Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière Ides de Mars 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! » (Guy Aurenche)

Dans le Christ et avec Lui, sortons de nos déserts.

Ou bien plutôt, nous à qui est donnée la foi, tâchons pendant ce Carême, d’aller à sa suite dans le désert.

Et comme chaque début de Carême, vous pouvez retrouver » ici le dossier paroisses et notre feuillet destinés aux membres de votre communauté.

Samedi dernier, réunis pour notre Assemblée générale, nous avons eu l’honneur et le plaisir d’écouter Maitre Lambert Nigarura, Président de la Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale et membre du Barreau Pénal International. Ce militant de la première heure et cofondateur de l’ACAT-Burundi, est revenu sur la dérive de son pays, qu’il a été obligé de quitter suite aux évènements de 2015.

Son exposé, la relation de destins individuels sur fond de batailles géopolitiques et idéologiques, nous a rapproché plus encore un peu plus de ce pays et de ses défenseurs, pour lesquels nous souhaitons redoubler d’efforts et de constance (vœu exprimé de notre Président Luc Detavernier). L’ACAT Burundi nous a aussi fourni un document important concernant la situation des détenus et leur traitement dans les geôles burundaises.

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – Edition spéciale (Actualités, action et prière, 3è semaine de février 2019)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Cette édition spéciale de notre « Lettre » vous est signale la prolongation de la campagne Libye– Europe, et ce, jusqu’à nouvel ordre - ici vous trouverez notre Communiqué de presse.

Nous attirons votre attention, dans le corps des documents, sur l’adresse corrigée de notre a.s.b.l., à laquelle vous devez renvoyer les pétitions ou lettres –les divers documents vous sont à nouveau fournis en PJ-. Cette action commence en Allemagne à porter des fruits palpables, puisque l’ACAT Allemagne a reçu des réponses positives et circonstanciées, de députés fédéraux de trois grands partis, dont celle de députés (verts) affirmant leur soutien à la cause de Pro-Asyl et de l’ACAT Deutschland.

En sus, trois communiqués importants de la FIACAT qui vous permettent de (re) prendre le pouls de notre Fédération.

Nous comptons sur vos assistance et foi en notre action.

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière février 2019
« L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier »
(1 Co 12, 4-11)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Saint Paul Apôtre écrit aux Corinthiens 12,31-13 :
« J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante. »

Avec St Paul, agissons dans Son amour.
La condamnation à mort d’une jeune activiste saoudienne a été rejetée – nous l’avons appris ce 1er février-. Ainsi, nous entamons ce mois avec une heureuse nouvelle. Cependant Israa Al-Ghomgham et ses coaccusés restant incarcérés, nous devons agir sans attendre !

Notre équipe vous remercie de votre soutien incontournable.

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités- carnet de Carême , action et prière janvier 2019

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Ouvrons l’année par la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens qui proclame :

« Frères,
les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.
Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.
Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.
À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien.
À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ;
à un autre, une parole de connaissance,
selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ;
un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ;
à un autre est donné d’opérer des miracles,
 
à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ;
à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.
 
Mais celui qui agit en tout cela,
c’est l’unique et même Esprit :
il distribue ses dons, comme il le veut,
à chacun en particulier. »

Notre équipe vous remercie chaleureusement de votre soutien sans lequel nous serions si peu.

Nous vous souhaitons à tous une heureuse, et si possible formidable, année 2019.

Pour vaillamment commencer, une kyrielle de bonnes nouvelles !

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

Chers adhérents et sympathisants, Samedi 1er...

Chers adhérents et sympathisants,
Samedi 1er décembre nous avons organisé le colloque « LES DROITS DE L’HOMME : hier, aujourd’hui. Demain ? ». Les lecteurs de ces lignes qui y ont assisté et le souhaitent peuvent dores et déjà nous transmettre leurs échos et souvenirs personnels concernant cette rencontre assez exceptionnelle.

En Belgique, nous sommes les témoins (quelquefois abasourdis, blessés) de traitements peu conformes vis-à-vis des réfugiés et de ceux qui tentent de leur venir en aide. Depuis plusieurs mois l’ACAT Allemagne travaille, en coopération avec d’autres ACAT européennes, à la mise au point d’une campagne, afin d’infléchir les politiques migratoires européennes notamment envers ceux qui débarquent dans nos pays après une longue, éprouvante et forcément terrible traversée de la Méditerranée. Les migrants sont abandonnés aux garde-côtes Libyens, victimes des pires violations (viols, internement et travaux forcés, esclavage).

Pour une politique européenne davantage respectueuse des droits humains des migrants, nous vous proposons aujourd’hui de diffuser une pétition dans votre entourage. C’est un travail de longue haleine et vous disposez jusque fin février 19 la faire connaitre et nous la renvoyer.

A l’honneur ce mois-ci est le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, qui sera fêté partout dans le monde le 10 décembre prochain. A ce sujet, nous vous rappelons la parution du dernier ouvrage de Guy Aurenche, qui nous a offert deux conférences début décembre. Son livre s’intitule : « Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! »

Par ailleurs, vous pouvez « appeler » ici le dossier paroisses et le feuillet destinés aux membres de votre communauté, qui sont deux supports préparés par notre équipe, sous la direction de l’abbé Michel Rongvaux, dont nous nous empressons, d’ailleurs, de vous « passer » les vœux pour cet Avent, avant que ceux- ci ne deviennent caducs ! [ NDLR : l’abbé Michel Rongvaux est également un administrateur de l’ACAT].

« Au seuil d’une nouvelle année-cadeau du Seigneur. Ces samedi 1er et dimanche 2 décembre, nous voici lancés dans un nouveau cycle d’Avent. Alors dès à présent je vous souhaite une belle année, riche de renouvèlements, riche des
temps partagés, riche des imprévus, riche du temps grâcieux donné, riche de ce que la musique et les arts pourront vous insuffler et vous faire partager ...

bref une année de tous les anges !!!
 »

Bel Avent à tous

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

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Appel urgent Février 2015/1 - Colombie

Transferts et tortures arbitraires, plainte expédiée, solitude

Intervenir avant le 30/ 02/2015

36 ans, deux fillettes à charge : à Bogotà deux emplois ne suffisent pas pour vivre. Alexandra María Jímenez Parra se laisse convaincre d’enlever des passagers en taxi pour les dépouiller. Arrêtée, elle est condamnée en 2008 à 13 ans et 3 mois d’emprisonnement. Le 7 avril 2008, à la prison El Buen Pastor de Bogotá, elle est mise à l’isolement après une altercation avec un gardien. Le soir, le gardien entre dans la cellule alors qu’elle est aux toilettes. Il la menotte, la frappe avec sa matraque, ses pieds, ses poings, l’agrippe par les cheveux pour l’enfermer presque nue dans le local à ordures, infesté de rats. Lorsqu’Alexandra sort du cachot, le lendemain après-midi, elle souffre d’une hémorragie génitale.

Alexandra porte plainte. Elle est alors transférée plusieurs fois, sans information préalable, pour aboutir en 2011 à Jamundí, à `plus de 500kms de Bogotà. Le 16 octobre 2013, elle est placée à l’isolement prolongé. Désespérée, elle entame une grève de la faim et se coud la bouche. Des interventions de l’ACAT ont permis son transfert à Medellín, prison moins dure, mais toujours éloignée de Bogotà. Trop pauvre pour entreprendre de longs trajets, sa famille a dû attendre 4 ans pour revoir Alexandra. Sa situation est révélatrice d’infractions graves de l’administration pénitentiaire.

La Cour constitutionnelle colombienne a rendu plusieurs arrêts en faveur de la proximité des détenus avec leur famille, de l’information préalable et justifiée des transferts, ainsi que de la limitation stricte du recours à l’isolement.

Le sort de la plainte d’Alexandra est tristement habituel. Elle n’a été examinée par un médecin que deux jours après l’agression ; l’institution pénitentiaire a rapidement classé son dossier ; l’organe de contrôle des droits fondamentaux n’a pas supervisé l’enquête ; le gardien incriminé n’a été pas été sanctionné. Enfin, les services du procureur n’ont que très récemment ouvert l’enquête pour tortures. Alexandra, traumatisée, a tenté de se suicider à plusieurs reprises. Reconnue patiente psychiatrique, elle ne suit toujours pas de thérapie.

Selon l’ONU, seuls des fonctionnaires féminins doivent assurer la surveillance des détenues. Dans les prisons, les rapports de force et l’environnement clos favorisent les pires abus. En Colombie, on bafoue les droits des détenus en matière de santé. Ceux-ci n’ont que rarement accès au personnel de santé et aux soins. Tant et si bien que 336 détenus sont morts en 4 ans, notamment pour négligence médicale ou suicide.

Usage de la terreur

Blanca Nubia Díaz est une dame wayuú. La violence qui frappe la région de La Guajira (département au nord-ouest) a ravagé son existence .En mai 2001, un an après le meurtre de son mari, sa fille Irina del Carmen Villero Díaz a été torturée, violée et exécutée par des paramilitaires. En juin 2014, son autre fille a été violée Le 3 janvier 2015, ignorant que les deux femmes avaient déménagé, deux hommes ont forcé l’entrée de leur maison de la Ríohacha pour s’emparer de sa fille, Ils ont menacé les nouveaux occupants. En 2014, le frère de Mme Nubia Díaz a reçu des appels menaçant l’un de ses fils.

Depuis plus de 13 ans, Blanca réclame justice pour sa fille Irina. Elle milite pour les droits des femmes au sein du MOVICE (Mouvement national des victimes de crimes d’État), plateforme qui regroupe quelque 300 organisations de la société civile. Elle doit souvent quitter la région pour sa sécurité.

Toutes les parties à ce conflit tenace (guérillas communistes, paramilitaires, armée régulière et trafiquants de drogue), foulent aux pieds les droits de l’homme.
La loi « Justice et paix » de juillet 2005 visait la réinsertion sans heurts des paramilitaires, en échange de peines allégées. Dans la réalité´, les factions recourent toujours à des stratégies pour s’accaparer les terres et perpétrer des exactions. Le dialogue de paix initié avec les FARC-EP fin 2012 pourrait aboutir en 2015. Une paix durable est cependant inatteignable tant que justice ne sera pas rendue.

(Source ACAT-France)

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