Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent Mai 2015/1 – Soudan
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Octobre 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Vous trouverez aujourd’hui, 1er Octobre, notre newsletter mensuelle.

Notre ACAT Info de l’automne, qui regorge, lui, de renseignements, devrait être bientôt expédié et consultable en ligne.

Il y a ce mois-ci 3 actions, vous êtes libres de souscrire aux trois courriers ou de n’en garder qu’un ou deux, comme habituellement. Simplement, vu que nous avons un peu baguenaudé pendant les vacances, et que les informations ou communications fournies par la FIACAT et les autres ONG restent, à ce jour, parcimonieuses, nous avons adjoint aux appels une action épistolaire supplémentaire basée sur celles proposées via les réseaux sociaux par Amnesty, que nous devons soutenir.

Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.

En Union dans la prière !

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

Nouvel article N° 289
La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Juillet 2018

Chers adhérents et sympathisants,

Nous espérons que cette lettre différée vous rejoint dans la douceur de l’été et qu’elle est la bienvenue.
Par la présente nous vous signalons surtout le placement, suivant la demande expresse de plusieurs d’entre vous, d’une pétition destinée à faire libérer M. Rukuki. De Bujumbura et Germain, diverses nouvelles nous sont parvenues (voir Appel Urgent de l’ACAT France et le communiqué de la FIACAT).
Comme toujours, vous êtes encouragés à nous faire part de vos remarques et nous sommes à votre disposition.
Nous vous signalons par ailleurs que les Appels ne paraitrons pas ce premier août, mais dans la seconde partie du mois (faute de « main d’œuvre disponible »). En revanche nous vous signalons notre « Appel à témoins » –dans la rubrique Actualités nationales- et vous assurons qu’il y aura toujours quelqu’un pour répondre à votre requête, même avec un certain délai.

Unis dans la prière !
Bel été

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT
(Pour ouvrir un lien hypertexte, il convient de cliquer sur le texte en gras, bleu ou mauve)

La lettre de l’ACAT : Actualités (NDV) action et prière Mai 2018

Chers adhérents,

En mai 2018, l’ACAT se mobilise pour obtenir la libération de Germain Rukuki. Nous avons également décidé de faire appel à vous concernant la détention arbitraire d’un défenseur togolais, M. Johnson, qui nous préoccupe vivement et à laquelle nous souhaitons que les autorités mettent fin au plus vite.

L’avancée dans le temps se trouvant en réalité aux commandes, nous préparons aussi les différentes veillées de prières œcuméniques, en lien avec la journée internationale de soutien aux victimes de la torture des Nations Unies, qui a lieu le 26 juin de chaque année. Dans ce cadre, nous vous sollicitons. Le but de ce nouveau courrier est de vous fédérer autour de cette nuit des Veilleurs (NDV), et de vous informer un peu plus précisément du déroulement des « festivités ».

En vous souhaitant un beau jour de Pentecôte, et de rencontrer Son Esprit dans votre poursuite du Bien et de la Paix sur la terre, je vous remercie de votre attention.

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Rapport de visite du Comité européen pour la prévention de la torture sur sa visite en Belgique en mars/avril 2017

Belgique : le Comité anti-torture demande une amélioration des conditions de détention en milieu carcéral, une meilleure prise en charge des internés psychiatriques et un renforcement de la lutte contre les violences policières

Sur notre page Facebook
Appel urgent Mai 2015/1 – Soudan

Arrestation et emprisonnement arbitraire

Intervenir avant le 30/05/2015

Le défenseur des droits de l’homme Adil Ibrahiem Bakheit, membre du conseil d’administration de Sudan Human Rights Monitor a été arrêté arbitrairement par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) à Khartoum le 16 avril, puis inculpé.

Adil Ibrahiem Bakheit est un formateur indépendant rattaché à plusieurs groupes de la société civile actifs dans les domaines des droits humains : des droits des femmes à l’observation d’élections, en passant par la protection de l’environnement et de l’éducation civique. Il a notamment joué un rôle primordial dans l’observation des élections et du référendum qui ont eu lieu au Soudan en 2010 et 2011.

Convoqué par le NSS, ce père de famille a été incarcéré à l’issue d’un bref interrogatoire, au cours duquel il a été questionné sur son travail et sur son contrat de consultant pour Tracks (Training and Human Development). Le parquet de la Sûreté de l’État l’a inculpé de sept infractions en vertu du Code pénal. Deux d’entre elles, l’« atteinte au système constitutionnel » et la « guerre contre l’État » (visées aux articles 50 et 51), sont passibles de la peine capitale.

Selon Tracks, des agents du NISS ont effectué une descente le 26 mars dans les locaux de l’organisation à Khartoum, interrompant ainsi un atelier sur la responsabilité sociale. Ils ont saisi tous les ordinateurs portables qui se trouvaient sur place, notamment celui d’Adil Ibrahiem Bakheit qui contient le matériel pédagogique indispensable à son travail.

L’organisation Tracks dispense des formations sur les technologies de l’information, le renforcement des capacités et les droits humains, à destination du secteur privé et des organisations non gouvernementales locales et internationales.

L’épouse d’Adil Ibrahiem Bakheit a confirmé qu’elle avait pu lui rendre visite au poste de police d’Al Awasat (Khartoum), où il est détenu actuellement. M. Bakheit souffre de diabète.

Climat d’impunité

Cette nième arrestation arbitraire indique un durcissement de la répression menée par le Service national de la sûreté et du renseignement contre les activités des organisations et des militants de la société civile depuis janvier 2015.
Bras sécuritaire de M. Bashir, avec les Rapid Support Forces (RSF), le NISS dispose de pouvoirs étendus en vertu de la Loi de 2010 relative à la sécurité nationale. Il peut maintenir des suspects en détention jusqu’à quatre mois et demi sans contrôle judiciaire. Ses membres, qui usent de leur autorité pour procéder à des arrestations arbitraires et infliger des actes de torture, sont protégés de toute poursuite pour les actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.
Les modifications de la Constitution adoptées par le parlement le 5 janvier accordent encore plus de pouvoirs au NISS qui peut désormais s’immiscer comme bon lui semble dans les affaires politiques, économiques et sociales.


Omar Al-Béchir, au pouvoir depuis 1989, a été réélu ce 27 avril pour cinq ans avec 94,5% des voix, alors que le pays est isolé internationalement et accablé par une dette d’autant plus colossale, qu’avec la création du Soudan du Sud, le pays a perdu les 3/4 de ses revenus pétroliers. Le dialogue national pour résoudre les conflits déchirant les régions du Kordofan-Sud, du Nil-Bleu et du Darfour- dont l’ouverture était prévue en 2014- n’a toujours pas commencé.

En septembre 2013, les émeutes contre la vie chère à Khartoum, où les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles pour disperser le mouvement, ont montré l’impopularité du régime.

Omar el-Béchir, qui a désormais 70 ans, est convoqué par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, région de l’ouest du Soudan, où, selon l’ONU, au moins 300 000 personnes sont mortes et 2,5 millions ont dû fuir les violences qui perdurent depuis 2003.

L’opposition a, comme en 2010, boycotté les élections.

(Sources : ACAT France, OMCT et Amnesty)

  Imprimer

Documents joints