Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Appel urgent (Decembre 2017) - ARABIE SAOUDITE

Abdulkareem al Hawaj, un jeune Saoudien chiite, a été condamné à mort, sur la base d’aveux extorqués sous la torture, pour des faits qu’il aurait commis en 2012, lorsqu’il était mineur. Suite à son arrestation, il aurait été détenu au secret pendant les cinq premiers mois de sa détention. Il n’a pas non plus eu accès à un avocat pendant sa détention provisoire et ses interrogatoires.

Appel urgent (Decembre 2017) - TADJIKISTAN

BOUZOURGMEKHR YOROV,
un avocat maltraité en prison !

Condamné pour divers chefs d’accusation spécieux à 28 ans d’emprisonnement, l’avocat tadjik Bouzourgmekhr Yorov est battu, humilié et tenu régulièrement à l’isolement. Il a très probablement été arrêté afin d’être empêché de défendre les dirigeants d’un parti d’opposition interdit qu’il représente et afin de dissuader tout autre avocat de le faire.

Appel urgent (Novembre 2017) - BELGIQUE

PLAIDOYER POUR LE BIEN-VIVRE DES ANCIENS DETENUS

Appel urgent (Novembre 2017) - GUINÉE-EQUATORIALE

Bientôt deux mois que le dessinateur équato-guinéen est détenu sans inculpation à la prison de Black Beach à Malabo. Son péché est d’avoir publié la Bande dessinée « La Pesadilla de Obi » (« Le cauchemar d’Obiang »), très critique envers le régime du Président Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis août 1979.
En 2014, Ramon Esono Ebalé, qui vit au Paraguay, publie « La Pesadilla de Obi », dans laquelle il dénonce les abus du régime en place en Guinée- équatoriale, au nombre desquels les élections frauduleuses, la corruption et les richesses accaparées par le clan Obiang.

Appel urgent (Octobre 2017) - BAHREÏN

TORTURES ET HARCÈLEMENT
Outre une pratique généralisée de la torture et des mauvais traitements sur les détenus, les autorités bahreïnies s’en prennent de plus en plus systématiquement aux défenseurs des droits humains et aux opposants politiques du pays.

Appel urgent (Octobre 2016) - SRI LANKA
« Celui qui vous fait don de l’Esprit et qui réalise des miracles parmi vous, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi, ou parce que vous écoutez le message de la foi ? »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,1-5.

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Intervenir avant le 05/11/2016

Dimanche 18 septembre au matin. Les parents de Raviraj Kavichandran apprennent que leur fils est mort pendant la nuit à l’hôpital. Agé de 30 ans, Raviraj a été arrêté la veille par la police.
Les policiers allèguent qu’il s’est suicidé pendant sa garde à vue : on l’a retrouvé pendu avec sa chemise. La famille de Raviraj ne croit pas à cette version. Des proches ont assisté à son arrestation et témoignent de coups et de passage à tabac par les officiers. Son frère, qui s’est rendu au poste de police, raconte avoir vu des policiers le frapper. La famille de Raviraj pense qu’il est mort des suites de traitements cruels et de tortures et que la police cherche à déguiser sa mort en suicide.
Le même jour, une foule importante se rassemble spontanément pour connaître la vérité sur le décès de Raviraj. Les manifestants dénoncent le risque de falsification du décès par la police. Face à cette réaction populaire, le siège de la police annonce dans la soirée que deux officiers en fonction la nuit de la mort de Raviraj sont suspendus pour défaut de supervision. Par ailleurs, le responsable du poste de police et un agent sont transférés dans un autre poste de police. Le premier rapport d’autopsie mentionne le suicide comme cause probable du décès. Des analyses supplémentaires sont attendues.
Face à des actes de torture ou à des décès dans les postes de police sri lankais, les enquêtes indépendantes demeurent rares. La hiérarchie policière continue de protéger les responsables à tous les niveaux. Les interférences dans les enquêtes, les dissimulations de preuves, les falsifications de rapports, les pressions et menaces, continuent à être utilisées pour protéger les tortionnaires au sein de l’institution.
Une enquête indépendante et impartiale doit être garantie pour établir les circonstances exactes du décès de Raviraj Kavichandran et déterminer les éventuelles responsabilités. Il est par ailleurs urgent que le gouvernement mette en place des réformes structurelles au sein de la police pour prévenir et réprimer le phénomène tortionnaire.
Une amélioration sans précédent des droits de l’homme.
Depuis 18 mois, le climat en matière de droits de l’homme s’est amélioré dans le pays. Le gouvernement au pouvoir a lancé des réformes constitutionnelles et promis une meilleure protection des libertés individuelles.
Le Sri Lanka a signé la Convention internationale sur les disparitions forcées en décembre 2015. Il a reconnu la compétence du Comité de l’ONU contre la torture pour recevoir des plaintes de citoyens sri lankais. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture a pu se rendre dans le pays en 2016. Plusieurs mesures législatives ont été adoptées afin de réinstaurer l’état de droit. La liberté d’expression est mieux respectée. Les médias et les sites internet ne sont plus bloqués ni censurés. Les défenseurs des droits de l’homme dialoguent directement avec le gouvernement.
...mais la pratique tortionnaire perdure
Face à cette évolution très positive, la prudence reste cependant de mise. Il n’y a toujours pas de véritables réformes, pourtant indispensables pour détruire les causes systémiques de graves violations des droits de l’homme.
Des réformes structurelles de l’institution policière, de l’armée et du système judiciaire sont urgentes, notamment pour prévenir et réprimer la pratique de la torture.
Le Rapporteur spécial des Nations unies l’a rappelé à l’issue de sa visite dans le pays en mai 2016 : la torture demeure une pratique courante au Sri Lanka. Le nombre d’allégations de torture- qui aurait diminué par rapport à la période du conflit armé- reste important. L’impunité demeure totale, tant pour les affaires passées qu’actuelles. Un certain nombre de lois toujours en vigueur encouragent le recours à la torture. Par exemple, la loi anti- terroriste qui permet de maintenir arbitrairement une personne en détention pour une période indéfinie sans aucun contrôle judiciaire. Tant que de véritables réformes ne seront pas mises en œuvre, la pratique de la torture perdurera.

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