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ACAT Belgique francophone
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Appel urgent (Octobre 2017) - CHINE

Âgé de 85 ans, Mgr Su Zhimin, évêque « clandestin » du diocèse de Baoding, l’un des bastions de l’Église catholique en Chine, a été arrêté le 7 octobre 1997.

« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car il car ils verront Dieu » (Mat 5 :8)

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Intervenir avant le 11/11/2017

L’évêque catholique n’a jamais pu, depuis, donner signe de vie, ni communiqué aucune nouvelle à ses proches : un isolement qui s’apparente à la torture.
En 1956, alors jeune séminariste, il est arrêté pour s’être opposé publiquement au gouvernement de Pékin qui tentait de créer une Église chinoise coupée du Vatican. Il sera libéré en 1979. C’est le début d’une vie passée en détention, en camps de travail ou en résidence surveillée.
En 1996, il s’oppose avec de nombreux chrétiens à la destruction d’un lieu de pèlerinage par l’armée. Des arrestations massives ont lieu. Il sera caché par des prêtres avant d’être découvert et arrêté en octobre 1997 par la sécurité publique. Il a été aperçu à une seule reprise, en 2003, lors d’une hospitalisation dans un hôpital de Baoding, les yeux bandés et gardé par vingt policiers en civil dans une section réservée aux autorités. Reconnu par le personnel, il a été immédiatement transféré dans un lieu tenu secret. Il est détenu depuis vingt ans, dans un lieu inconnu, sans aucun contact avec le monde extérieur, sans avoir jamais été ni jugé, ni condamné. Il cumule plus de quarante années de vie en détention. L’ACAT- France le parraine depuis plus d’une décennie et a agi à de nombreuses reprises en sa faveur. Soutenons-le, continuons à demander sa libération !

La situation des chrétiens en Chine

La Constitution reconnaît officiellement le christianisme. Cependant, Pékin a toujours cherché à contrôler les communautés religieuses. A des intensités différentes selon les régions, les Églises non enregistrées sont victimes d’une surveillance continuelle, subissent des interrogatoires, se voient imposer des amendes, etc. Il existe ainsi deux communautés d’Église. L’une, « officielle » ou « ouverte », contrôlée par le pouvoir, est la seule reconnue et se veut la seule à pouvoir nommer des évêques ou des pasteurs ; et l’autre, « clandestine » ou « souterraine », refuse d’être dirigée par le régime chinois et mène des activités religieuses (célébrations, formations, rassemblements dans des lieux de culte) non déclarées, et donc illégales aux yeux du Parti. Maints responsables chrétiens qui sont réprimés en raison de leur foi : enlèvement, arrestation, emprisonnement, condamnation arbitraire, torture, détention au secret ou disparition forcée.

Renforcement du contrôle des religions

Depuis trois ans, le gouvernement a fortement resserré le contrôle des religions, et plus généralement de la société civile dans son ensemble : campagne d’abattage de croix et d’édifices religieux, interdiction faite aux communautés catholiques, protestantes et musulmanes d’organiser des activités destinée aux enfants ou simplement de les emmener dans les lieux de culte, enlèvement et disparition d’évêques chinois comme Mgr Su Zhimin, ou en 2017, Mgr Shao Zhumin. Depuis 2012, Ma Daqin, l’évêque de Shanghai, ne peut plus exercer ses activités religieuses.

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