Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Actualités de l'ACAT
Rappel de la pétition TOGO de l’ACAT Suisse contre la recrudescence du lynchage au Togo
Samedi 10 décembre 2016 : Célébration œcuménique et rencontre-débatpour la journée des Droits de l’homme à Bruxelles

L’ACAT vous invite à célébrer la journée internationale des Droits de l’homme en l’église orthodoxe de la Sainte-Trinité et des Saints-Côme et Damien (Rue Paul Spaak 26, 1050 Bruxelles), le samedi 10 décembre 2016 de 18h à 20h.

La célébration sera suivie d’une rencontre-débat sur le thème "Droits de l’homme et privation de liberté en Belgique : respectons-nous la dignité humaine ?"

Nous espérons vous y retrouver nombreux !

La Belgique manque une occasion de ratifier le Protocole contre la Torture !

A l’occasion que l’examen par la Commission justice du parlement examinera le projet de Loi Pot-Pourri IV Le 29 novembre, l’ACAT s’associe à plusieurs autres organisations de la société civile pour dénoncer l’absence d’attention à la torture dans les discussions pour réformer le système judiciaire de notre pays.

Biram Dah Abeid : 2 RV (16 et 17 Novembre 2016)
Conférence le 30 novembre à Bruxelles : Vers l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis ? Le témoignage de Rais Bhuiyan

L’ACAT et Amnesty International s’associent à Sant’Egidio pour l’organisation cette conférence autour d’un témoignage exceptionnel, le mercredi 30 novembre à 19h à la Chapelle de la Résurrection (attention : Rais Bhuiyan s’exprimera en anglais et l’interprétation sera disponible pour un nombre de personnes très limité).

Sur notre page Facebook
Appel urgent (Février 2017) - CHINE

Une disparition
Malgré l’effroyable indifférence apparente du régime d’Assad face au sort d’Alep et au traitement des civils, exprimons notre préoccupation pour la souffrance des victimes de disparitions forcées, en particulier pour Abdulhadi Kamel.

"Le Fils de l’homme enverra ses anges qui ramasseront de son Royaume tous les scandales
et tous les fauteurs d’iniquité." Mt 13, 41

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Intervenir avant le 10/03/2017


On ignore ce qu’il est advenu d’Abdulhadi Kamel. Le jeune Syrien de 26 ans est vu pour la dernière fois le 16 décembre 2016. Blessé lors de l’interception d’un convoi quittant les quartiers est d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, il est emmené à bord d’une ambulance. Un proche se trouvait dans le convoi aux côtés d’Abdulhadi lorsque les forces gouvernementales sont intervenues et ont demandé aux hommes de sortir. Il témoigne : « On leur a pris leurs effets personnels et ils ont été forcés de s’allonger à plat ventre sur le sol. Les soldats ont alors ouvert le feu. Abdulhadi Kamel et d’autres personnes ont été blessés par des balles perdues. Puis, une ambulance a évacué les blessés vers un hôpital ». Un intermédiaire supervisait l’évacuation. Il a assuré à sa famille qu’Abdulhadi reviendrait. Il se trompait.
Le 5 janvier, Abdulhadi apparaît pourtant sur une vidéo. Filmée dans un lieu non précisé, elle est postée sur You Tube par ANNA news, une agence de presse d’Abkhazie. Il « avoue » travailler pour les Casques blancs (la Défense civile syrienne), qu’il dénonce néanmoins comme une « fausse organisation de secours ». Sa famille suppose que ses « aveux » ont été obtenus sous la contrainte et affirme qu’aucun élément ne permet de relier Abdulhadi à cette organisation. Il ne portait d’ailleurs ni leur uniforme, ni aucun autre.

Siège d’Alep

Le gouvernement syrien a assiégé Alep- est en juillet 2016, empêchant le passage des organisations humanitaires, soumettant les civils à des bombardements aériens et à des attaques au sol. En décembre 2016, les forces syriennes ont avancé rapidement, forçant des milliers de civils à fuir. Le 13 décembre, l’ONU a rapporté que les forces gouvernementales avaient sauvagement exécuté 82 civils chez eux, ou dans la rue. Un accord conclu entre le gouvernement syrien et des groupes armés non-gouvernementaux permet l’évacuation de convois de bus et de véhicules. Le 19, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 2328, appelant l’ONU à déployer des observateurs à Alep-Est.
En plus des morts innombrables tombés sur les champs de bataille, 17.000 opposants au régime auraient trouvé la mort en prison. Plus de 65.000 personnes ont fait l’objet d’une disparition forcée. La décision trop tardive du Conseil de sécurité d’envoyer des observateurs sur le terrain est impuissante à protéger les civils. De leur côté, les Casques blancs sont composés de bénévoles basés dans les zones tenues par l’opposition. Ils s’efforcent de sauver les victimes civiles.

Politiques d’extermination

Commencée en 2011, la révolution syrienne pacifique s’est transformée en conflit sans merci.
Bachar El-Assad a exprimé la volonté de« nettoyer »la seconde ville du pays, assiégée depuis début septembre et devenue terrain d’affrontement entre d’une part les troupes syriennes, soutenues par les Russes, et d’autre part les « rebelles ». Des infrastructures civiles comme des écoles, des marchés, des mosquées, mais aussi des hôpitaux sont constamment pilonnés. Sans conteste des crimes de guerre. Et en aucun cas les victimes civiles de ce conflit ne sauraient être considérées comme les dommages collatéraux d’une bataille contre la terreur, ni à Alep, ni ailleurs.
En outre le monde apprend qu’entre 2011 et 2015, souvent deux fois par semaine, jusqu’à 50 prisonniers ont été sortis de leurs cellules et exécutés par pendaison. En cinq ans, jusqu’à 13.000 personnes, soupçonnées de dissidence, ont été pendues en secret à Saidnaya. De plus, le traitement inhumain infligé aux détenus, systématiquement torturés, privés de nourriture, d’eau, et de tout soin, a entraîné la mort de milliers de prisonniers.
Tous ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont perpétrés avec l’approbation du régime syrien qui cherche à écraser toute opposition au sein de la population.

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