Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appel urgent (Juillet 2017) - ERYTHRÉE
Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Actualités de l'ACAT
Rappel de la pétition TOGO de l’ACAT Suisse contre la recrudescence du lynchage au Togo
Samedi 10 décembre 2016 : Célébration œcuménique et rencontre-débatpour la journée des Droits de l’homme à Bruxelles

L’ACAT vous invite à célébrer la journée internationale des Droits de l’homme en l’église orthodoxe de la Sainte-Trinité et des Saints-Côme et Damien (Rue Paul Spaak 26, 1050 Bruxelles), le samedi 10 décembre 2016 de 18h à 20h.

La célébration sera suivie d’une rencontre-débat sur le thème "Droits de l’homme et privation de liberté en Belgique : respectons-nous la dignité humaine ?"

Nous espérons vous y retrouver nombreux !

La Belgique manque une occasion de ratifier le Protocole contre la Torture !

A l’occasion que l’examen par la Commission justice du parlement examinera le projet de Loi Pot-Pourri IV Le 29 novembre, l’ACAT s’associe à plusieurs autres organisations de la société civile pour dénoncer l’absence d’attention à la torture dans les discussions pour réformer le système judiciaire de notre pays.

Biram Dah Abeid : 2 RV (16 et 17 Novembre 2016)
Conférence le 30 novembre à Bruxelles : Vers l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis ? Le témoignage de Rais Bhuiyan

L’ACAT et Amnesty International s’associent à Sant’Egidio pour l’organisation cette conférence autour d’un témoignage exceptionnel, le mercredi 30 novembre à 19h à la Chapelle de la Résurrection (attention : Rais Bhuiyan s’exprimera en anglais et l’interprétation sera disponible pour un nombre de personnes très limité).

Sur notre page Facebook
Appel urgent (Juillet 2017) - ERYTHRÉE

Répression de journalistes

« Seul l’homme, en souffrant, sait qu’il souffre et se demande pour quelle raison. » (Jean-Paul II, Salvifici doloris)

Word - 21.5 ko

Intervenir avant le 03/07/2017

Word - 21.5 ko

Cette année, le Prix mondial de la liberté de presse de l’UNESCO a été décerné le 3 mai au journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, détenu au secret en Erythrée depuis plus de 15 ans. Les dernières nouvelles de ce journaliste remontent au témoignage, en avril 2010, d’un gardien de prison réfugié en Éthiopie. Il le décrivait malade et faible.

Fondateur du premier journal indépendant d’Erythrée

Dawit Isaak, dramaturge, journaliste et écrivain, s’est exilé en Suède en 1987, pays qui lui a ensuite octroyé la citoyenneté. En 1993, au lendemain de l’indépendance de l’Erythrée, il est retourné dans son pays natal. Il y a fondé Setit, le premier journal indépendant du pays. M. Isaak était connu pour ses reportages critiques et engagés. En 2001, son journal publiait une lettre ouverte demandant la tenue d’élections libres et l’application de la Constitution promise. La répression fut terrible : Dawit Isaac et neuf autres journalistes furent alors arrêtés et jetés en prison. Le gouvernement annonça que tous les organes de presse seraient dorénavant interdits de publication. Au même moment, 11 représentants politiques étaient arrêtés. On ne sait toujours pas où sont détenus ces 21 prisonniers d’opinion. On craint qu’ils aient été maltraités et torturés, étant donné les conditions de détention dans les prisons érythréennes et les méthodes qui y sont pratiquées, souvent dénoncées par les ONG « droits de l’homme » internationales, ainsi que par les Nations Unies. Certaines informations annonçaient la mort en détention de 13 de ces personnes, dont Dawit Isaak. Cependant, en juin 2016, le Ministre des affaires étrangères d’Érythrée annonçait que Dawit Isaak était encore vivant, tout en précisant qu’il ne serait jugé que lorsque le gouvernement en prendrait la décision.

Un pays parmi les plus répressifs

Selon la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Érythrée, Sheila B. Keetharuth, « le cas de M. Isaak est emblématique de tous ceux qui ont été victimes de disparitions forcées à cause du gouvernement érythréen et qui restent introuvables ». Lors de la cérémonie de remise du Prix mondial de la liberté de la presse, elle affirmait que les autorités érythréennes « continuent de réprimer toute forme d’expression perçue comme critique à l’égard du gouvernement et de sa politique ».

Reconstruire la confiance

De façon générale, Mme Keetharuth note que « le gouvernement de l’Érythrée a l’obligation de fournir des informations urgentes sur le sort des détenus et de l’endroit où se trouveraient toutes les personnes privées de liberté ». « Ce serait une première indication, même tardive, que le gouvernement s’engage à reconstruire la confiance avec les Érythréens », ajoute-t- elle. « En permettant aux observateurs indépendants d’accéder immédiatement et sans entrave à tous les lieux de détention, officiels et non officiels, le gouvernement enverrait un signal fort indiquant qu’il reconnaît les violations des droits humains du passé, tout en prenant dès à présent des mesures pour améliorer la situation sur le terrain ».
(ACAT Luxembourg)

(Traduction de la lettre en anglais ci-jointe)
Excellence,

Je tiens à vous exprimer ma profonde préoccupation quant à la situation de Dawit Isaak et de tous les autres prisonniers politiques détenus en Erythrée pour l’exercice pacifique de leurs droits à la liberté d’expression, d’opinion, d’association, de religion ou de conviction.
Selon les informations que j’ai reçues de l’ACAT, Dawit Isaak- citoyen suédo-éythréen, rédacteur en chef du journal Setit- a été arrêté et emprisonné en septembre 2001, en même temps que 9 autres journalistes et 11 représentants politiques. Depuis, il est resté en détention sans inculpation ni jugement. Son lieu de détention n’est pas connu. Nous sommes très préoccupés par son état de santé et ses conditions de détention.
Par conséquent, je vous demande instamment :

de révéler sans délai le lieu de détention de Dawit Isaak et le sort qui lui a été réservé, et de permettre des contacts avec sa famille et avec sa représentation légale, de veiller à ce qu’il soit protégé contre la torture et tout autre mauvais traitement, et à ce qu’il ait accès aux soins médicaux dont il a besoin

de libérer Dawit Isaak et tous les autres prisonniers de conscience détenus en Erythrée ;

que tout prisonnier soupçonné d’un crime soit inculpé d’une infraction pénale dûment reconnue, ou libéré. Toute personne inculpée doit être jugée sans délai devant un tribunal civil, conformément aux normes équitables internationales en la matière.
Je vous prie d’agréer, Excellence, l’assurance de ma très haute considération.

  Imprimer

Répondre à cet article