Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Intention de prière
Seigneur, en monde où la violence se déchaîne, fais de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour.
Viens mettre le baume de ton Amour sur le cœur de tous ceux qui souffrent ;
qui sont en manque de repères,
ceux qui sont maltraités, torturés et de leurs bourreaux.
Nous t’en prions.
Appels à intervention
Méditation pour le quatrième dimanche de Carême 2015 (15 mars)

L’Evangile de dimanche dernier nous montrait Jésus chassant du Temple marchands, vendeurs, brebis et colombes, renversant les comptoirs des changeurs. « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce » (Jn 2, 16)

Aujourd’hui il dit à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle »

Ce ne sont ni l’argent ni les sacrifices qui donnent le salut. C’est Jésus élevé sur la croix, c’est-à-dire sur le lieu de l’abaissement total.

Le serpent de bronze avait été élevé par Moïse dans le désert au moment où des serpents mordaient les Hébreux et les faisaient mourir. Ceux qui regardaient le serpent de bronze c’est-à-dire une représentation de ce qui les faisait mourir - les serpents - étaient sauvés (Nb 21, 4-9).

Jésus, avec le Père et l’Esprit saint, nous aime chacun d’un amour immense, sans que nous ayons rien fait pour le mériter. Grâce à cet amour, Jésus accepte d’être abaissé jusqu’à la mort infamante sur une croix, d’être identifié au péché, d’être le dernier des derniers. « Personne ne peut tomber plus bas que les bras du Seigneur ». Ainsi ceux qui le regardent avec confiance sont relevés, comme lui-même se lève au matin de Pâques, l’événement central de notre foi que nous regardons déjà dans la joie en ce jour de la mi-carême. Avec Jésus et en lui le Père nous ressuscite, nous montrant ainsi la richesse surabondante de sa grâce. C’est bien par grâce que nous sommes sauvés, et par le moyen de la foi, comme l’écrit saint Paul (Ep2, 4.7-8). La grâce en effet ne nous est pas imposée de l’extérieur. Pour agir, elle demande notre foi.

L’amour dynamique dont nous sommes chacun aimés de Dieu est de toujours à toujours. Pourtant, bien souvent, nous avons l’impression que le Seigneur nous abandonne, comme le peuple de Dieu au moment de l’exil alors que Nabucodonosor et les Babyloniens le déciment, puis emmènent les survivants à Babylone. Aujourd’hui encore, en Irak, en Syrie, en Lybie, au Soudan, au Guatemala, au Mexique, en Ukraine, aux Etats Unis… un peu partout dans le monde des hommes et des femmes sont arrachés à leur maison, victimes de tortures, crèvent d’angoisse dans les couloirs de la mort, sont exécutés. Leurs droits les plus fondamentaux sont foulés aux pieds. Et ils se demandent - et nous nous demandons avec eux : « Où donc est Dieu ? ».

Dans un camp de concentration, un enfant avait été pendu devant ses codétenus. Un homme avait alors demandé à un Juif croyant : « Mais où donc est Dieu ? » En montrant l’enfant, ce Juif avait répondu : « Il est là. »

Aujourd’hui, Seigneur, nous voulons croire que tu es au cœur des personnes dont la dignité est piétinée, dont le corps est martyrisé. Nous voulons croire aussi que tu n’abandonnes personne, pas même les bourreaux.

Tu nous as créés dans le Christ Jésus en vue de la réalisation d’œuvres bonnes. Inspire-nous et donne-nous ta force pour que nous les pratiquions.

Donne à chacun de cheminer, comme il peut et dans ta présence, vers la Lumière du matin de Pâques.

[Méditation proposée par Thérèse-Marie Bernard]

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