POUR SAUVER DE LA MORT LES ETINCELLES DE VIE
Tu les vois, Seigneur, ces condamnés à mort
criblés de balles ou assis sur la chaise électrique
On tue parfois des innocents
On assassine des fils d’homme
On déchiquette l’espérance
en leur refusant justice et pardon
Tu les vois Seigneur ces bourreaux
qui tuent par haine, par vengeance ou par métier
Père pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font
A chaque condamnation à mort
l’amour s’évanouit quelque part
A chaque exécution
la terre rétrécit d’un être humain
Père pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font
Toi qui ne briseras pas le roseau ployé
qui n’éteindras pas la mèche qui s’étiole
sauve ces visages abandonnés par la vie
sauve ceux qui réclament la mort
ceux qui l’ordonnent et l’exécutent
A force d’étincelles d’amour
nous abattrons les murs de la haine
A force d’étincelles d’humilité
nous canaliserons nos instincts meurtriers
A force de compassion
nous sauverons la vie de la mort
Ouvrons nos yeux à la Lumière !
Marie-Thérèse Bouchardy
Etre chrétien
Si la rencontre de Jésus, de son message comme du témoignage de sa vie, est réellement pour moi une Bonne Nouvelle, cela transparaîtra inévitablement à travers ce que je vis et essaie d’être. Je ne suis pas en mission, je vis en essayant d’être le plus cohérent possible avec ce qui me paraît vital. Ce n’est pas pour les autres, c’est moi qui ai foncièrement besoin d’être vrai avec moi-même. Il ne s’agit pas de donner l’exemple. Il s’agit d’être soi, profondément.
Je ne pense pas que la communauté chrétienne, l’Eglise, doive proclamer partout, urbi et orbi, ses convictions. Mais elle a besoin d’en vivre authentiquement, intensément. Alors la Bonne Nouvelle de Jésus de Nazareth parlera d’elle-même. Plus on intériorise sa philosophie de l’existence, moins on sent la nécessité, comme pour en justifier le bien fondé, d’y amener tout le monde. Mais on est heureux de partager, de célébrer avec d’autres ce qui nous fait vivre.
P. de Locht
En pleine Vie
Dieu, tu travailles dans le monde,
inaperçu, irrésistible
comme la semence cachée qui chaque fois repousse.
Donne-nous de te voir à l'oeuvre partout
dans les paroles qui délivrent,
dans les gestes qui portent du fruit.
Aiguise notre regard devant les merveilles sans nom
et nous aurons l'endurance plus forte que l'échec,
et nous aurons l'audace d'espérer,
à la mesure de tes promesses :
l'homme nouveau et toutes choses nouvelles
dans le Christ, notre Seigneur.
F. Cromphout |