Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Octobre 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Vous trouverez aujourd’hui, 1er Octobre, notre newsletter mensuelle.

Notre ACAT Info de l’automne, qui regorge, lui, de renseignements, devrait être bientôt expédié et consultable en ligne.

Il y a ce mois-ci 3 actions, vous êtes libres de souscrire aux trois courriers ou de n’en garder qu’un ou deux, comme habituellement. Simplement, vu que nous avons un peu baguenaudé pendant les vacances, et que les informations ou communications fournies par la FIACAT et les autres ONG restent, à ce jour, parcimonieuses, nous avons adjoint aux appels une action épistolaire supplémentaire basée sur celles proposées via les réseaux sociaux par Amnesty, que nous devons soutenir.

Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.

En Union dans la prière !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

Nouvel article N° 289
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Juillet 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Nous espérons que cette lettre différée vous rejoint dans la douceur de l’été et qu’elle est la bienvenue.
Par la présente nous vous signalons surtout le placement, suivant la demande expresse de plusieurs d’entre vous, d’une pétition destinée à faire libérer M. Rukuki. De Bujumbura et Germain, diverses nouvelles nous sont parvenues (voir Appel Urgent de l’ACAT France et le communiqué de la FIACAT).
Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.
Nous vous signalons par ailleurs que les Appels ne paraitrons pas ce premier août, mais dans la seconde partie du mois (faute de « main d’œuvre disponible »). En revanche nous vous signalons notre « Appel à témoins » –dans la rubrique Actualités nationales- et vous assurons qu’il y aura toujours quelqu’un pour répondre à votre requête, même avec un certain délai.

Unis dans la prière !
Bel été

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT
(Pour ouvrir un lien hypertexte, il convient de cliquer sur le texte en gras, bleu ou mauve)

La lettre de l’ACAT : Actualités (NDV) action et prière Mai 2018

Chers adhérents,

En mai 2018, l’ACAT se mobilise pour obtenir la libération de Germain Rukuki. Nous avons également décidé de faire appel à vous concernant la détention arbitraire d’un défenseur togolais, M. Johnson, qui nous préoccupe vivement et à laquelle nous souhaitons que les autorités mettent fin au plus vite.

L’avancée dans le temps se trouvant en réalité aux commandes, nous préparons aussi les différentes veillées de prières œcuméniques, en lien avec la journée internationale de soutien aux victimes de la torture des Nations Unies, qui a lieu le 26 juin de chaque année. Dans ce cadre, nous vous sollicitons. Le but de ce nouveau courrier est de vous fédérer autour de cette nuit des Veilleurs (NDV), et de vous informer un peu plus précisément du déroulement des « festivités ».

En vous souhaitant un beau jour de Pentecôte, et de rencontrer Son Esprit dans votre poursuite du Bien et de la Paix sur la terre, je vous remercie de votre attention.

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Rapport de visite du Comité européen pour la prévention de la torture sur sa visite en Belgique en mars/avril 2017

Belgique : le Comité anti-torture demande une amélioration des conditions de détention en milieu carcéral, une meilleure prise en charge des internés psychiatriques et un renforcement de la lutte contre les violences policières

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Appel du mois (Novembre 2015) - Syrie

Disparitions forcées de défenseurs
Une arme non conventionnelle de destruction redoutable

Intervenir avant le 30/11/2015

Bassel Khartabil

Syrien d’origine palestinienne, Bassel Khartabil est un ingénieur de 34 ans spécialisé dans le développement informatique de logiciels libres (« open source »). Avant son arrestation, il n’avait de cesse d’encourager la liberté d’expression et l’accès à l’information via Internet. Il a fondé Creative Commons Syria, une ONG qui permet l’échange d’œuvres artistiques, légalement et gratuitement. Il a également reçu en 2013 le prix de l’Index on Censorship Digital Freedom Award for using technology. Il plaidait contre vents et marées en faveur d’une révolution syrienne pacifique.
Bassel Khartabil a été arrêté le 15 mars 2012 à Damas, par des agents du Renseignement militaire syrien et enfermé au pénitencier de Kafr Souseh. Détenu au secret jusqu’en novembre, Bassel Khartabil a été transféré à la prison d’Adra et jugé par un tribunal militaire d’exception. Le 9 décembre 2012 on l’a transféré à la prison militaire de Saidnaya. Lorsqu’il a été ramené à Adra, le 24 décembre 2012, il a pu raconter à ses proches- qui le retrouvaient enfin- que son procès avait été expéditif, qu’il n’avait pas connaissance des conclusions de la Cour et surtout qu’il avait été cruellement torturé à Saidnaya. Le 3 octobre dernier des agents des forces de sécurité syriennes ont ordonné à Bassel Khartabil de rassembler ses affaires : il allait quitter la prison d’Adra. Elles ne l’ont toutefois pas informé de sa prochaine destination. Des bribes d’informations glanées çà et là portent à croire qu’il a été transféré à la section al Qaboun de la police militaire, pour être une nouvelle fois présenté devant un tribunal militaire d’exception.
Dans ce type d’établissements, la torture et les mauvais traitements sont légion, les procédures, arbitraires. Les audiences sont tenues secrètes et à huis clos. De plus, le droit à la défense n’y est pas autorisé. Selon les dires de prisonniers relaxés et passés par ces instances, les procédures sont bâclées et sommaires. Elles ne durent que quelques minutes et contreviennent aux normes internationales d’équité les plus basiques.
Le 3 octobre, Bassel Khartabil a pu avertir sa famille de son transfert vers un lieu où Il risque d’être une nouvelle fois à la merci de ses tortionnaires.
Le droit international qualifie de disparition forcée le fait que les autorités d’un État privent une personne de sa liberté et refusent de livrer la moindre information sur son sort.

Khalil Ma’touq et Mohamed Zaza

On a perdu la trace d’un avocat syrien et de son assistant et ami. Maitre Khalil Ma’touq et Mohamed Zaza ont probablement été arrêtés à l’un des checkpoints contrôlés par le gouvernement, le 2 octobre 2012, comme ils effectuaient le trajet du domicile de Khalil Ma’touq à Sahnaya, -banlieue de Damas-, à son bureau situé dans la capitale. Les deux premières années suivant ces disparitions, leur entourage a tenté de cueillir des informations auprès du procureur de Damas qui a démenti l’arrestation des deux hommes. Depuis, les autorités n’ont livré aucun détail à leur entourage concernant leur sort. Cependant, des détenus remis en liberté ont affirmé avoir aperçu l’avocat dans plusieurs centres de détention gouvernementaux, dont la branche de sécurité de l’État 285 et la branche 235 des services de renseignements de l’armée à Damas.
Bien que le motif de leur emprisonnement ne soit pas clair, leur disparition forcée est vraisemblablement liée au travail d’avocat de Khalil Ma’touq qui est spécialisé dans la défense de prisonniers politiques. Il a soutenu, souvent sans réclamer d’honoraires, des centaines de personnes emprisonnées pour avoir exercé leurs droits fondamentaux. Directeur du Centre syrien d’études et de recherches juridiques, il a terminé en seconde position de la sélection 2015 du Prix Lawyers for Lawyers. Ce prix récompense des avocats "qui œuvrent pour la promotion de l’état de droit et des droits humains de façon exceptionnelle et qui sont menacés à cause de leur travail".
Les détenus des centres de détention gérés par les forces syriennes de sécurité sont fréquemment confrontés à des conditions de détention épouvantables. D’anciens prisonniers de la branche 235 ont déclaré avoir été détenus dans des cellules surpeuplées, avec un accès insuffisant à la nourriture, à l’eau et aux sanitaires. Un détenu a indiqué qu’environ cinq hommes seraient décédés dans sa cellule chaque jour des suites de la torture ou de maladies survenues en détention.
Khalil Ma’touq, qui souffre d’une grave maladie des poumons, a impérativement besoin de médicaments et de soins.
À l’occasion du 3e anniversaire de la disparition forcée de Khalil Ma’touq et de Mohamed Zaza, plusieurs organisations, dont l’ACAT, ont réitéré leur appel afin que les deux hommes soient libérés sans conditions.

Nous vous invitons à écrire aux autorités en utilisant le modèle de lettre ci-joint que vous adresserez aux responsables dont l’adresse se trouve sur la lettre. Affranchir à 0,72€ pour la Belgique et à 1,32 pour l’international.

Seigneur, en ces temps tourmentés où la vie de l’homme est souvent
instrumentalisée, méprisée, viens toucher le coeur de ceux qui
maltraitent, persécutent leurs semblables. Soutiens ceux qui sont leurs
frères en humanité, donne- leur de garder l’espérance dans le drame
qu’ils vivent

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