Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent Décembre 2014 n°2014/99 - Vietnam
Actualités de l'ACAT
Chers adhérents,Noël et les festivités du 1er...

Chers adhérents,

Noël et les festivités du 1er janvier 2020 sont derrière nous à présent. Cependant nous gardons, nous, tapie au fond de nous, cette chaleur merveilleuse ineffable et douce de la venue au monde de Christ. Et avec vous, nous comptons bien continuer de déployer notre Action en faveur de la dignité et des droits des hommes et femmes, chaque fois qu’ils sont bafoués ou menacés.
Conservons donc cette Lumière jamais égalée et laissons- nous guider par le Verbe et sa Parole tout le long de l’Année qui commence.
Ensemble pour des avancées solidaires et fraternelles sur les chemins du Monde,

Excellente année à chacun et chacune d’entre vous et Merci d’être là !

p.o ACAT Belgique
Cécile Auriol, administratrice toujours à votre service

La lettre de l’ACAT 10 décembre 2019 : la DUDH fête 71 ans !

Chers adhérents,
Aujourd’hui nous mettons un défenseur à l’honneur, anniversaire de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme) oblige, puisque le combat pour les droits humains est précisément notre raison d’exister .
A côté des défenseurs Germain Rukuki, Tamara Chikunova ou Carole Rackete, sur le destin desquels il nous tiendra à coeur de revenir (mais pour des raisons pratiques, seulement ultérieurement), autant d’hommes et de femmes que nous vous prions de ne pas oublier, nous vous invitons aujourd’hui à joindre votre voix à celle de l’ACAT France et à intervenir pour un défenseur copte engagé, Ramy Kamel, détenu et probablement torturé.
Merci pour Rami
Germain .
Carole et Tamara

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT décembre 2019 : Avent

Chers adhérents,

Nous serons concis et ainsi, peut-être, entendus, et nous approcherons de la sorte des " buts recherchés".

L’Avent, c’est "l’attente dans l’espérance et dans la vigilance". Plus que jamais, nous vous appelons à vous tenir concrètement à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir, entre autres, notre ACAT -Info.

Vous êtes l’ACAT Belgique, qui doit retrouver son souffle premier !

Les appels ce mois-ci visent la répression exercée par un gouvernement central tout-puissant sur la périphérie troublée de œkoumène chinois.

Mais, nous, allons ensemble, et portons notre message -qui est le Sien- aux extrémités de la terre.

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Les Journées Nationales de la Prison 2019...

Les Journées Nationales de la Prison 2019 auront lieu du 23 au 30 novembre. Le thème de cette année est « Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux ».

Sur notre page Facebook
Appel urgent Décembre 2014 n°2014/99 - Vietnam

Traitement inhumain en prison - Intervenir avant le 01/01/2015

Dang Xuan Diêu est maintenu à l’isolement depuis plusieurs mois. Constamment, il subit des sévices physiques et psychologiques. Il purge actuellement une des plus longues peines au Vietnam pour des raisons politiques. Arrêté en juillet 2011, il a été condamné en janvier 2013, avec d’autres militants, à 13 ans de détention pour « tentative de renversement du gouvernement ». Il a assisté à un atelier organisé à Bangkok par l’organisation interdite Viet Tan. Viet Tan a mené, dans les années 1980, un mouvement de résistance contre le gouvernement communiste mais milite dorénavant pacifiquement pour la réforme politique et les droits de l’homme au Vietnam.

JPEG - 77.8 ko
Procès d’activistes au Vietnam

Récemment, un de ses anciens codétenus était libéré et révélait le triste sort de Dang Xuan Diêu. Celui-ci est soumis à des traitements inhumains et dégradants en prison, après avoir protesté contre le traitement qu’il subissait en détention.
Dang Xuan Diêu a été forcé de dormir et de manger près de ses excréments. Privé d’accès à l’eau potable, de douches régulières et d’une alimentation suffisante, il a été régulièrement battu par les gardiens de la prison. Il a effectué des grèves de la faim prolongées depuis le début de l’année afin de réclamer un meilleur traitement. En représailles, les autorités carcérales ont fait en sorte qu’il se fasse battre et soit traité comme un esclave par d’autres prisonniers. Il a dû, à plusieurs occasions, poser devant d’autres prisonniers qui l’humiliaient . Sa famille ne peut lui rendre visite. Il reste maintenu à l’isolement depuis avril 2014. Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire considère que sa détention est arbitraire et illégale. L’ACAT et d’autres ONG se sont mobilisées à plusieurs reprises en sa faveur. En mai 2014, il écrivait : « Je m’adresse à ma famille. S’il vous plaît demandez que toutes les organisations et tous ceux pour qui la Justice et la Vérité ont un sens s’expriment en ma faveur.  »

Avant son arrestation, Dang Xuan Diêu exerçait le métier d’ingénieur et dirigeait une communauté, se démenant pour que les étudiants de milieu défavorisé accèdent à une formation. Il collaborait au Vietnam Redemptorist News.

Autoritarisme et législations liberticides

Le gouvernement vietnamien érige systématiquement en infraction l’expression pacifique d’opinions divergentes. Il utilise à outrance les articles 88 (« propagande contre la République socialiste du Vietnam ») ou 79 du code pénal (« activités visant à renverser le gouvernement populaire ») pour faire taire les voix dissidentes. De nombreux citoyens engagés (écrivains, avocats, syndicalistes ou membres de groupes religieux) ont été arrêtés ces dernières années. Les comités populaires de province et de district peuvent détenir de 6 mois à 2ans, sans procès ni contrôle judiciaire, « les personnes qui ont violé la législation sur la sécurité et l’ordre social ». Ces dispositions encouragent la torture et les mauvais traitements des dissidents.
Si les autorités sanctionnent les journalistes ou blogueurs diffusant des « informations interdites, non conformes aux intérêts du peuple », de nombreux citoyens, agriculteurs et commerçants, sont victimes d’expropriations illégales. Ces « citoyens lésés » (Dan oan), spoliés par les autorités locales de leurs propriétés, ne sont que rarement dédommagés.

Recours à la torture, conditions de détention

Les forces de l’ordre se livrent à un usage excessif de la force, même pour des délits mineurs. Certains décèdent à cause des sévices subis. Les policiers parlent alors de suicide. Sont visés par cette violence déchainée : défenseurs des droits humains, membres de communautés religieuses non reconnues ou de minorités ethniques, souvent avant le transfert dans des établissements pénitentiaires et des camps.
Les conditions de vie en prison ou en camp de travail- surpeuplés- sont atroces. Les détenus doivent effectuer des travaux forcés et peuvent être frappés, maintenus des mois durant à l’isolement dans des cellules exiguës sans ventilation. Selon des proches de détenus, le personnel pénitentiaire accorde des privilèges aux prisonniers versant des pots-de-vin.

Le Vietnam n’est pas partie à la Convention des Nations unies contre la torture. Il a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

(Source : ACAT-France/OMCT)

  Imprimer

Documents joints