Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel du mois de juin 2015 – Iran
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Novembre 2018 (mois des JNP)

Bien chers tous,

Le SAMEDI 1er DÉCEMBRE 2018 se tiendra une Journée d’étude de l’ACAT-Belgique en collaboration avec les Journées Nationales de la Prison, à l’occasion des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Ce colloque ou séminaire « Les Droits de l’Homme : hier, aujourd’hui. Demain ? » rassemblera Natacha Kazatchkine, (analyste politique à l’Open Society European Policy Institute), Vincent Spronck (directeur de la prison de Forest), Éric de Beukelaer, (prêtre catholique et juriste), Valérie Zézé (ancienne détenue co-auteure de la BD « La ballade des dangereuses »), ainsi que M. Lionel Grassy, de la FIACAT et de l’asbl « La balle aux prisonniers. Le soutien et la participation du journaliste à La Libre Belgique et sociologue Christian Laporte reste à confirmer.

En cliquant ici, vous verrez apparaître notre affichette mentionnant tous les détails de cette journée. - oui le format PDF doit être modifié car difficilement lisible-

Pour ce mois de novembre, seules deux actions sont au programme. Toutefois, avec les manifestations relatives aux JNP, l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), et les diverses conférences à l’affiche que sa commémoration appelle, à l’ACAT, nous avons soudain fort à faire. Pour les semaines à venir, nous vous laissons « piocher » dans notre Agenda et vous encourageons à participer à nos actions.
Comme toujours nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et souhaitons vivement la participation du plus grand nombre.

En passant, nous vous informons que fin octobre, notre ACAT Belgique s’est jointe à la position commune, à l’appel du GC4HR · @GulfCentre4HR. مركز الخليج لحقوق الأنسان (Gulf Centre for Human Rights, membre du réseau FIDH Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme entre autres).

Basée au Liban et cofondée par Abdulhadi Al-Khawaja et Nabeel Rajab, l’organisation se bat pour la liberté d’expression et la défense des droits de l’homme. Le communiqué commun dénonce les agissements de l’Arabie Saoudite à l’encontre des journalistes, des cyber-activistes, notamment les détention arbitraires, l’oppression si répandue et cruelle des femmes, l’écrasement du Yémen et de ses civils, les condamnations à mort … le meurtre hallucinant du journaliste Kashoggi à Istanbul, enfin.

Cette position soutient la résolution de l’ONU demandant l’exclusion de l’Arabie Saoudite du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et exige des enquêtes.

La barbarie, un nom commun qui revenait souvent dans la bouche de notre cher Jacques Pardonge, quand nous étions réunis.

Pour combattre la barbarie donc, qui semble revenir en force, et ériger au contraire la DUDH en « colonne » -pardon je ne sais si l’expression est heureuse- du Christ et de l’humanité, restons en éveil !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme !

Notre programme de nos célébrations pour marquer les 70 années d’existence de la Déclaration universelle des droits de l’homme ( née en 1948).

SAMEDI 1 er DÉCEMBRE 2018
Journée d’étude de l’ACAT-Belgique –
www.acat.be,
en collaboration avec les Journées Nationales de la Prison – www.jnp-ndg.be,
à l’occasion des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme ,

In het kader van 70 jaar Universele Verklaring van Rechten van de Mens, 2 panels over het thema « vrijheden in het gevangenis als maatschappelijke uitdaging »

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Octobre 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Vous trouverez aujourd’hui, 1er Octobre, notre newsletter mensuelle.

Notre ACAT Info de l’automne, qui regorge, lui, de renseignements, devrait être bientôt expédié et consultable en ligne.

Il y a ce mois-ci 3 actions, vous êtes libres de souscrire aux trois courriers ou de n’en garder qu’un ou deux, comme habituellement. Simplement, vu que nous avons un peu baguenaudé pendant les vacances, et que les informations ou communications fournies par la FIACAT et les autres ONG restent, à ce jour, parcimonieuses, nous avons adjoint aux appels une action épistolaire supplémentaire basée sur celles proposées via les réseaux sociaux par Amnesty, que nous devons soutenir.

Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.

En Union dans la prière !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

Nouvel article N° 289
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Juillet 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Nous espérons que cette lettre différée vous rejoint dans la douceur de l’été et qu’elle est la bienvenue.
Par la présente nous vous signalons surtout le placement, suivant la demande expresse de plusieurs d’entre vous, d’une pétition destinée à faire libérer M. Rukuki. De Bujumbura et Germain, diverses nouvelles nous sont parvenues (voir Appel Urgent de l’ACAT France et le communiqué de la FIACAT).
Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.
Nous vous signalons par ailleurs que les Appels ne paraitrons pas ce premier août, mais dans la seconde partie du mois (faute de « main d’œuvre disponible »). En revanche nous vous signalons notre « Appel à témoins » –dans la rubrique Actualités nationales- et vous assurons qu’il y aura toujours quelqu’un pour répondre à votre requête, même avec un certain délai.

Unis dans la prière !
Bel été

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT
(Pour ouvrir un lien hypertexte, il convient de cliquer sur le texte en gras, bleu ou mauve)

Sur notre page Facebook
Appel du mois de juin 2015 – Iran

Majid Moghadam a entamé une grève de la faim le 6 avril 2015 pour protester contre sa condamnation et contre les conditions de détention inhumaines dans la prison d’Evin à Téhéran.

Des gardiens de la révolution ont arrêté Majid Moghadam chez son père le 3 décembre 2014. Durant son arrestation, des fonctionnaires ont confisqué certains de ses biens personnels (un décodeur satellite, une clé USB, des livres, des CD). Le tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a par la suite condamné à six ans de prison pour incitation à la propagande contre le gouvernement iranien, pour la traversée de frontières « illégales » et l’absence de sa carte de service militaire. Il s’agit de la troisième arrestation du militant.
En février 2015, l’Agence d’information Human Rights Activists News Agency (HRANA) en Iran a signalé que les autorités pénitentiaires privaient Majid Moghadam d’« appels téléphoniques et de ses visites hebdomadaires ». Selon HRANA, le secteur 8 de la prison d’Evin, où Majid Moghadam est actuellement détenu, est surpeuplé au point que certains détenus dorment dans le corridor et à proximité des toilettes. Les conditions sanitaires sont très mauvaises. En outre, les prisonniers politiques ne sont pas séparés des autres détenus, une situation exploitée par les gardiens qui incitent les prisonniers de droit commun à brimer les prisonniers politiques. Début avril 2015, Majid Moghadam a entamé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. En guise de représailles, les autorités pénitentiaires auraient placé Majid Moghadam cinq jours en isolement cellulaire.
Des manifestants torturés
Les autorités iraniennes ont déjà ciblé Majid Moghadam dans le passé à cause de son activisme. Des policiers en civil l’avaient arrêté après sa participation à une manifestation au lendemain des élections présidentielles de 2009. Les autorités avaient annoncé la victoire du président Mahmoud Ahmadinejad avec 63% des suffrages, mais deux candidats battus avaient contesté les résultats, affirmant qu’il y avait eu une fraude massive. Les manifestants étaient descendus dans la rue les mois suivants, et des centaines avaient été arrêtés et victimes d’abus en prison. En août 2009, un responsable du système judiciaire iranien a reconnu publiquement que les détenus impliqués dans les manifestations post-électorales avaient été torturés en prison.
En 2009, Majid Moghadam venait de terminer son service militaire, obligatoire pour les hommes en Iran. Il avait déclaré que pendant son arrestation, des policiers en civil l’avaient frappé et l’avaient poussé deux fois au devant de voitures déboulant en sens inverse. M. Moghadam avait aussi révélé que, pendant l’interrogatoire, des policiers avaient insulté sa famille, lui avaient pris son argent et l’avaient forcé à signer des aveux. Il avait ensuite été transféré dans le centre de détention de Kahrizak.
Dans l’enfer de Kahrizak
Selon HRANA, le procureur général Ahmadzadeh de la Branche 26 de la Cour révolutionnaire de Téhéran a entériné début mai la peine de six ans prononcée deux mois plus tôt à l’encontre de Majid. Son avocat, qui a essuyé une fin de non-recevoir concernant la libération conditionnelle, appellera de ce verdict.
En effet, son passage au centre de détention de Kharizak (sud de l’Iran), puis son confinement en cellule d’isolement à Evin, ont anéanti Majid physiquement et psychologiquement. A Kharizak, les cellules sont enfouies sous la terre, quasiment dépourvues de systèmes d’aération et sanitaire.
Des prisonniers libérés à la faveur des élections ont raconté les multiples tortures qui y sont pratiquées. Ces témoignages ont provoqué un tollé. Le candidat d’opposition Mousavi, les ayatollahs Hosein-Ali Montazeri et Asadollah Bayat- Zanjan, se sont emparés de l’affaire. Après le décès en détention de Mohsen Rouholamini, fils d’un conseiller conservateur des Gardiens de la Révolution, le leader suprême Ali Khamenei et le dirigeant de l’appareil judiciaire Hashemi Shahroudi ont ordonné la fermeture du centre en juillet 2009.
Au moins trois gardiens du quartier de Kahrizak où M. Moghadam purgeait sa peine, ont été arrêtés. Douze responsables pénitentiaires ont été accusés et jugés pour homicide. Parmi ces responsables figure l’ancien procureur général de Téhéran Saeed Mortazavi. En 2014, une commission parlementaire extraordinaire bannit à vie Saeed Mortazavi des fonctions politiques et judiciaires. Il est en effet reconnu directement responsable de la mort de trois dissidents.
A force de tortures et de mauvais traitements, Kahrizak, plus que tout autre lieu, aura emporté des milliers de prisonniers. Une source iranienne mentionne plusieurs milliers de décès pour la période de 2006 à 2009. HRANA parle des « survivants de Kahrizak ».
La transformation de Kahrizak, effroyable lieu de détention, en prison à visage un peu plus humain, devait être achevée fin 2009.

ACAT SUISSE, HRANA

  Imprimer

Documents joints