Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Appel urgent (Septembre 2015) – Tibet

Décès d’un moine tibétain

Intervenir avant le 30 SEPTEMBRE 2015
Tenzin Delek Rinpoche, fidèle du Dalaï-Lama, est décédé le 12 juillet dans la prison de Chuandong (province du Sichuan) dans des circonstances non élucidées. Il était l’un des prisonniers politiques détenus en Chine les plus emblématiques.

Ce moine âgé de 65 ans est mort pendant sa 13ème année de détention. Connu au sein de la communauté tibétaine pour sa participation, dans les années 80 et 90, à la construction d’écoles, d’un monastère, ainsi que d’un orphelinat, il s’était également engagé contre la déforestation. En 2002, il a été condamné à 20 ans de prison pour terrorisme et séparatisme, à l’issue d’un procès inéquitable.
Pendant sa détention, des rapports ont montré à plusieurs reprises, que Tenzin Delek Rinpoche avait été torturé et que son état de santé se détériorait.
Son corps sans vie a été incinéré par les autorités pénitentiaires chinoises au matin du 16 juillet 2015, refusant ainsi la demande de membres de la famille et de la communauté internationale de restituer le corps afin d’accomplir les rites bouddhistes funèbres dans la province du Kham (Tibet oriental), dont il est originaire. La crémation a eu lieu dans une prison secrète, à quelques kilomètres de Chuandong. Une trentaine de Tibétains appartenant à la famille proche auraient été autorisés à entrer à l’intérieur de la prison secrète pour voir le corps, dire une courte prière et laver le corps du moine.
Sa famille a décrit les conditions de détention comme « ignobles » et « dignes d’un mendiant ». Toutes les affaires de Tenzin Delek Rinpoché auraient été brûlées sans que la famille ne parvienne à conserver quoi que ce soit. Cette dernière a déclaré qu’elle ne cesserait « d’exiger la justice jusqu’à obtenir des réponses »
La situation des droits de l’homme au Tibet reste extrêmement difficile et la torture y est systématique. La Chine a récemment adopté des nouvelles règles pénitentiaires sur le traitement des décès en prison. Celles-ci exigent que les autorités traitent le corps de prisonniers issus de minorités ethniques « en conformité avec leurs traditions ethniques ». Les autorités pénitentiaires du Sichuan les ont délibérément bafouées dans le cas de Tenzin D. Rinpoche.
Dès son décès connu, des milliers deTibétains ont afflué devant les bureaux des autorités provinciales pour demander la restitution de son corps à sa famille. La police aurait frappé des manifestants et tiré en l’air afin de disperser la foule. Ces dernières années, l’ensemble des manifestations pacifiques organisées par des Tibétains dans cette région ont été dispersées dans la violence. La Chine garantit pourtant dans l’article 35 de sa Constitution le droit à l’exercice pacifique de sa liberté d’expression.
En dépit du règlement pénitentiaire de la province du Sichuan autorisant les familles de détenus à un droit de visite mensuel, la famille de Tenzin Delek Rinpoche n’a été autorisée à le voir qu’une seule fois, en 13 ans de détention, en novembre 2013.
(ACAT France )

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