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ACAT Belgique francophone
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Appel urgent (Mai 2018) - BURUNDI

Ensemble dénonçons le verdict prononcé le 26 avril 2018 dans l’affaire de Germain Rukuki, soit 32 années d’enfermement pour sa collaboration avec l’ACAT Burundi !
En raison de nos liens particuliers avec la république burundaise, notre ACAT vous invite instamment à vous mobiliser pour libérer l’ancien juriste.
Forts de votre participation, nous osons espérer que nos interventions connaitrons une issue heureuse.

Que cherchez vous au soir tombant avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant vos têtes ?...

(P. de La tour du Pin)

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Envoyez notre lettre immédiatement !

Nous vous invitons à adresser une copie du modèle de lettre ci-joint aux autorités dont l’adresse se trouve sur la lettre. Affranchir à 0,79€ pour la Belgique et à 1,45€ pour l’international.

Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, rue Brogniez 44, 1070 Bruxelles
CCP : BE 29 0001 495 125 64 acatbelgique@gmail.com/www.acat-belgique-francophone.be

Le 26 avril 2018, Germain Rukuki, ancien comptable de l’ACAT Burundi, a été condamné à 32 ans de prison pour attaque contre le chef de l’Etat, rébellion, participation à un mouvement insurrectionnel et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. C’est la condamnation la plus lourde jamais prononcée à l’encontre d’un défenseur des droits de l’homme burundais.
Le procès de Germain et la procédure afférente ont été marqués par leur iniquité et la violation flagrante de son droit à un procès équitable. En effet plusieurs vices de procédure ont marqué son procès qui s’est tenu le 3 avril 2018. Par exemple nombre de charges retenues à l’encontre de Germain n’ont pas fait l’objet d’instruction. D’autre part, l’accusé n’a pas été assisté d’un avocat lors des interrogatoires par le Service National de Renseignement. Autant d’actes illégaux que les avocats de la défense n’ont pas manqué de soulever. Par ailleurs, le procès, initialement prévu le 13 février 2018, a été reporté en raison de nouvelles accusations et de l’accès restreint des avocats de Germain à son dossier.
Germain a été injustement arrêté le 13 juillet 2017 et arbitrairement détenu sans avoir été auditionné par un magistrat dans les délais légaux, et ce, en raison de son travail avec l’ACAT Burundi qui a été radiée le 19 octobre 2016.

Cette condamnation illustre une fois encore la répression systématique et violente à l’encontre des organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme burundais. Notre appel urgent du mois d’avril portait sur la condamnation à 10 ans de prison d’Aimé Constant Gatore, Marius Nizigama et Emmanuel Nshimirimana, de l’ONG Paroles et actions pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités (PARCEM). L’audience bâclée, avancée de quatre jours, tenue in absentia des prévenus et de leurs avocats, a abouti à un verdict hâtif.

Plusieurs experts indépendants des Nations unies ont dénoncé la dérive burundaise au mois d’août 2017. Depuis 2015, début de la crise, plusieurs associations ont été proscrites et un grand nombre de défenseurs des droits de l’homme ont disparu, ont été arrêtés, poursuivis ou contraints de partir en exil. Très récemment, le passeport de la vice-Présidente de l’ACAT Burundi, actuellement en exil, a été annulé afin d’entraver sa liberté d’aller et venir.

Le 17 mai prochain sera lancé un référendum national pour amender la Constitution afin de permettre à Pierre Nkurunziza de briguer un quatrième mandat en 2020. Or, à l’heure actuelle, les droits humains sont quotidiennement mis à mal par les autorités qui ne tolèrent aucune critique, tuent, torturent, font disparaître, arrêtent et emprisonnent- en dehors de toute procédure légale- tous les opposants au régime. Dans le même temps, c’est la société civile burundaise toute entière qui est prise pour cible sans relâche : radiations des principales organisations de défense des droits humains, adoption de lois visant à contrôler les associations, disparitions forcées, arrestations et détentions illégales de défenseurs des droits de l’homme, harcèlement judiciaire continu, et lourdes condamnations pénales. Comme c’est le cas pour Germain Rukuki. La trésorière de la Ligue ITEKA, Marie-Claudette Kwizera, enlevée par des agents du service national de renseignement (SNR= le 13 décembre 2015, est toujours portée disparue et a très probablement été assassinée.

Voir aussi sur le site de l’ACAT France


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 : le communiqué de la FIACAT


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 : Le rapport sur les violations et atteintes aux droits de l’homme que ACAT - BURUNDI a recensé pour ce mois de décembre 2017