Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Prier    >    Méditations pour le temps de Carême    >    Méditations Carême 2015    >    Méditation pour le vendredi Saint (3 avril 2015)
Actualités de l'ACAT
Chers adhérents,Noël et les festivités du 1er...

Chers adhérents,

Noël et les festivités du 1er janvier 2020 sont derrière nous à présent. Cependant nous gardons, nous, tapie au fond de nous, cette chaleur merveilleuse ineffable et douce de la venue au monde de Christ. Et avec vous, nous comptons bien continuer de déployer notre Action en faveur de la dignité et des droits des hommes et femmes, chaque fois qu’ils sont bafoués ou menacés.
Conservons donc cette Lumière jamais égalée et laissons- nous guider par le Verbe et sa Parole tout le long de l’Année qui commence.
Ensemble pour des avancées solidaires et fraternelles sur les chemins du Monde,

Excellente année à chacun et chacune d’entre vous et Merci d’être là !

p.o ACAT Belgique
Cécile Auriol, administratrice toujours à votre service

La lettre de l’ACAT 10 décembre 2019 : la DUDH fête 71 ans !

Chers adhérents,
Aujourd’hui nous mettons un défenseur à l’honneur, anniversaire de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme) oblige, puisque le combat pour les droits humains est précisément notre raison d’exister .
A côté des défenseurs Germain Rukuki, Tamara Chikunova ou Carole Rackete, sur le destin desquels il nous tiendra à coeur de revenir (mais pour des raisons pratiques, seulement ultérieurement), autant d’hommes et de femmes que nous vous prions de ne pas oublier, nous vous invitons aujourd’hui à joindre votre voix à celle de l’ACAT France et à intervenir pour un défenseur copte engagé, Ramy Kamel, détenu et probablement torturé.
Merci pour Rami
Germain .
Carole et Tamara

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT décembre 2019 : Avent

Chers adhérents,

Nous serons concis et ainsi, peut-être, entendus, et nous approcherons de la sorte des " buts recherchés".

L’Avent, c’est "l’attente dans l’espérance et dans la vigilance". Plus que jamais, nous vous appelons à vous tenir concrètement à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir, entre autres, notre ACAT -Info.

Vous êtes l’ACAT Belgique, qui doit retrouver son souffle premier !

Les appels ce mois-ci visent la répression exercée par un gouvernement central tout-puissant sur la périphérie troublée de œkoumène chinois.

Mais, nous, allons ensemble, et portons notre message -qui est le Sien- aux extrémités de la terre.

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Les Journées Nationales de la Prison 2019...

Les Journées Nationales de la Prison 2019 auront lieu du 23 au 30 novembre. Le thème de cette année est « Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux ».

Sur notre page Facebook
Méditation pour le vendredi Saint (3 avril 2015)

Le Christ du côté de tous les souffrants.
Jésus donne sens à la croix, de sorte que tous les hommes qui connaissent cette situation de souffrance, de honte, où d’anéantissement, puissent trouver Jésus à leur côté. (Enzo Bianchi)

C’est un jour sévère que le Vendredi saint, pour les chrétiens. Un jour capable d’isoler de façon tragique la passion et la mort de Jésus d’avec sa résurrection.

Car, lorsque les chrétiens vont à leur Seigneur, ils sont toujours reconduits à l’unique événement de la passion-mort-résurrection. Mais aujourd’hui, c’est la passion, qui culmine dans la mort, que l’on médite, que l’on pense, que l’on célèbre : c’est la croix qui domine la liturgie de son ombre et qui, en s’imposant, ne renvoie à la résurrection que comme espérance, comme attente.

Voilà bien la singularité, la spécificité de la foi chrétienne : avoir au centre de son message le Seigneur crucifié et reconnaître, dans la crucifixion de Jésus de Nazareth, le récit qui manifeste avec le plus d’éloquence qui est Dieu.

Jésus meurt dans l’infamie

Ainsi Jésus meurt en croix, subissant ce qui était pour les Romains "un supplice très cruel et horrible" (Cicéron) et qui était pour les juifs, tout comme la pendaison, le signe de l’excommunication de l’impie, la malédiction du blasphémateur, comme en témoigne la Torah : "Maudit celui qui est pendu au bois" (Deutéronome 21, 23 ; cf. Galate 3, 13).

Jésus, à la différence du Baptiste, ne meurt pas comme un martyr, mais bien comme un excommunié et un maudit, comme aime à le dire Paul, qui se vante de prêcher Jésus-Christ crucifié, scandale pour les hommes religieux et folie pour les sages du monde grec (cf. 1 Corinthiens 1, 23).

La croix, oui, la croix est le signe de cette mort infamante de Jésus. Elle est aussi le récit de sa solidarité avec les pécheurs, de son abaissement jusqu’à la condition de l’esclave humilié, "jusqu’à la mort, à la mort sur une croix" (Philippiens 2, 8).

La Croix, bonne nouvelle pour les pécheurs

Mais la croix ne doit toutefois pas prévaloir sur le Crucifié ! Ce n’est pas la croix, en effet, qui rend grand qui y est pendu. C’est précisément Jésus qui rachète et donne sens à la croix, de sorte que tous les hommes qui connaissent cette situation de souffrance et de honte, de malédiction et d’anéantissement, puissent trouver Jésus à leur côté.

Oui, la réalité de toute croix est une énigme que Jésus fait devenir mystère : dans un monde injuste, le juste ne peut qu’être rejeté, persécuté, condamné.

Lorsque l’on sait lire la passion et la mort de Jésus, on est obligé de la comprendre comme un événement de "gloire" pour Jésus : la gloire de qui a donné sa vie pour les hommes, la gloire de qui a aimé jusqu’à la fin, la gloire de qui meurt condamné pour avoir cherché à raconter, à travers son existence, que Dieu est miséricorde, qu’il est amour.

S’il est un lieu où Jésus a rendu Dieu "bonne nouvelle", s’il est vrai qu’il l’a "évangélisé", c’est précisément sur la croix : bonne nouvelle pour tous les pécheurs !

Aujourd’hui, Vendredi saint, les chrétiens recueillent dans l’image du Crucifié, de l’Agneau innocent, toutes les victimes de l’histoire, les agneaux tués par les loups. Les chrétiens sont appelés en ce jour à apprendre à soutenir le scandale de la croix, sans rejeter les fautes sur l’autre, sûrs que la croix de chaque juste met en évidence une raison pour laquelle il vaut la peine de donner sa vie.

Et nous, membres de l’ACAT, ce jour-là, nous pensons tout spécialement à tous nos frères prisonniers, torturés de quelque manière que ce soit, ou exclus du domaine des humains. Nous prions pour eux tous, sans oublier aussi leurs tortionnaires, demandant à Dieu d’ouvrir leur cœur, leur intelligence afin que la lumière du Ressuscité puisse y entrer, y faire un jour sa demeure et transformer tout le mal réalisé en pouvoir de faire le bien et de devenir une autre personne, marquée par le Christ qui, à l’image de Paul, devient toute sa vie défenseur de ses frères et témoin de la Bonne Nouvelle apportée par le Christ à tous les hommes.

[Méditation proposée par Janette Chambonnière]

  Imprimer