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DETENU, GEDETINEERD : ET LA FAMILLE, EN DE FAMILIE ?

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4 ème édition des Journées Nationales de la Prison
JNP 2017 Belgique
Du 18 au 28 novembre 2017

Pourquoi des Journées Nationales de la prison ?

La prison : la plupart d’entre nous n’y ont pas mis, et n’y mettront certainement jamais les pieds durant leur vie. Et pourtant, tout citoyen est susceptible d’être un jour confronté à l’enfermement ou à celui d’un proche.
En Belgique, aujourd’hui, trente-cinq prisons abritent à peu près onze mille détenus. Toutefois, on sait peu de choses sur ce qui se passe derrière ces murs ...
La prison est une institution faisant partie de la société et à ce titre, elle devrait constituer l’une de nos préoccupations. Chaque citoyen devrait avoir un droit de regard sur ce qui s’y passe et sur son évolution.
La peine de prison est la sanction la plus utilisée et qui frappe le plus lourdement. Elle est réclamée, avec souvent beaucoup de passion, par l’opinion publique, relayée par certains médias. Malgré le taux de récidive élevé, elle reste la peine de référence. La loi doit être respectée, les victimes doivent obtenir réparation, chaque citoyen doit pouvoir espérer vivre dans une sécurité suffisante, mais chacun doit aussi pouvoir bénéficier d’une justice respectueuse des droits de l’homme. Tout essai de mise en application d’autres types de mesures (semi détention, placement sous surveillance électronique, peine de travail, probation, libération conditionnelle, etc.) par des magistrats soucieux à la fois de la dignité de la victime et de celle de la personne incarcérée, et de leur avenir, ne peut aboutir qu’avec le soutien d’une opinion publique bien informée, d’où l’importance des Journées Nationales de la Prison (JNP).
C’est, en tout cas, ce qui motive une série d’associations de toutes obédiences, en partenariat avec le Conseil Central de Surveillance Pénitentiaire, à organiser ces Journées Nationales de la Prison (JNP) depuis 2014.
Le but est d’informer les citoyens tout en les encourageant à la réflexion sur cette institution hors du commun, trop souvent oubliée. Celles et ceux qui interviennent en prison le savent bien, le décalage est grand entre ce que les gens imaginent, les vertus qu’ils lui attribuent pour leur sécurité future, et le taux élevé de récidive.
Le rôle de la justice pénale est de participer à la cohésion et au bon état de la société, en mettant tout en œuvre pour que chacun, avec ses difficultés et son potentiel, y trouve sa place. L’augmentation du nombre de personnes incarcérées n’a jamais fait diminuer ce qu’on a coutume de nommer - sans parvenir à les définir- la « criminalité » ou la « délinquance ». Une réflexion de fond devrait être engagée afin d’inventer des peines de remplacement qui fassent sens, avec des moyens d’accompagnement, en vue d’un meilleur « vivre ensemble » auquel nos organisations souhaitent apporter leur contribution.
Plusieurs pays d’Europe se sont donné la peine d’en faire une question de société. En se tournant vers des alternatives, on a constaté une diminution des incarcérations, une baisse de la récidive et un gain énorme en termes de dépenses publiques.
4Concrètement, dans le cadre des Journées Nationales de la Prison, de nombreuses manifestations et évènements (conférences, colloques, projections de films, expositions, ateliers de théâtre...) sont organisés pendant une dizaine de jours en prison et hors prison dans l’ensemble de la Belgique. Au travers des JNP, nous espérons toucher un public le plus large possible afin de contribuer à combattre cette fausse évidence selon laquelle la prison serait le meilleur moyen d’assurer la sécurité de la société.

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