Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appels des mois précédents    >    Appel urgent (Mars 2017) - KAZAKHSTAN
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière- AVRIL 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de Dieu :
il nous a réconciliés avec lui par le Christ,
et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
Car c’est bien Dieu
qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :
il n’a pas tenu compte des fautes,
et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,
et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :
nous le demandons au nom du Christ,
laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché,
Dieu l’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en lui nous devenions justes
de la justice même de Dieu ».

Paul 2Co5 17,21

Quatrième dimanche de Carême, déjà, et qu’avons nous fait pour marcher vers Toi ?
Dans tous les cas, on constate que la torture, qui se nourrit du silence, ne disparaît pas. Au contraire.

Alors, quoiqu’il en soit, merci d’être là et de donner de la voix !

Surtout, il ne faut pas se taire !

Cordialement,
fraternellement

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT –actualités, action et prière Ides de Mars 2019

Chers adhérents et sympathisants,

« Droits humains : n’oublions pas notre idéal commun ! » (Guy Aurenche)

Dans le Christ et avec Lui, sortons de nos déserts.

Ou bien plutôt, nous à qui est donnée la foi, tâchons pendant ce Carême, d’aller à sa suite dans le désert.

Et comme chaque début de Carême, vous pouvez retrouver » ici le dossier paroisses et notre feuillet destinés aux membres de votre communauté.

Samedi dernier, réunis pour notre Assemblée générale, nous avons eu l’honneur et le plaisir d’écouter Maitre Lambert Nigarura, Président de la Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale et membre du Barreau Pénal International. Ce militant de la première heure et cofondateur de l’ACAT-Burundi, est revenu sur la dérive de son pays, qu’il a été obligé de quitter suite aux évènements de 2015.

Son exposé, la relation de destins individuels sur fond de batailles géopolitiques et idéologiques, nous a rapproché plus encore un peu plus de ce pays et de ses défenseurs, pour lesquels nous souhaitons redoubler d’efforts et de constance (vœu exprimé de notre Président Luc Detavernier). L’ACAT Burundi nous a aussi fourni un document important concernant la situation des détenus et leur traitement dans les geôles burundaises.

Cordialement,

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – Edition spéciale (Actualités, action et prière, 3è semaine de février 2019)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Cette édition spéciale de notre « Lettre » vous est signale la prolongation de la campagne Libye– Europe, et ce, jusqu’à nouvel ordre - ici vous trouverez notre Communiqué de presse.

Nous attirons votre attention, dans le corps des documents, sur l’adresse corrigée de notre a.s.b.l., à laquelle vous devez renvoyer les pétitions ou lettres –les divers documents vous sont à nouveau fournis en PJ-. Cette action commence en Allemagne à porter des fruits palpables, puisque l’ACAT Allemagne a reçu des réponses positives et circonstanciées, de députés fédéraux de trois grands partis, dont celle de députés (verts) affirmant leur soutien à la cause de Pro-Asyl et de l’ACAT Deutschland.

En sus, trois communiqués importants de la FIACAT qui vous permettent de (re) prendre le pouls de notre Fédération.

Nous comptons sur vos assistance et foi en notre action.

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière février 2019
« L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier »
(1 Co 12, 4-11)

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Saint Paul Apôtre écrit aux Corinthiens 12,31-13 :
« J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante. »

Avec St Paul, agissons dans Son amour.
La condamnation à mort d’une jeune activiste saoudienne a été rejetée – nous l’avons appris ce 1er février-. Ainsi, nous entamons ce mois avec une heureuse nouvelle. Cependant Israa Al-Ghomgham et ses coaccusés restant incarcérés, nous devons agir sans attendre !

Notre équipe vous remercie de votre soutien incontournable.

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

La lettre de l’ACAT – actualités- carnet de Carême , action et prière janvier 2019

Cher Ami (e) de l’ACAT,

Ouvrons l’année par la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens qui proclame :

« Frères,
les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.
Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.
Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.
À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien.
À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ;
à un autre, une parole de connaissance,
selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ;
un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ;
à un autre est donné d’opérer des miracles,
 
à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ;
à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.
 
Mais celui qui agit en tout cela,
c’est l’unique et même Esprit :
il distribue ses dons, comme il le veut,
à chacun en particulier. »

Notre équipe vous remercie chaleureusement de votre soutien sans lequel nous serions si peu.

Nous vous souhaitons à tous une heureuse, et si possible formidable, année 2019.

Pour vaillamment commencer, une kyrielle de bonnes nouvelles !

Cordialement,

Cécile Auriol, administratrice de l’ACAT

Sur notre page Facebook
Appel urgent (Mars 2017) - KAZAKHSTAN

Calvaire judiciaire de deux activistes

"Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent" Mt 5, 43

Edit (13/05/2017 : réponse du KAZAKHSTAN)

Word - 37 ko

Intervenir avant le 08/04/2017

Le 17 mai 2016, MM. Maks Bokaiev et Talgat Algan se retrouvent en détention administrative pour l’organisation de la marche d’Atyrau (ouest du Kazakhstan) le 21 mai, mais surtout pour la diffusion de messages critiquant des réformes impopulaires. Tous deux sont officiellement inculpés pour un rassemblement tenu le 24 avril.

Voici quelques- uns des griefs retenus contre eux : « propagande ... appels publics à prendre ou conserver le pouvoir, changement de l’ordre constitutionnel de la République par la violence ... » Leur procès, qui débute le 12 octobre au tribunal d’Atyrau, est inéquitable : le principe de la présomption d’innocence est bafoué, des éléments du dossier (des vidéos de la manifestation d’Atyrau) présentés par les prévenus, sont ignorés et l’accès des observateurs indépendants aux audiences, limités. Tant et si bien que le 28 novembre, Maks et Talgat sont déclarés coupables pénalement pour incitation à la discorde sociale, nationale, clanique, raciale, entre les classes ou religions,...diffusion et propagation de fausses informations - .
Par ailleurs plusieurs journalistes et observateurs voulaient assister au procès. Ils ont fait l’objet d’intimidations. Ainsi des huissiers ont confisqué la carte d’identité de Loukpan Akhmediarov, journaliste d’opposition, invoquant une amende impayée pour article diffamatoire vis-à-vis du ministère de l’Intérieur. Alima Abdirova, du Mécanisme National de Prévention (MNP), établi par l’OPCAT 1 afin de surveiller les prisons et certains établissements publics (les foyers pour enfants), reçoit des menaces. Rinat Rafhat, un observateur du procès, est roué de coups par des inconnus dans l’entrée de son immeuble le 24 octobre. Ses agresseurs lui ordonnent de " la fermer".

Un traitement arbitraire, voire « cruel »

Le 20 janvier 2017 la chambre d’appel du tribunal d’Atyrau confirme la condamnation de Maks Bokaev et Talgat Ayan pour leurs prises de positions et leurs appels à manifester sur les médias sociaux. Le 3 février, la Cour suprême confirme également la sentence : cinq ans de colonie pénitentiaire à Petropavlovsk, à 1500 km au nord de leur ville natale. La loi prescrit que les prisonniers expient leur faute non loin de chez eux. Pourtant Aktobe, où Maks et Talgat effectuent leur détention préventive, est à plus de 500 km d’Atyrau. A aucun moment on n’a averti Maks et Talgat de leur transfert à Petropavlovsk, où les températures hivernales oscillent entre -10 et -20°C. Ils n’ont donc aucun équipement qui leur permette de supporter ces températures. Leurs proches crient leur préoccupation : il n’y a pas de liaisons ferroviaires ou aériennes directes pour Petropavlovsk. De plus Maks Bokaev souffre d’une hépatite chronique. Son état se dégrade car il n’est pas soigné. Le 18 octobre, par exemple, lorsqu’il ne peut assister aux audiences, les procureurs l’accusent de « simuler ».
***
Divers instruments internationaux, dont le PIDCP ( Pacte international relatif aux droits civils et politiques ), commandent pourtant de traiter toute personne privée de sa liberté avec humanité. Les Règles Mandela des Nations unies enjoignent les États de fournir des soins de santé de qualité équivalente à ceux dont bénéficient les malades libres. Ces règles prévoient le transfert des détenus souffrants vers des établissements pénitentiaires spécialisés ou des hôpitaux civils.

Des réformes controversées et une poigne de fer

De fin avril à mai 2016 des manifestations ont secoué le Kazakhstan. Des dizaines de militants ont été arrêtés et certains ont dû purger des peines de détention administrative.
Ces troubles font suite à la réforme foncière qui prévoit que les terres arables non exploitées appartenant à des Kazakhs, soient privatisées ou louées à des entités étrangères pour une période de 10 à 25 ans. En mai, le président a imposé un moratoire sur cette réforme foncière. Il suspend donc de facto l’application de la réforme controversée. Pourtant il ne desserre pas son emprise sur la société civile.

  Imprimer