expédié et consultable en ligne.

Il y a ce mois-ci 3 actions, vous êtes libres de souscrire aux trois courriers ou de n’en garder qu’un ou deux, comme habituellement. Simplement, vu que nous avons un peu baguenaudé pendant les vacances, et que les informations ou communications fournies par la FIACAT et les autres ONG restent, à ce jour, parcimonieuses, nous avons adjoint aux appels une action épistolaire supplémentaire basée sur celles proposées via les réseaux sociaux par Amnesty, que nous devons soutenir.

Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.

En Union dans la prière !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

Nouvel article N° 289
Sur notre page Facebook
Appel du mois (Mai 2016) Honduras

Meurtres de Berta Cáceres et de Nelson García, membres du Conseil civique d’organisations indigènes et populaires du Honduras (COPINH ) . Depuis juin 2015 exécution d’au moins 7 activistes d’Arcoíris et AJM (ONGs LGTBI). Les auteurs de violations des droits humains restent impunis.

Violence ordinaire ou l’ordinaire de la violence

Word - 49 ko

Intervenir avant le 08/06/2016

Le 3 avril, trois militants d’AJM, (son responsable, Alex Eduardo Sorto, Cidar Arias et Evin Ponce), prétendument ivres, se trouvent placés en garde à vue. Les agents de la force publique tentent en vain de les soudoyer. Transférés au poste de la colonie Kennedy (Tegucigalpa), Evin et Cidar sont menottés ensemble. Lorsqu’Evin s’identifie comme défenseur des droits des homosexuels et homosexuel lui-même, les coups et les insultes pleuvent. Alex Sorto, bénéficiaire des mesures de cautèle de la Cour Interaméricaine des droits humains (CIDH), essaie de signaler l’usage abusif de la force via un numéro d’urgence. Il est plaqué au sol et violemment frappé à la tête. Puis a lieu un nouveau transfert des trois hommes au poste Belén de Comayagüela. Là, pour s’assurer la complicité de l’assistance, un officier vomit des commentaires homophobes à leur adresse. Les défenseurs des droits de l’homme seront gardés à vue jusqu’à 16 heures le lendemain, sans information ni nourriture. Leur véhicule sera même enlevé pendant leur "audition".
Depuis fin 2015 se multiplient les actes de vandalisme, de lapidation, les insultes, les filatures et les menaces, à l’encontre des militants d’AJEM. La Constitution de la République du Honduras proclame pourtant que « toute forme de discrimination fondée sur le sexe, la race, la classe sociale ou toute autre raison préjudiciable à la dignité humaine, est punissable » [Art.60]. La police, l’armée, leur entourage direct et, du reste, la société en général, pratiquent continuellement des actes de violence ou de discrimination envers les homosexuels ou les personnes transgenres. Certaines sources font état de 215 personnes « LGTBI » brutalement tuées depuis 7 ans. Or, l’Etat semble faire fi de l’extrême vulnérabilité de cette frange de la population.

Pressions et meurtres

Berta Cáceres, la « fondatrice visionnaire » et responsable du COPINH, est assassinée chez elle à La Esperanza le 3 mars dernier. Le journaliste mexicain Gustavo Castro Soto est également blessé. Cette attaque semble commencer une longue série d’agressions et de menaces qui met la vie des membres du COPINH et de leurs proches en danger. Ainsi, le 15 mars, Nelson García, père de 5 enfants et activiste de la société civile et du COPINH a été Supplément ACAT Info 714 ; éditeur responsable Luc Detavernier abattu par des hommes qui lui ont tiré une salve de balles en pleine face, alors qu’il regagnait son domicile. Il revenait des propriétés de Rio Chiquito dont la police avait violemment délogé 150 familles indigènes.
Des agents de police ont aussi menacé de séquestration messieurs Chavarría et Milla, deux autres coordinateurs du COPINH.
Le 15 avril, un rassemblement international a lieu sur les rives de la rivière Gualcarque (départements d’Intibucá et de Santa Bárbara), en hommage à Berta Cáceres. Des membres du COPINH et d’autres ONG sont tout à coup pris à partie par une trentaine d’individus non identifiés, munis de machettes et de pierres. Au moins huit participants sont blessés. Les policiers présents, qui dans un premier temps n’ont rien fait pour contenir les agresseurs, n’escorteront les militants hors de la zone de danger que sur les instances des participants internationaux.

Le barrage ; les Lencas, le COPINH et Berta Cáceres

PNG - 71.5 ko
Berta Cáceres

Depuis des années, Berta Cáceres et le COPINH s’opposaient à la construction du barrage d’Agua Zarca sur le Gualcarque. D’origine indigène, Berta Cáceres s’est vu attribuer en 2015 le prestigieux prix Goldman pour l’Environnent, en récompense de son soutien aux communautés menacées par des projets industriels d’envergure. Ces chantiers sont souvent conduits sans le consentement préalable des indigènes concernés. Les méthodes d’extraction, d’exploitation et de commercialisation des ressources naturelles par l’Etat et des investisseurs privés sont une source constante de conflits et de violations des droits humains. Les tensions sont d’autant plus aigües que le gouvernement hondurien- qui est légalement tenu de consulter et d’informer les communautés indigènes- a accordé d’un coup 47 concessions de centrales hydroélectriques, sans consulter les communautés directement affectées. Il viole ainsi la Convention 169 de l’OIT et celle sur la protection des peuples indigènes. Pourtant il a ratifié ces conventions qui l’obligent à protéger les ressources naturelles et les territoires des peuples indigènes, et à empêcher leur déplacement forcé.
Berta Cáceres aura consacré son existence à la protection du Gualcarque et des communautés indiennes lenca installées sur ses rives. La société hollandaise impliquée dans le projet de Agua Zarca FMO sur le Gualcarque a décidé, en regard de la situation, de suspendre toutes ses activités au Honduras.

Veuillez adresser une copie de la lettre ci-jointe à l’ambassade
de Belgique ; l’affranchir à 0,79€.

Pour tous ceux qui savent lire l’espagnol, je place en attaché deux appels urgents de l’OMCT qui me sont parvenus alors que cet appel était en cours de finalisation ! Ainsi, vous pouvez ajouter le nom des victimes sur la lettre :

PDF - 125.9 ko
PDF - 116.6 ko
  Imprimer