Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière- AVRIL 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de Dieu :
il nous a réconciliés avec lui par le Christ,
et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
Car c’est bien Dieu
qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :
il n’a pas tenu compte des fautes,
et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,
et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :
nous le demandons au nom du Christ,
laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché,
Dieu l’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en lui nous devenions justes
de la justice même de Dieu ».

Paul 2Co5 17,21

Quatrième dimanche de Carême, déjà, et qu’avons nous fait pour marcher vers Toi ?
Dans tous les cas, on constate que la torture, qui se nourrit du silence, ne disparaît pas. Au contraire.

Alors, quoiqu’il en soit, merci d’être là et de donner de la voix !

Surtout, il ne faut pas se taire !

Cordialement,
fraternellement

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière Ides de Mars 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! » (Guy Aurenche)

Dans le Christ et avec Lui, sortons de nos déserts.

Ou bien plutôt, nous à qui est donnée la foi, tâchons pendant ce Carême, d’aller à sa suite dans le désert.

Et comme chaque début de Carême, vous pouvez retrouver » ici le dossier paroisses et notre feuillet destinés aux membres de votre communauté.

Samedi dernier, réunis pour notre Assemblée générale, nous avons eu l’honneur et le plaisir d’écouter Maitre Lambert Nigarura, Président de la Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale et membre du Barreau Pénal International. Ce militant de la première heure et cofondateur de l’ACAT-Burundi, est revenu sur la dérive de son pays, qu’il a été obligé de quitter suite aux évènements de 2015.

Son exposé, la relation de destins individuels sur fond de batailles géopolitiques et idéologiques, nous a rapproché plus encore un peu plus de ce pays et de ses défenseurs, pour lesquels nous souhaitons redoubler d’efforts et de constance (vœu exprimé de notre Président Luc Detavernier). L’ACAT Burundi nous a aussi fourni un document important concernant la situation des détenus et leur traitement dans les geôles burundaises.

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – Edition spéciale (Actualités, action et prière, 3è semaine de février 2019)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Cette édition spéciale de notre « Lettre » vous est signale la prolongation de la campagne Libye– Europe, et ce, jusqu’à nouvel ordre - ici vous trouverez notre Communiqué de presse.

Nous attirons votre attention, dans le corps des documents, sur l’adresse corrigée de notre a.s.b.l., à laquelle vous devez renvoyer les pétitions ou lettres –les divers documents vous sont à nouveau fournis en PJ-. Cette action commence en Allemagne à porter des fruits palpables, puisque l’ACAT Allemagne a reçu des réponses positives et circonstanciées, de députés fédéraux de trois grands partis, dont celle de députés (verts) affirmant leur soutien à la cause de Pro-Asyl et de l’ACAT Deutschland.

En sus, trois communiqués importants de la FIACAT qui vous permettent de (re) prendre le pouls de notre Fédération.

Nous comptons sur vos assistance et foi en notre action.

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière février 2019
« L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier »
(1 Co 12, 4-11)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Saint Paul Apôtre écrit aux Corinthiens 12,31-13 :
« J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante. »

Avec St Paul, agissons dans Son amour.
La condamnation à mort d’une jeune activiste saoudienne a été rejetée – nous l’avons appris ce 1er février-. Ainsi, nous entamons ce mois avec une heureuse nouvelle. Cependant Israa Al-Ghomgham et ses coaccusés restant incarcérés, nous devons agir sans attendre !

Notre équipe vous remercie de votre soutien incontournable.

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités- carnet de Carême , action et prière janvier 2019

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Ouvrons l’année par la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens qui proclame :

« Frères,
les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.
Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.
Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.
À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien.
À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ;
à un autre, une parole de connaissance,
selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ;
un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ;
à un autre est donné d’opérer des miracles,
 
à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ;
à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.
 
Mais celui qui agit en tout cela,
c’est l’unique et même Esprit :
il distribue ses dons, comme il le veut,
à chacun en particulier. »

Notre équipe vous remercie chaleureusement de votre soutien sans lequel nous serions si peu.

Nous vous souhaitons à tous une heureuse, et si possible formidable, année 2019.

Pour vaillamment commencer, une kyrielle de bonnes nouvelles !

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

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Appel du mois (Mai 2016) Honduras

Meurtres de Berta Cáceres et de Nelson García, membres du Conseil civique d’organisations indigènes et populaires du Honduras (COPINH ) . Depuis juin 2015 exécution d’au moins 7 activistes d’Arcoíris et AJM (ONGs LGTBI). Les auteurs de violations des droits humains restent impunis.

Violence ordinaire ou l’ordinaire de la violence

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Intervenir avant le 08/06/2016

Le 3 avril, trois militants d’AJM, (son responsable, Alex Eduardo Sorto, Cidar Arias et Evin Ponce), prétendument ivres, se trouvent placés en garde à vue. Les agents de la force publique tentent en vain de les soudoyer. Transférés au poste de la colonie Kennedy (Tegucigalpa), Evin et Cidar sont menottés ensemble. Lorsqu’Evin s’identifie comme défenseur des droits des homosexuels et homosexuel lui-même, les coups et les insultes pleuvent. Alex Sorto, bénéficiaire des mesures de cautèle de la Cour Interaméricaine des droits humains (CIDH), essaie de signaler l’usage abusif de la force via un numéro d’urgence. Il est plaqué au sol et violemment frappé à la tête. Puis a lieu un nouveau transfert des trois hommes au poste Belén de Comayagüela. Là, pour s’assurer la complicité de l’assistance, un officier vomit des commentaires homophobes à leur adresse. Les défenseurs des droits de l’homme seront gardés à vue jusqu’à 16 heures le lendemain, sans information ni nourriture. Leur véhicule sera même enlevé pendant leur "audition".
Depuis fin 2015 se multiplient les actes de vandalisme, de lapidation, les insultes, les filatures et les menaces, à l’encontre des militants d’AJEM. La Constitution de la République du Honduras proclame pourtant que « toute forme de discrimination fondée sur le sexe, la race, la classe sociale ou toute autre raison préjudiciable à la dignité humaine, est punissable » [Art.60]. La police, l’armée, leur entourage direct et, du reste, la société en général, pratiquent continuellement des actes de violence ou de discrimination envers les homosexuels ou les personnes transgenres. Certaines sources font état de 215 personnes « LGTBI » brutalement tuées depuis 7 ans. Or, l’Etat semble faire fi de l’extrême vulnérabilité de cette frange de la population.

Pressions et meurtres

Berta Cáceres, la « fondatrice visionnaire » et responsable du COPINH, est assassinée chez elle à La Esperanza le 3 mars dernier. Le journaliste mexicain Gustavo Castro Soto est également blessé. Cette attaque semble commencer une longue série d’agressions et de menaces qui met la vie des membres du COPINH et de leurs proches en danger. Ainsi, le 15 mars, Nelson García, père de 5 enfants et activiste de la société civile et du COPINH a été Supplément ACAT Info 714 ; éditeur responsable Luc Detavernier abattu par des hommes qui lui ont tiré une salve de balles en pleine face, alors qu’il regagnait son domicile. Il revenait des propriétés de Rio Chiquito dont la police avait violemment délogé 150 familles indigènes.
Des agents de police ont aussi menacé de séquestration messieurs Chavarría et Milla, deux autres coordinateurs du COPINH.
Le 15 avril, un rassemblement international a lieu sur les rives de la rivière Gualcarque (départements d’Intibucá et de Santa Bárbara), en hommage à Berta Cáceres. Des membres du COPINH et d’autres ONG sont tout à coup pris à partie par une trentaine d’individus non identifiés, munis de machettes et de pierres. Au moins huit participants sont blessés. Les policiers présents, qui dans un premier temps n’ont rien fait pour contenir les agresseurs, n’escorteront les militants hors de la zone de danger que sur les instances des participants internationaux.

Le barrage ; les Lencas, le COPINH et Berta Cáceres

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Berta Cáceres

Depuis des années, Berta Cáceres et le COPINH s’opposaient à la construction du barrage d’Agua Zarca sur le Gualcarque. D’origine indigène, Berta Cáceres s’est vu attribuer en 2015 le prestigieux prix Goldman pour l’Environnent, en récompense de son soutien aux communautés menacées par des projets industriels d’envergure. Ces chantiers sont souvent conduits sans le consentement préalable des indigènes concernés. Les méthodes d’extraction, d’exploitation et de commercialisation des ressources naturelles par l’Etat et des investisseurs privés sont une source constante de conflits et de violations des droits humains. Les tensions sont d’autant plus aigües que le gouvernement hondurien- qui est légalement tenu de consulter et d’informer les communautés indigènes- a accordé d’un coup 47 concessions de centrales hydroélectriques, sans consulter les communautés directement affectées. Il viole ainsi la Convention 169 de l’OIT et celle sur la protection des peuples indigènes. Pourtant il a ratifié ces conventions qui l’obligent à protéger les ressources naturelles et les territoires des peuples indigènes, et à empêcher leur déplacement forcé.
Berta Cáceres aura consacré son existence à la protection du Gualcarque et des communautés indiennes lenca installées sur ses rives. La société hollandaise impliquée dans le projet de Agua Zarca FMO sur le Gualcarque a décidé, en regard de la situation, de suspendre toutes ses activités au Honduras.

Veuillez adresser une copie de la lettre ci-jointe à l’ambassade
de Belgique ; l’affranchir à 0,79€.

Pour tous ceux qui savent lire l’espagnol, je place en attaché deux appels urgents de l’OMCT qui me sont parvenus alors que cet appel était en cours de finalisation ! Ainsi, vous pouvez ajouter le nom des victimes sur la lettre :

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